loire à vélo

La Loire à vélo : bilan et conseils

Je suis rentrée il y a quelques jours d’un périple de 9 jours à vélo sur les bords de Loire. J’ai suivi un parcours appelé « La Loire à Vélo » qui est un itinéraire balisé depuis Nevers (Cuffy plus précisément) jusqu’à St Nazaire (soit 800km). Je me suis arrêtée pour ma part à Angers, et l’ai effectué en « itinérance », donc d’une traite, en dormant sur mon parcours. Cette route fait plus largement partie d’un projet européen, qui relie l’Atlantique à la Mer Noire : l’Eurovélo 6. Elle fait 3600km et longe les 3 plus grands fleuves d’Europe, que sont la Loire, le Rhin et le Danube. Avis aux amateurs…

loire à vélo

La Loire à Vélo, sur le papier, c’est une promenade agréable, au milieu de la nature, où tout est fait pour vous simplifier la vie. Dans les faits, c’est un peu plus « galère ». La toute 1ère chose, ce sont les trains soit disant adaptés pour vélo : que nenni. Partie d’Angers pour rejoindre Nevers (et debuter ma cyclo-randonnée), je porte difficilement mon vélo (et le chargement qui va avec) pour le monter dans le train (3 grandes marches pour une porte moins large que le guidon…) et constate qu’il n’y a rien de prévu pour les cycles. Mon vélo passera tout le voyage entre 2 portes de toilettes, tout en m’obligeant à chaque arrêt, à le déplacer, pour laisser les gens accéder aux wagons… Suite à un retard de train (3h20) et donc dans mon programme, je fus obligée de reprendre le train sur une courte distance (30km). Même histoire ! Cet article « Train Vélo Loire » perd de sa crédibilité > http://www.loireavelo.fr/loire-velo-definition/concept-chiffres Et je ne parle pas des marches dans la gare pour aller jusqu’à la voie…

Quand vous faites un parcours comme celui là, vous faites corps avec votre vélo. Si si. Connaitre son poids, la répartition avec les bagages, par où le saisir pour le porter (c’est arrivé plus souvent que ce que je pensais)… Ce qu’il faut savoir ensuite, c’est que le parcours de la Loire à Vélo est loin d’être le plus rapide, et parfois, le moins logique. Aussi, pendant que la route des voitures prendra tout droit, attendez vous a faire des zig zag à foison. Quand la route (plate) passe dans un village pour le traverser, celle des vélos descend en bas du village, puis remonte avec une pente comme il faut, pour finalement rejoindre la route. Quand la route longe la Loire, celle des vélos va en foret, ou dans les champs. Bref, si le parcours balisé est bien ficelé d’un bout à l’autre, il y a nombre conséquent de cas particuliers où je vous conseille de faire appel à votre intuition plus qu’au balisage, et choisir en fonction, la route la plus adéquat.

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Dans le même esprit, accrochez vous pour ne pas perdre le fil : le panneau « Loire à Vélo » avec les directions n’est pas toujours visible. Mini pancarte, planqué dans un buisson, caché au détour d’un chemin… Soyez vigilants pour ne pas le louper ! Sinon vous vous retrouvez comme moi, a emprunter un chemin de rando pedestre, avec des orties qui vous grattent les pieds et des herbes hautes jusqu’au genou. Là, vous saurez que vous vous êtes trompé de route. Il arrive tout de même de se retrouver au milieu d’une foret, ou des champs à perte de vue, sans vie humaine à l’horizon, et d’être sur le bon parcours. C’est aussi la Loire à Vélo, le retour au calme et à la nature ! Un véritable bol d’air. A propos d’air, attendez vous à ce que ça souffle sur l’étape Saumur-Angers. Un vent parfois très violent, qui de face, rend la conduite très difficile (et dangereuse).

