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Voyager autrement : immersion, authenticité et éco-tourisme

Ceux qui suivent un peu ce blog savent que je voyage seule, avec l’idée que même avec un petit budget, on peut s’en sortir. Pour cela, il suffit de bien s’organiser certes, mais aussi ne pas être trop gourmand, et voyager autrement. S’éloigner des stations balnéaires, du tourisme de masse, bannir les tours opérateurs et les excursions organisées. Oui au voyage en immersion, pour s’imprégner le plus possible de l’ambiance locale, des traditions, des habitudes de vie et provoquer les rencontres avec les habitants. Sortir des sentiers battus (dans tous les sens du terme), à l’écart des grosses attractions, des attrapes touristes, des chemins balisés (là aussi dans tous les sens du terme), pour découvrir votre propre parcours, unique, caché. Choisissez d’acheter le plus possible les objets et mets locaux (plutôt que vous taper un Mc Do et acheter des sucreries au Duty Free…), afin de participer à l’économie du pays et soutenir les commerçants.

Pour une meilleure immersion, et des souvenirs inoubliables, privilégiez les transports locaux (même si le covoiturage ou le stop peut aussi être une solution économique, écologique et l’occasion de faire des rencontres), et/ou dormir chez l’habitant pour partager leur mode de vie et se plonger dans leur culture. Exit les guides privés et les transports privatifs qui vont avec : privilégiez la mobilité douce (bus) ou non polluante (à pieds, vélo, kayak…). Si vous choisissez de faire un road trip, privilégiez un véhicule qui consomme peu, et partagez le à plusieurs.

Adaptez vous aux usages vestimentaires, notamment dans les lieux saints comme les mosquées, ou les églises. Persister avec sa mini jupe (même si il fait chaud) vous attirera plus d’ennuis qu’autre chose. Les tenues trop moulantes ou ostentatoires/décontractées sont, dans certains pays, susceptibles de choquer. De même pour des gestes physiques, comme caresser la tête d’un enfant, s’assoir à côté d’une femme ou lui serrer la main, s’embrasser en public… Il convient de s’adapter à chaque culture locale, et ne pas rester dans ses habitudes d’occidental.

Lorsque l’on voyage, quelque soit l’endroit sur terre, ne doit rester après notre passage que l’emprunte de nos pas. Il s’agit donc d’éviter de laisser derrière soi des déchets (gardez les dans votre sac jusqu’à ce que vous trouviez un endroit pour les jeter), ou de ramener en France ce qui ne peut pas être jeté/recyclé sur place (piles…). Pour les fumeurs, privilégiez les cendriers de poche, que vous viderez en fin de journée à votre hôtel. N’emportez pas d’emballages inutiles (laissez les chez vous, en France) et choisissez des flacons réutilisables que vous n’aurez qu’à remplir avant votre voyage (savon, shampoing, crème…).

Ne gaspillez pas (que ce soit en France ou en voyage d’ailleurs) : ni l’eau (évitez de vous laver les mains avec de l’eau en bouteille dans la rue, dans un pays où l’on ne boit pas au robinet…!), ni l’électricité, ni la nourriture (prenez uniquement ce que vous mangerez, notamment lors des petits déjeuners buffet). Ne prenez pas les échantillons de savon/shampoing (emballages inutiles), ne prenez pas les flyers, ne demandez pas un nettoyage systématique (tous les jours) de vos serviettes de toilettes et/ou de votre chambre, c’est purement inutile.

Ayez une pensée à l’esprit : lorsque vous touchez une statue, des milliers de personnes l’ont fait avant vous ! On pense ces œuvres qui ont traversé les siècles, inébranlables, mais rien n’est moins vrai. Pensez à leur conservation avant de vouloir toucher toutes ces vieilles pierres, ou vous assoir n’importe où sur un site archéologique. Préservez les zones fragiles en évitant de rapporter des « souvenirs » qui font partie du patrimoine naturel, y compris sous marin.

Enfin, voyagez LEGER. Et je m’adresse particulièrement à vous mesdames… Adaptez votre bagage à votre destination, selon la météo et les coutumes vestimentaires. Pas besoin de talons, de fer à lisser, de sèche cheveux ou de crèmes de jour/nuit/matin/ et j’en passe… Une trousse de toilette avec le minimum syndical (pour le deo, on choisit une pierre d’Alun plutôt que ces horreurs de pshit !) et des produits réutilisables (je préconise l’utilisation d’une Cup pour les femmes, afin d’éviter la galère des tampons/serviettes). L’objectif est d’avoir des tenues décontractes et confortables, pour le style on repassera.

