10 jours à New York City

Des années que je voulais aller aux Etats Unis, et spécialement à New York. Le hasard a fait qu’il y a quelques semaines, j’ai pu avoir un 1er avant gout du « nouveau monde » en me rendant 4 jours à Austin, au Texas, pour le festival South by South West. Puis en Avril, j’ai donc passé 10 jours de vacances à big apple, au moins ce qu’il faut pour une vraie immersion dans la ville. J’y ai découvert une métropole cosmopolite, qui ne dort jamais, remplie de citadins pressés (mais sympa ! ça change de Paris…), avec cette impression de toujours foncer vers un but. Tout est à faire et tout est à voir, pas un cm2 n’est épargné. Les promeneurs nonchalants, ce n’est pas le genre.

New York, c’est la ville des superlatifs : plus grand, plus gros, plus rapide… Rien n’est jamais « too much ». Ce n’est pas grave de passer sa journée à manger du gras à n’importe quelle heure car tout le monde se retrouve à la salle de sport ou à boire des jus vegan. Ce n’est pas grave de conduire des 4×4 de la taille d’un camion en ville, car tout le monde se rue sur le moindre carré d’herbe pour échapper aux rejets de CO2… New York c’est aussi des dizaines de coins du monde en un seul lieu, c’est une diversité ethnique et sociale, c’est à chaque quartier une ambiance différente, presque une ville dans la ville, autonome, qui dégage ses traditions. Chaque citoyen y trouve son compte dans cet espace bouillonnant, mais jamais oppressant. Malgré toutes ces « catégories » de populations différentes, l’esprit commun « new yorkais », est bien présent : l’identité américaine, qui que l’on soit, se porte haut et fort, et ils ne s’en cachent pas. New York est une ville à part, créative et vivante, une « île » qui ressemble parfois plus à Londres ou Berlin qu’à ses sœurs américaines. L’immigration, l’environnement, les armes… tout est traité différemment.

La boboïsation est partout. Il suffit d’un bloc de quelques immeubles collés pour se sentir dans une nouvelle atmosphère, un lieu en mutation. Tout bouge, très vite. Il est loin le temps où Harlem était considéré comme un ghetto, et bienvenu à la bourgeoisie qui s’installe dans les « browstones » et les immeubles fraîchement refaits. Loin le temps où Brooklyn était… loin justement. Les hypsters ont pris place à Williamsburg, au milieu des bars tendances et des brocantes, les familles et les yoguistes se retrouvent dans le parc du Brooklyn bridge, les clubs et bars à la mode s’accumulent… Chinatown est le repaire des curieux et des bobos qui viennent trouver de la cuisine saine, greenwich est le repère des étudiants, soho des jeunes couples à fort pouvoir d’achat… Bref, on trouve de tout, partout, pour tous les goûts, et tout ça vie ensemble dans une certaine harmonie. Au delà des lieux touristiques incontournables, musées et autre, il convient de revenir à New York et devenir l’espace de quelques jours, un vrai New Yorkais…

Conseils :

> ATTENTION aux taxes et aux pourboires, qui ne sont pas indiqués mais à rajouter à l’addition (+20% environ).

> A faire = monter en haut de l’Empire State Building, passer une soirée sur un Rooftop, aller à l’eglise un dimanche à Harlem (meilleure messe de ma vie), faire le marché à Union Square et dégustation de produits locaux (et bio), se poser sur un transat en bois de la High Line face à l’Hudson River, faire du shopping chez Macy’s (le plus grand magasin du monde), flaner dans les galeries d’art dans Chelsea (et faire genre on s’y connait), traverser le pont de Brooklyn, à pieds, manger les frites / burgers de chez Nathan’s sur la plage de Coney Island…

> A manger = mexicain à Hell’s Kitchen, des meatballs à Greenwich, des pizzas immenses, un brunch Chez Juliette, un steak BBQ avec une patate fumée, des donuts chez… Dunkin’ Donuts, un burger bio chez Shake Shake, des cocktails aux épices chez Mace (tenu par un français), des brochettes de Kebabs au fromage dans la rue, de la soupe de crevette dans Chinatown…