Toutes les infos sur la Loire à Vélo (et tout ce qu’il y a à découvrir sur le parcours) : http://www.loireavelo.fr/voir-faire-loire-velo et sur l’Eurovélo 6 (pour les plus motivés) : http://www.eurovelo6.org/ Retrouvez l’album photo > https://www.facebook.com/media/set/?set=a.505425942912918.1073741830.341035359351978&type=1

Le Budget :

Alimentation (9 jrs) = 114,5€ – Logements (8 nuits) = 207€ – Visites = 71,5€

TOTAL : 393€

KM PARCOURUS : 505km

La Loire à Vélo

Loire à Velo : jour 9 et fin

Levée tôt ce matin pour ce dernier jour, mais pas des moindres puisqu’il me faut rejoindre Angers. Après un rapide petit dejeuner, je vais avec Fabrice, à Saumur. Nous commençons par voir l’expo des 40 ans de Playmobil, qui nous fait remonter tous nos souvenirs de gosses. Puis, balade à pieds dans le centre historique, parmi les rues pavées, jusqu’à Notre Dame des Ardilliers. Cette Chapelle au dôme impressionnant était l’un des plus importants lieux de Pèlerinage en France.

Je prends ensuite la route, sur mon vélo, après le Pont du cadre noir. Je longe la Loire, et passe par les Rosiers, St Rémi, St Mathurin… Il y a un beau soleil, mais le problème, c’est le vent. Je l’ai de face et il souffle violemment. Je peine pour avancer, je fais du sur place. Partageant ma route avec les voitures qui roulent à pleine vitesse, je suis obligée de m’arrêter à plusieurs reprises sur le bord, manquant de tomber à cause du poids et du vent trop fort. Après des chemins de campagne, j’arrive au sud de Trelazé, après avoir difficilement trouvé un moyen de passer l’Authion.

Je longe les Ardoisières, puis rejoins, enfin la rue St Léonard (et passé le panneau Angers). Je remonte jusqu’au centre ville, peinant à chaque coup de pédale, entre vent et soleil, mêlé à la fatigue. J’arrive finalement Place du Ralliement, où je découvre un petit comité d’accueil de famille et amis, avec une banderole en prime. Émue, et exténuée, je verse quelques larmes d’épuisement. Ici se termine mon parcours de la « Loire à vélo », qui a commencé 9 jours plus tôt, à Nevers.

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Loire à Vélo : jour 8

Ce matin, après 2-3 barres de céréales, je quitte mon hôtel pour aller vers Chinon. J’arrive a la fameuse forteresse royale, dont j’entreprends la visite, guidée tout d’abord. Je découvre l’histoire de ces lieux, qui a mis en scène entre autre Alienor d’Aquitaine, Richard Cœur de Lion, Jean sans Terres, Philippe Auguste ou bien Charles VII. En plus des faits liés a Jeanne d’Arc, j’apprends que c’est ici, dans la Tour du Coudray, qu’est emprisonné Jacques de Molay (grand maître de l’ordre des templiers), avant d’être jugé puis brûlé. C’était il y a pile 700 ans.

Après la visite, je me balade dans le centre historique de Chinon, une des plus vieilles cités d’Europe. Je découvre l’église St Étienne, dans le style gothique, et la collégiale St Mexme. Puis je déjeune dans un petit restaurant qui sert des spécialités locales, avec un verre de Chinon. Vers 14h, je reprends la route. Je longe la Vienne, jusqu’à la Loire. Je roule sous des trombes d’eau… Je pédale sous une pluie battante, trempée de la tête au pieds, jusqu’a Fontevraud.

Arrivée, je fais la visite de la fameuse abbaye royale. La cité monastique a été créé au 12eme siècle, et marque par son immensité. L’abbatiale loge des gisants qui valent le détour : Alienor d’Aquitaine, Henri II Plantagenet, Richard Cœur de Lion, et Isabelle d’Angouleme. La balade dire une heure environ, au détour du cloitre, des salles diverses, des souvenirs de Fontevraud en tant que prison… Puis je reprends une nouvelle fois la route, jusqu’à’ Varrains (5km avant Saumur), ou je suis accueilli par Fabrice et ses parents. Nous dînons, accompagné de vins de leur production : du Saumur Mousseux pour aller avec la liqueur saumuroise, et du Saumur Champigny avec le repas.