A lire : 80 Conseils pour voyager éco-responsable >> http://blog.voyages-eco-responsables.org/l-association/les-chartes/

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La Loire à vélo : bilan et conseils

Je suis rentrée il y a quelques jours d’un périple de 9 jours à vélo sur les bords de Loire. J’ai suivi un parcours appelé « La Loire à Vélo » qui est un itinéraire balisé depuis Nevers (Cuffy plus précisément) jusqu’à St Nazaire (soit 800km). Je me suis arrêtée pour ma part à Angers, et l’ai effectué en « itinérance », donc d’une traite, en dormant sur mon parcours. Cette route fait plus largement partie d’un projet européen, qui relie l’Atlantique à la Mer Noire : l’Eurovélo 6. Elle fait 3600km et longe les 3 plus grands fleuves d’Europe, que sont la Loire, le Rhin et le Danube. Avis aux amateurs…

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La Loire à Vélo, sur le papier, c’est une promenade agréable, au milieu de la nature, où tout est fait pour vous simplifier la vie. Dans les faits, c’est un peu plus « galère ». La toute 1ère chose, ce sont les trains soit disant adaptés pour vélo : que nenni. Partie d’Angers pour rejoindre Nevers (et debuter ma cyclo-randonnée), je porte difficilement mon vélo (et le chargement qui va avec) pour le monter dans le train (3 grandes marches pour une porte moins large que le guidon…) et constate qu’il n’y a rien de prévu pour les cycles. Mon vélo passera tout le voyage entre 2 portes de toilettes, tout en m’obligeant à chaque arrêt, à le déplacer, pour laisser les gens accéder aux wagons… Suite à un retard de train (3h20) et donc dans mon programme, je fus obligée de reprendre le train sur une courte distance (30km). Même histoire ! Cet article « Train Vélo Loire » perd de sa crédibilité > http://www.loireavelo.fr/loire-velo-definition/concept-chiffres Et je ne parle pas des marches dans la gare pour aller jusqu’à la voie…

Quand vous faites un parcours comme celui là, vous faites corps avec votre vélo. Si si. Connaitre son poids, la répartition avec les bagages, par où le saisir pour le porter (c’est arrivé plus souvent que ce que je pensais)… Ce qu’il faut savoir ensuite, c’est que le parcours de la Loire à Vélo est loin d’être le plus rapide, et parfois, le moins logique. Aussi, pendant que la route des voitures prendra tout droit, attendez vous a faire des zig zag à foison. Quand la route (plate) passe dans un village pour le traverser, celle des vélos descend en bas du village, puis remonte avec une pente comme il faut, pour finalement rejoindre la route. Quand la route longe la Loire, celle des vélos va en foret, ou dans les champs. Bref, si le parcours balisé est bien ficelé d’un bout à l’autre, il y a nombre conséquent de cas particuliers où je vous conseille de faire appel à votre intuition plus qu’au balisage, et choisir en fonction, la route la plus adéquat.

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Dans le même esprit, accrochez vous pour ne pas perdre le fil : le panneau « Loire à Vélo » avec les directions n’est pas toujours visible. Mini pancarte, planqué dans un buisson, caché au détour d’un chemin… Soyez vigilants pour ne pas le louper ! Sinon vous vous retrouvez comme moi, a emprunter un chemin de rando pedestre, avec des orties qui vous grattent les pieds et des herbes hautes jusqu’au genou. Là, vous saurez que vous vous êtes trompé de route. Il arrive tout de même de se retrouver au milieu d’une foret, ou des champs à perte de vue, sans vie humaine à l’horizon, et d’être sur le bon parcours. C’est aussi la Loire à Vélo, le retour au calme et à la nature ! Un véritable bol d’air. A propos d’air, attendez vous à ce que ça souffle sur l’étape Saumur-Angers. Un vent parfois très violent, qui de face, rend la conduite très difficile (et dangereuse).

Toutes les infos sur la Loire à Vélo (et tout ce qu’il y a à découvrir sur le parcours) : http://www.loireavelo.fr/voir-faire-loire-velo et sur l’Eurovélo 6 (pour les plus motivés) : http://www.eurovelo6.org/ Retrouvez l’album photo > https://www.facebook.com/media/set/?set=a.505425942912918.1073741830.341035359351978&type=1

Le Budget :

Alimentation (9 jrs) = 114,5€ – Logements (8 nuits) = 207€ – Visites = 71,5€

TOTAL : 393€

KM PARCOURUS : 505km

La Loire à Vélo

Loire à Velo : jour 9 et fin

Levée tôt ce matin pour ce dernier jour, mais pas des moindres puisqu’il me faut rejoindre Angers. Après un rapide petit dejeuner, je vais avec Fabrice, à Saumur. Nous commençons par voir l’expo des 40 ans de Playmobil, qui nous fait remonter tous nos souvenirs de gosses. Puis, balade à pieds dans le centre historique, parmi les rues pavées, jusqu’à Notre Dame des Ardilliers. Cette Chapelle au dôme impressionnant était l’un des plus importants lieux de Pèlerinage en France.