Budget (hors souvenirs/shopping):

> Transports (avion, metro, taxi, train) = 701e

> Logement (10 nuits) = 290e

> Alimentation / boisson (10 jours) = 184e

> Tourisme / visites = 105e

TOTAL >> 1280e 

Road Trip en Transylvanie

L’année dernière, lors de mon Tour de l’Europe, je suis passée en Roumanie, par Bucarest. Après avoir découvert la capitale, je savais que j’allais revenir, pour voir le reste du pays. La Transylvanie est une grande région située au centre-ouest, entourée par la chaîne de montagne des Carpates, que tout le monde connait de nom, mais ou personne ne va. A tort bien sur. Je suis donc partie à la découverte de cette partie de la Roumanie, pendant 5 jours.

La Transylvanie est une des régions les plus développées de Roumanie, et qui dispose d’une grande richesse culturelle et historique. Le patrimoine est certes varié, mais souvent mal entretenu, non restauré ou peu mis en valeur. J’ai en tête l’exemple du Chateau de Hunedoara, le plus grand du pays, entouré de friches, de déchets ou d’habitations abandonnées. A contrario, certains sites ont été totalement réhabilités, comme la citadelle d’Alba Lulia, qui est dans un parfait état et refaite de A à Z. Beaucoup de villes ont préservés leurs allures médiévales, c’est aussi ce qui donne un cachet à cette region. L’on peut passer du moyen âge, aux palais baroques, aux églises orthodoxes, aux citadelles militaires…

J’ai commencé mon periple par Targoviste, porte d’entrée de la Transylvanie. La ville n’a en soit que très peu d’interet, mais elle permet aussi de se faire une idée du « décor » d’une ville moyenne en Roumanie. En gros, une situation économique difficile. A voir, le site de la Tour de Chindia, construit par Vlad III l’Empaleur, qui offre un beau panorama et quelques ruines d’un ancien chateau. C’est aussi à Targoviste qu’ont été jugés et exécutés le dictateur communiste Nicolae Ceausescu et sa femme. Puis j’ai entamé de la route de montagne, de nuit (oui à 17h30 il fait nuit noir, les routes ne sont pas éclairées, il n’y a pas de barrières de sécurité et parfois pas de ligne au sol) jusqu’à Bran. Le Chateau de Bran, un des lieux les plus touristiques de Roumanie, est celui qui a inspiré la légende de Dracula et est (à tort puisqu’il n’y a jamais habité) associé à Vlad III l’Empaleur.

Si on s’intéresse à la naissance de la légende, il faut savoir que Vlad III était, malgré ses « manières » d’exécuter, était considéré comme un héro local, un robin des bois de la Valachie, pour avoir toujours protégé son peuple. Son père, Vlad Dracul (« Diable » en Roumain), venant du latin Draco, faisait partie de l’Ordre du Dragon, un ordre de chevalerie noble. On est loin de Dracula. En réalité, des écrits sur la monstruosité de l’Empaleur ont été répandu par ses ennemis et rien ne prouvent qu’il ait été plus atroce dans ses pratiques que n’importe quel autre seigneur. Aussi, ce qui intéresse au Château de Bran, c’est plutôt qu’il ait abrité un certain temps la Reine Marie, personnage fort de la Roumanie.

Sur la route vers ma destination suivante, je me suis arrêtée à Rasnov, pour visiter la forteresse qui sort de la fôret pour dominer la ville. Je suis ensuite passée par Brasov, centre touristique et économique important, avec notamment la plus grande station de ski de l’Europe de l’Est. Une visite du centre historique est à faire, mais surtout, monter sur la colline Tampa, qui domine la ville. S’aventurer dans les sentiers en foret jusqu’à découvrir un panorama extraordinaire sur toute la vallée. Mémorable. Puis direction Sighisoara. Cette petite ville vaut le détour pour sa partie fortifiée, avec ses rues pavées, la tour de l’horloge, les maisons colorées, et l’ambiance médiévale. Puis, arrêt à Targu Mures, où l’essentiel à voir se situe entre le Palais de la culture et la forteresse.

