Lisboa, la grande.

Apres mon arrêt d’une journée à Coimbra (ville oú se trouve entre autre la plus vieille université du Portugal), je suis arrivée à Lisbonne, gare d’Apolonia. Lisbonne, c’est la ville aux 7 collines : comme à Porto, ça grimpe pour aller d’un endroit à un autre ! Et en ce mois d’Aout qui plus est, le soleil tape fort, rendant parfois la marche rude. 

Lisbonne, c’est une ville que l’on admire d’en haut. Découvrir de nouveaux points de vue, cachés au bout d’un parc ou d’une place, est à chaque fois une surprise. Ces « miradouro » vous en mettent plein la vue, récompensé apres une belle grimpette… (ceux à retenir : Alcantara, Graça et Alfama). Le meilleur reste d’aller de l’autre côté du Tage, au Christo Rei (il vous en coûtera 5€ A/R, bateau + bus, depuis la gare maritime de Cais do Sobre). La vue est imprenable sur toute la ville et le pont du 25 avril.

Lisbonne, c’est une ville colorée, animée, vivante. Pour s’en rendre compte, rendez vous à la Feira sa Ladra (« le marché de la voleuse »), le marché aux puces le plus ancien et connu de la ville. Ça grouille dans tous les sens Campo de Santa Clara, sur plusieurs rues, et on y trouve de tout (je suis repartie avec un vinyle…). Dans le quartier Bairro Alto, le soir, c’est ambiance dans les bars et surtout, Fado, le chant traditionnel !

Lisbonne, il faut s’en imprégnier à pieds. Partir du quartier Belem, après avoir vu sa Tour, le Padrao dos Descobrimento et le Monastère dos Jeronimos (gratuit le dimanche, attention à la longue file d’attente des 9h30 !), et longer le Tage. Puis prendre un vieux tram (et glisser sa tête cheveux au vent !) qui va jusqu’à la Place du Commerce, cœur agité de la ville. 

A Lisbonne, enfin, il faut s’y perdre. Arpenter, loin des grands axes surbondés, des rues pavées désertes, oser tenter de sillonner des quartiers sans trop savoir oú l’on va… C’est comme ça que j’ai découvert bon nombre de lieux typiques, dont le Mercado Time Out da Ribeira : une grande halle réunissant toutes les spécialités locales, de l’entrée au dessert, à déguster sur place sur de grandes tables en bois centrales.

Budget :

– Transports (train, bus, tram, bateau, covoit) > 70€ 

– Logement (3 nuits) > 26€

– Alimentation > 20€

– Tourisme > 2€

BUDGET TOTAL = 118€

 

3 jours à Porto

LA destination qui manquait à mon palmarès européen : le Portugal. Depuis Nantes, j’atteris donc à Porto, pour ma 1ère étape. La ville est facile à rejoindre depuis l’aéroport grâce au Metro, direct pour le centre. La ville est située sur les rives du Douro, à son embouchure avec l’Ocean Atlantique, et largement connue pour la boisson du même nom. Elle est d’ailleurs jumelée avec une ville française aussi connue pour son vin, Bordeaux.

A Porto, tout se fait à pieds, si vous n’êtes pas effrayé par la grimpette. La ville surplombe des collines, certaines rues sont tellement pentues que les voitures ne peuvent y rouler. Il est d’ailleurs étonnant de voir la police faire la circulation un peu partout à cause des bus, bloqués dans une pente ou une manœuvre en côte. A traverser absolument à pieds : le Pont Lui I, pour rejoindre Gaia (au retour, ne vous faites pas avoir par l’attrape touriste qu’est le téléphérique, vous pourrez le retraverser par le bas au niveau des voitures). Le métro est « light », mais il y a aussi les bus, les tuktuk, et le vieux tram électrique ! A prendre au moins une fois pour aller jusqu’à Foz do Bouro, en longeant jusqu’à la mer (et marchez jusqu’au phare, le bout de l’Europe, prendre un grand bol d’air marin !). 

La ville est de plus en plus touristique, et les français sont partout… Certains coins ont même perdus de leur authenticité, oú les « restau à touristes » et autres Bus rouge ou jaune à toit ouvert sont légion. Vous savez ces endroits oú on vous agrippe presque le bras pour vous faire assoir… Il y a des incontournables, c’est sûre. Comme la dégustation de Porto, un passage obligé. L’endroit réputé, ce sont les caves de Gaia, oú les marquent se concurrencent à quelques maisons les unes des autres. Le rooftop lounge de Porto Cruz est agréable pour boire un cocktail (7-8€) face à la Ribeira et les hauteurs du centre. Chez Sandeman, visite des caves avec explications sur la fabrication du vin de Porto, suivi d’une degustation de 2 vins, le tout pour 6€. Sinon, posez vous au Mercado do Bolhao, assis sur un tonneau, au milieu des gens de ce marché typique, aux couleurs et odeurs locales. 

Les « miradouro » sont une spécificité non négligeable de Porto. Amusez vous à en découvrir de nouveaux, ceux qui ne sont pas sur la carte, cachés au bout d’un parc ou au détour d’une ruelle… Chaque belvédère offre une vue différente et un autre angle sur la ville et ses monuments. Quand vous êtes la Cathedrale et que vous regardez vers le Mosteiro S. bento, rendez vous ensuite sur place, pour avoir le point de vue inverse ! Si descendre puis remonter par de petites rues étroites et souvent désertes ne vous fait pas peur.

Pour manger, évitez les quartier agités, les zones trop touristiques. Arpentez des rues éloignés, vides mais tranquilles, et n’ayez pas peur d’entrer dans un « boui-boui » : on vous servira du jambon de pays ou des légumes marinés dans du pain toasté avec une Super Bock (LA biere locale) pour 4-5€. Mieux, pique niquez dans un des parcs de la ville, au calme, avec souvent un panorama à la clé. Posez vous en mangeant des sardines grillés ou une tortilla (omelette) face à la mer du côté du Fort San Francisco (qui plus est, un spot de surf). Les plus patients iront au café Majestic, le plus emblématique de la ville, et toujours bondé (notre café de Flore à nous). 

Budget :

– Transports (avion, tram, train, bus) > 128,5€

– Logement (4 nuits) > 48€ (petit dej compris)

– Alimentation > 23€

– Tourisme > 6€

TOTAL = 205,5€