Je prends ensuite la route, sur mon vélo, après le Pont du cadre noir. Je longe la Loire, et passe par les Rosiers, St Rémi, St Mathurin… Il y a un beau soleil, mais le problème, c’est le vent. Je l’ai de face et il souffle violemment. Je peine pour avancer, je fais du sur place. Partageant ma route avec les voitures qui roulent à pleine vitesse, je suis obligée de m’arrêter à plusieurs reprises sur le bord, manquant de tomber à cause du poids et du vent trop fort. Après des chemins de campagne, j’arrive au sud de Trelazé, après avoir difficilement trouvé un moyen de passer l’Authion.

Je longe les Ardoisières, puis rejoins, enfin la rue St Léonard (et passé le panneau Angers). Je remonte jusqu’au centre ville, peinant à chaque coup de pédale, entre vent et soleil, mêlé à la fatigue. J’arrive finalement Place du Ralliement, où je découvre un petit comité d’accueil de famille et amis, avec une banderole en prime. Émue, et exténuée, je verse quelques larmes d’épuisement. Ici se termine mon parcours de la « Loire à vélo », qui a commencé 9 jours plus tôt, à Nevers.

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Loire à Vélo : jour 8

Ce matin, après 2-3 barres de céréales, je quitte mon hôtel pour aller vers Chinon. J’arrive a la fameuse forteresse royale, dont j’entreprends la visite, guidée tout d’abord. Je découvre l’histoire de ces lieux, qui a mis en scène entre autre Alienor d’Aquitaine, Richard Cœur de Lion, Jean sans Terres, Philippe Auguste ou bien Charles VII. En plus des faits liés a Jeanne d’Arc, j’apprends que c’est ici, dans la Tour du Coudray, qu’est emprisonné Jacques de Molay (grand maître de l’ordre des templiers), avant d’être jugé puis brûlé. C’était il y a pile 700 ans.

Après la visite, je me balade dans le centre historique de Chinon, une des plus vieilles cités d’Europe. Je découvre l’église St Étienne, dans le style gothique, et la collégiale St Mexme. Puis je déjeune dans un petit restaurant qui sert des spécialités locales, avec un verre de Chinon. Vers 14h, je reprends la route. Je longe la Vienne, jusqu’à la Loire. Je roule sous des trombes d’eau… Je pédale sous une pluie battante, trempée de la tête au pieds, jusqu’a Fontevraud.

Arrivée, je fais la visite de la fameuse abbaye royale. La cité monastique a été créé au 12eme siècle, et marque par son immensité. L’abbatiale loge des gisants qui valent le détour : Alienor d’Aquitaine, Henri II Plantagenet, Richard Cœur de Lion, et Isabelle d’Angouleme. La balade dire une heure environ, au détour du cloitre, des salles diverses, des souvenirs de Fontevraud en tant que prison… Puis je reprends une nouvelle fois la route, jusqu’à’ Varrains (5km avant Saumur), ou je suis accueilli par Fabrice et ses parents. Nous dînons, accompagné de vins de leur production : du Saumur Mousseux pour aller avec la liqueur saumuroise, et du Saumur Champigny avec le repas.

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Loire à Velo : jour 6 et 7

A défaut d’avoir écrit hier, petit recap des deux derniers jours. Jeudi matin, je vais dans le centre d’Amboise afin d’y visiter son célèbre château. Après une visite guidée des lieux et un tour d’horizon (le panorama depuis les tours donne une vue sur toute la ville, avec la Loire), je vais au Château du Clos Lucé, à quelques centaines de mètres. La demeure est connue pour avoir été celle de Lenoard de Vinci, qui est mis a l’honneur a l’intérieur mais aussi dans le Parc.

Après déjeuner, je pars (avec Pauline) a Chenonceau, magnifique château construit au dessus du Cher. Il y a des milliers de touristes, mais cela ne nous empêche pas de flâner dans les jardins, puis entamer la visite de cette demeure offerte a Diane de Poitiers, favorite d’Henri II. Puis retour à Amboise, oú je récupère mon velo afin de continuer ma route. Je roule au milieu des vignes et des forêts, jusqu’a ce que j’arrive a Tours, oú je suis rejoins par Pauline (venue en voiture). Après un peu de repos, nous sortons dans le centre ville, très animé, dîner puis boire un verre, du côté de la Place Plumereau.

Ce matin, je décolle assez vite après un rapide petit déjeuner. Je quitte Tours et retrouve le parcours balisé de la Loire à Velo. Je roule tout d’abord jusqu’à Villandry, oú je m’arrête pour aller a son Château, connu pour ses extraordinaires jardins. Je m’y balade une heure, sous le soleil, profitant des points de vues et des allées. Puis je déjeune rapidement en terasse, avant de reprendre ma route. Je roule en direction de Langeais, sur l’autre rive. Je m’y arrête pour voir son château du moyen âge. Je repars une nouvelle fois, en direction d’Azay le Rideau. C’est sous un beau soleil que je vais au Château, sur les bords de l’Indre. Balade dans le parc, puis visite guidée de cette bâtisse dite « d’apparat ». La fin de journée arrivant, je file vers mon hôtel situé sur la route de Chinon.