Après une longue route, passant par Turda, les montagnes, les forets, les villages, je suis arrivée à Alba Lulia, capitale historique de la Transylvanie. Sa citadelle est un chef d’oeuvre de l’architecture militaire : une forme en étoile, avec remparts, bastions et 4 grandes portes. L’entrée avec les 2 églises, l’une Orthodoxe, l’autre Catholique, est aussi impressionnante. Puis je suis allée à Deva, d’où j’ai pu profiter d’une magnifique vue sur la région depuis son Fort, situé sur une colline volcanique. Non loin, un passage obligé au Chateau de Hunedoara, le plus grand de Roumanie. De loin, il m’a fait penser à Poudlard… Enfin, j’ai terminé mon periple par Sibiu, ville d’origine allemande, capitale européenne de la culture en 2007. Elle est riche d’une grande diversité de styles, aussi bien Renaissance, que Baroque ou Gothique. Tout en étant entourée par des remparts et des Tours, encore bien conservés à certains endroits.

Pour conclure, sachez que les Roumains sont des personnes très chaleureuses, et francophiles qui plus est. Même si ils savent que les français n’aiment pas les Roumains, notamment à cause de clichés et d’amalgames avec les Roms. C’est un pays qui a souffert du communisme et a encore du mal à s’en relever. Un article à venir spécifiquement sur le sujet à venir. Le road trip est le meilleur moyen de parcourir la Roumanie et de s’imprégner du pays. Les villages sont traversés par une route « rapide » unique, où il faut sans cesse être vigilent : animaux en tout genre, enfants, transports plus ou moins motorisés… Tout sort de nul part et n’importe quand ! Et de très nombreux animaux morts jalonnent les routes (j’ai du en voir une bonne cinquantaine en 5 jours, c’est réellement flagrant), allant du simple lapin, en passant par la biche ou le renard.

A savoir :

– La nourriture est peu chère (le vin aussi mais vraiment pas bon). A tester : le goulash et la soupe de boulettes de viande. Leur façon de faire du chocolat chaud est une tuerie. Sachez que l’on trouve aussi partout la polenta et la pomme de terre.

– Il fait nuit très tôt (17h-17h30), donc les journées s’arrêtent tôt (les monuments ferment à 16h). Prévoyez de visiter plutôt le matin, et de conduire l’après midi (afin d’éviter les routes tortueuses de montagne la nuit).

– Prévoyez large en terme de timing malgré la faible distance car pas d’Autoroute (sauf Pitesti-Bucarest, seule parcelle où j’ai dépassé les 90km), tout se fait sur des routes à une voie, où vous rencontrez tracteurs, vaches, charrettes, camions, bus, et j’en passe.

Budget :

– Transports (Avion A/R + Navette aeroport A/R + Loc. voiture + essence) > 350€

– Logement > 193 LEI soit 43€

– Alimentation > 238 LEI soit 53€

– Tourisme > 141 LEI soit 31€

TOTAL = 477€

Road trip estival : Naples

Après avoir parcouru le sud de l’Italie, puis longée la côte Amalfitaine, je suis naturellement arrivée dans la capitale de la Campanie : Naples (l’ancienne Neapoli). La légende dit que la Sirène Parthenope ce serait laissé mourir a cet endroit, après qu’Ulysse, attaché a son mât, n’ait pas succombé a ses chants. La vieille cité de Naples est un incontournable de l’Italie, pour le meilleur et pour le pire…

La ville est a la fois fascinante, et insupportable. Belle, mais fatiguante. Rythme effréné, circulation agitée, bruits dans tous les sens… La cacophonie (le bazar en fait) est totale. Sans oublier le récurrent problème des ordures, non résolu depuis des années, qui laisse la ville devenir une déchèterie géante. Mais a côté, malgré leur caractère, les napolitains sont chaleureux et généreux. Toute la quintessence de la Méditerranée se retrouve dans cette ville. Lorsque l’on est une femme, il faut prendre avec légèreté toutes les remarques que l’on peut « subir » dans la rue, et se contenter d’un sourire.

