Loire à Velo : Jour 2

Ce matin, je découvre avec joie que la météo est plus agréable que la veille : un plein soleil. Rien de mieux pour parcourir les routes de campagne, lunettes de soleil sur le nez, et en tshirt. Vers midi je suis a Briare, une petite commune qui doit beaucoup a ses canaux. La balade le long de l’eau calme, sous les arbres, est agréable. Le petit port de plaisance et les terrasses au soleil raviront certains. Le village attire surtout pour son pont, très bel édifice de la fin du 19ème, qui passe au dessus de la Loire.

Je parcours quelques km sur la départementale, parfois sonnée par la vitesse des voitures. Il faut a un moment tourner la tête a gauche pour apercevoir légèrement en hauteur, le château de Brisson sur Loire. J’arrive ensuite a Gien, avec son château qui domine le village et le fleuve, de l’autre côté du pont. Je rejoins le parcours de la Loire a velo et entame des routes de campagnes oú je me retrouve seule au monde. Le calme et la nature sont la seule chose qui m’entoure. Le soleil qui tape me fait parfois voir des mirages.

Je n’ai pas pris le temps de déjeuner, et ma bouteille d’eau est presque vide. Je m’arrête quelques fois sur le côté du sentier, manger un carré de chocolat, avant de repartir. Parfois en pleine forêt, parfois au milieu des champs, la route joue a cache cache avec la Loire, que je longe de temps a autre. Enfin de journée, j’arrive finalement a Sully sur Loire, oú je rejoins mon hôtel. Pas de temps de repis, je repars (a pieds cette fois) en direction du fameux château. Je me balade près d’1h30 autour de son parc, du canal, et des ruelles du village. Le soir, une fois de plus, je dine « spécialités locales » : andouillette de Jargeau a la moutarde d’Orleans, accompagné d’un verre de Reuilly. Le tout face au château et ses douves.

Loire à velo : Jour 1

Je suis partie ce matin d’Angers, avec un train direction Nevers à 7h04. Celui ci était censé arriver pour 10h24. Mais que serait un Road trip sans aléas du direct ? C’est un peu après Bourges, vers 10h, que le train s’est arrêté en pleine nature (really) a cause d’une panne électrique. Les regards fusent entre les passagers, les minutes passent, une jeune fille dont c’est l’anniversaire craque et fond en larme, certains s’échangent des anecdotes de voyage, d’autres partagent leur nourriture, moi je me risque a l’extérieur me tâtant pour finir la route a velo (je suis stoppée par un gendarme, CQFD). BREF, nous passons ainsi 3 longues heures d’attentes avant de finalement redémarrer, tracté par une locomotive hydraulique (no coment). Arrivée à Nevers : 13h40…

J’enfourche mon velo, le temps est compté. Sur un banc face au Palais Ducal, j’ingurgite sandwich et RedBull, puis je fais un petit tour dans les ruelles pavées et a la Cathédrale. Puis go, il me faut rejoindre Cuffy, a 15km, départ « officiel » de la Loire à Velo. La route n’est pas indiqué, aussi fiez vous a votre orientation (perso, je voyage sans carte) en sachant qu’il faut traverser une écluse (embranchement de Nevers), accessible par la route de sermoise, puis longer le Canal. Des balises indiquent sur la route votre degré de rapprochement avec le Bec de l’Allier (Nevers = zone 10, et ça va en décroissant jusqu’à l’arrivée, la zone 1). La route qui longe le canal est très agréable, en pleine nature, et dédiée aux vélos. Rien ne viens perturber le calme sinon le bruit des oiseaux.

Lorsque l’on passe sur le pont du Canal, nous sommes au dessus de l’Allier. Il faut s’attarder regarder le paysage qui entoure fleuve… Continuer sur la route du Bec de l’Allier, jusqu’à arriver a la zone de départ de la Loire a Velo : le kilomètre 0, au parfait croisement entre l’Allier et la Loire. Un endroit unique de calme et de verdure. A partir de là, il suffit de suivre les chemins balisés par le signe « Loire a Velo », tout en trouvant a chaque km, un disque doré au sol. La route est idéale, d’une paisibilité sans nom. Je passe plusieurs km avant sans croiser une seule habitation ou un seul être humain. Rien. A part ce héron qui s’est envolé a quelques mètres de moi quand je suis passé près de lui. C’est relativement intimident, personne ne sait que je suis la, il n’y a rien autour de moi. Je ne peux m’empêcher de crier victoire lorsque je retrouve une route avec des voitures…

Bref, une journée qui lance mon parcours. Je dors ce soir dans le pays Sancerrois, après avoir dégusté des produits locaux : escargots (Bourgogne oblige), et Crotin de Chavignol (produit a quelques km), avec un verre de Sancerre bien sur. De quoi dormir paisiblement.