Naples est dotée d’une richesse incroyable : des églises a tous les coins de rues, des vestiges greco-romains, des palais, des petites ruelles typiques aux immenses places… Tout ça est ponctué par une ambiance animée, du linge aux balcons, et des klaxons à tout va. Cette effervescence est particulièrement visible dans les rues étroites (et sans trottoirs, gare aux scooters !) de la vieille ville. Via Armeno, des dizaines d’échoppes se succèdent pour vous vendre une spécificité de Naples : la crèche. Des santons par milliers.

Si la ville est pleine de surprises, si c’est bien son « caractère » dont il faut s’imprégner, vous aurez fait le tour de ses monuments en 2jours. Après, il s’agira de flâner dans les grandes rues piétonnes pour faire du shopping, manger une pizza au bord de la mer ou aller en excursion a l’extérieur de la ville. Car si Naples est un passage obligé, la région regorge de choses à faire : Pompei, la Côte Amalfitaine, Capri (ou Hyschia, au choix)… Et la, il vaut mieux bien s’organiser pour faire un maximum de choses, car la bas, ils ne sont pas pressés…
Bref, Naples a pleins de choses a offrir et a faire découvrir, mais elle ne brille pas comme elle se doit. La Mafia locale, très présente, gère la ville pour ses intérêts et les quartiers font fonctionner leur business pour eux et se fichent pas mal des touristes. Non seulement c’est dommage, mais en plus ils oublient un peu vite que sans tourisme, la ville ne serait plus grand chose…

A voir :
– Vieille ville (piazza Gesú Nuovo, Duomo, via Tribunali…)
– Piazza del Plebiscito (Palazzo Reale, Maschio Angioino…)
– Castello dell’Uovo
– Via Toledo + Galeria Vittorio Emmanuele
– Quartier Vomero
– Sous terrains de Naples
– Excursion : Capri (1journee) + Pompei (3h de visite du site)

Budget :
– Transports > 63,5€
– Logement (3 nuits) > 48€
– Alimentation (7 repas) > 36€
– Tourisme > 74,5€ (dont 62€ d’excursion à Capri)
TOTAL = 222€

Road trip estival : le tour de l’Italie du Sud

Après Palerme, puis le reste de la Sicile, je ne pouvais m’arrêter en si bon chemin. Si je connais bien l’Italie du Nord (Florence, Bologne, Venise, San Marino, Veronne…), je ne suis jamais allée plus au Sud que Rome. Depuis Messine, j’ai donc continué mon périple en prenant un ferry pour « en face », Reggio Calabria.

Ville principale de la Calabre, c’est avant tout un port et une ville « de passage ». La majeure partie de l’activité a lieu le long du Cours Garibaldi, grand axe piétonnier. En parralelle, il est agréable de longer l’esplanade Falcomata, avec vue sur la Sicile. Puis j’ai pris un train pour Crotone, qui a longé toute la côté Ouest, et traversé la région. Je ne comprends pas tout ce qu’on dit sur la Calabre… A part du côté de Tropea / Capo Vaticano, oú les plages sont belles, le reste est en apparence sans intérêt. Crotone est une petite ville balnéaire, avec des km de plages. On y a un beau point de vue depuis son château.

Pis direction Taranto, un des plus grands ports militaires du pays. L’on croise dans les rues des marins et les portes avions sont dans le coin. Son île centrale est la vieille ville, avec des ruelles étroites, entre églises et le château, qui donne sur la baie. Du côté du musée, partie plus « moderne » et commerciale, avec les rues piétonnes. Je récupère de nouveau une voiture (chez Sixt : « Je suis une super nana ! »), une Fiat 500 ! Fière avec cette voiture que j’adore, je file vers Lecce, dans les Pouilles. C’est une ville totalement baroque, qui compte palais sur palais et églises sur églises. Sa basilique vaut le détour, ainsi que sa pizza del duomo.

Puis je m’aventure dans les magnifiques paysages des Pouilles, oú j’ai vraiment apprécié d’être libre en voiture pour profiter du décor. Je marque un arrêt à Ostuni, une ville perchée sur une colonne, au milieu du plat. La Cathderaĺe ressort au milieu des blanches habitations. Un air de Sidi Bou Said dans ces ruelles pavées. Puis je vais a Alberobello, la capitale des « Tulli ». Ce sont des habitations pittoresques anciennes avec un toit pointu en ardoise. Des symboles sont parfois inscrits sur le toit, et même l’église est construite selon cette architecture. Ça vaut le détour !

Je suis allée a Monopoli, très agréable ville de bord de mer, avec ses ruelles animées et son port antique. Puis c’est a Bari que je me suis arrêtée. La ville compte des grands boulevards pour faire du shopping, mais c’est la vieille ville, a la pointe, qui est intéressante. Que ce soit le château, la basilique, la Cathédrale, sillonnez les rues étroites qui forment un vrai labyrinthe. Ma route m’amène ensuite a Castel del Monte : un château unique au monde par sa forme octogonale parfaite, qui domine la vallée et offre depuis sa colline, un panorama a 360, des champs jusqu’à la mer. Puis je roule jusqu’à Matera, une ville a couper le souffle : ses habitations font parties de la montagne, tout est sculptée a même le rocher, tout est irrégulier et donne sur une rivière. Avec les rayons du soleil, la vue est extraordinaire. Je me suis sentie entre les Mines de la Moria (Cf LOTR) ou Marcel Pagnol dans la Guarrigue.

Plus de 2h30 de route plus tard, je suis de l’autre côté de l’Italie, en Campania, à Paestum. C’est un site archéologique qui comprends des temples excrément bien conservés. Puis je longe les km et km de bord de mer jusqu’a Salerno, avec des milliers et des milliers de touristes… ici c’est Vamos a la playa pour tout le monde. Je décide de longer, après Salerno, toute la côte Amalfitaine. Près de 2h pour faire 40km… La côte est magnifique, le paysage sublime, je veux m’arrêter a chaque tournant pour profiter du Panorama. Mais la circulation est impossible et je ne peux pas m’arrêter a Amalfi et Minori. C’est a Positano, oú je croise le fer pour une place, avant de continuer ma descente vers le village a pieds. Tout est cher, tout est blindé, je ne vois même pas le sable de la plage. L’idéal pour profiter de la cote ? Être en bateau, comme les centaines de yachts amarrés a chaque crique.

J’ai quitté la baie de Salerno pour passer du coté de la baie de Naples. Après avoir été logée face au Vesuve, je vais à Pompei. Le site archéologique est immense, il y fait très chaud et les touristes sont nombreux. Il est incroyable de se promener dans cette ville « fantôme », et découvrir des peintures, des mosaïques ou des sculptures intactes. Comptez 3h a sillonner ces rues pavées et découvrir les trésors de Pompei. J’ai terminé mon périple par Salerno, oú il est agréable de se balader sur l’esplanade, ainsi que dans les petites rues du vieux centre.

J’ai découvert avec cette partie de mon voyage, plusieurs facettes de l’Italie que je ne connaissais pas, aussi bien les villes que les paysages, avec un patrimoine riche. Certaines redondance bien sur, comme la piazza del duomo, la via Vittorio Emanuele ou Garibaldi, qui se retrouvent dans toutes les villes ! Il y a un immense contraste entre les plages bondées et les lieux patrimoine mondial de l’UNESCO oú les touristes ne se pressent pas. La voiture est l’idéal pour aller dans ces endroits dont on parle moins, mais qui valent le détour. A ce propos, l’essence est chère en Italie, mais toutes les voies rapides sont gratuites, et un pompiste vient vous servir ! J’ai rencontré des italiens très généreux et prévenants également, toujours près a aider. Même si vous cafouillez n’importe quoi, si vous voulez qu’on vous écoute, parlez italien. De même qu’en Sicile, j’étais aussi ravie que l’on sache enfin écrire mon nom correctement…

Budget :
– Transports > 413€ (dont 370€ de loc. Voiture + essence)
– Hébergements (6 nuits) > 150€
– Alimentation > 56,5€
– Tourisme > 16,5€
TOTAL = 636€

Road trip estival : Palerme

Pour ceux qui ne le savent pas, je suis d’origine Sicilienne du côté de mon paternel. Je vous vois d’ici avec vos : « Ah c’est pour caaaa, le caractère… » Bref, je n’avais pas encore eu l’occasion de venir dans mon pays d’origine (oui, la Sicile ce n’est pas l’Italie, c’est une région a part entière, non mais oh). J’ai donc atterri a Palerme pour un peu moins de 3 jours. Largement suffisant pour tout voir / faire ! Ville si la ville est relativement grande (presque 700 000 habitants), la majeur partie de ce qu’il faut voir est faisable à pieds (enfin si vous faites 5-6h de marche sous 35degres sans problème).

Ce qui m’a frappé dans cette ville, c’est son état… Pour parler poliment, c’est un de ces BORDEL. Des trottoirs défoncés (quand il y en a…), des immeubles qui tombent en ruines (on voit les rafistolages de fortune sous les balcons !), la rue qui se transforme en déchèterie publique… Sans parler des voitures. Piéton, sache une chose : Le code de la route ? HA-HA. Marquage au sol ? RE HA-HA. Passages piétons ? Feux rouges ? ÇA N’EXISTE PAS. Pour traverser, tu fais ta dernière prière, et t’y vas. Si vous voulez prendre le bus (pour aller a Monreale voir son fameux duomo par exemple), soyez patient. Déjà pour trouver OÚ acheter un ticket. Ensuite pour trouver OÚ se trouve l’arrêt. Enfin, pour savoir QUAND le bus va passer.

Quand on s’habitue à ce capharnaüm ambiant, qui fait parti de l’identité de la ville, il est fort aise de découvrir toutes ses richesses. Si vous aimez les églises et les palais ! Palerme en regorge, du style baroque au style arabe, passant par le normand. Si vous êtes amateur de musique, le Teatro Massimo et Politeama ont une saison très dense et l’été, il y a des concerts presque tous les jours. Faites absolument un tour sur l’un des marchés, l’essence effervescente de la ville. S’y côtoie les poulpes, a côté des fruits géants, des viandes improbables, des épices… Dans des rues pas plus larges qu’une Fiat 500 oú il vous faudra de plus, laisser place aux scooters qui slaloment entre les étalages. De toute façon le scooter, il est partout : le Vespa n’est pas un cliché, c’est un inconditionnel !

A voir :
– La Cathédrale
– Les Églises del Gesú, Teatini, della Martorana, Gancia, San Domenico…
– Teatro Massimo et Teatro Politeama
– Les marchés (Al Capo et Ballaro
– Les Catacombes dei Cappuccini

Conseils :
– Pour venir de l’aéroport, prenez le bus Prestia e Commande sur le parking a droite en sortant. Moyen le moins cher et rapide pour rejoindre le centre !
– Concert de l’Orchestre Symphonique de Sicile : 2€. Imbattable.
– Pour le dôme de Monreale : couvrez vous ! Sous peine de devoir acheter une combinaison…
– Si vous restez plusieurs jours, faites vos courses au marché. Moins cher que les supérettes, qui en plus ne proposent pas grand chose.

Le budget :
– Transport > 180€ (vol aller) + 6,5 + 3,5
– Logement (3 nuits) > 62€ (AirBnb)
– Alimentation (5 repas) > 27,5€
– Tourisme > 17€

TOTAL = 296,5€