Road trip estival : Naples

Après avoir parcouru le sud de l’Italie, puis longée la côte Amalfitaine, je suis naturellement arrivée dans la capitale de la Campanie : Naples (l’ancienne Neapoli). La légende dit que la Sirène Parthenope ce serait laissé mourir a cet endroit, après qu’Ulysse, attaché a son mât, n’ait pas succombé a ses chants. La vieille cité de Naples est un incontournable de l’Italie, pour le meilleur et pour le pire…

La ville est a la fois fascinante, et insupportable. Belle, mais fatiguante. Rythme effréné, circulation agitée, bruits dans tous les sens… La cacophonie (le bazar en fait) est totale. Sans oublier le récurrent problème des ordures, non résolu depuis des années, qui laisse la ville devenir une déchèterie géante. Mais a côté, malgré leur caractère, les napolitains sont chaleureux et généreux. Toute la quintessence de la Méditerranée se retrouve dans cette ville. Lorsque l’on est une femme, il faut prendre avec légèreté toutes les remarques que l’on peut « subir » dans la rue, et se contenter d’un sourire.

Naples est dotée d’une richesse incroyable : des églises a tous les coins de rues, des vestiges greco-romains, des palais, des petites ruelles typiques aux immenses places… Tout ça est ponctué par une ambiance animée, du linge aux balcons, et des klaxons à tout va. Cette effervescence est particulièrement visible dans les rues étroites (et sans trottoirs, gare aux scooters !) de la vieille ville. Via Armeno, des dizaines d’échoppes se succèdent pour vous vendre une spécificité de Naples : la crèche. Des santons par milliers.

Si la ville est pleine de surprises, si c’est bien son « caractère » dont il faut s’imprégner, vous aurez fait le tour de ses monuments en 2jours. Après, il s’agira de flâner dans les grandes rues piétonnes pour faire du shopping, manger une pizza au bord de la mer ou aller en excursion a l’extérieur de la ville. Car si Naples est un passage obligé, la région regorge de choses à faire : Pompei, la Côte Amalfitaine, Capri (ou Hyschia, au choix)… Et la, il vaut mieux bien s’organiser pour faire un maximum de choses, car la bas, ils ne sont pas pressés…
Bref, Naples a pleins de choses a offrir et a faire découvrir, mais elle ne brille pas comme elle se doit. La Mafia locale, très présente, gère la ville pour ses intérêts et les quartiers font fonctionner leur business pour eux et se fichent pas mal des touristes. Non seulement c’est dommage, mais en plus ils oublient un peu vite que sans tourisme, la ville ne serait plus grand chose…

A voir :
– Vieille ville (piazza Gesú Nuovo, Duomo, via Tribunali…)
– Piazza del Plebiscito (Palazzo Reale, Maschio Angioino…)
– Castello dell’Uovo
– Via Toledo + Galeria Vittorio Emmanuele
– Quartier Vomero
– Sous terrains de Naples
– Excursion : Capri (1journee) + Pompei (3h de visite du site)

Budget :
– Transports > 63,5€
– Logement (3 nuits) > 48€
– Alimentation (7 repas) > 36€
– Tourisme > 74,5€ (dont 62€ d’excursion à Capri)
TOTAL = 222€

Road trip estival : le tour de l’Italie du Sud

Après Palerme, puis le reste de la Sicile, je ne pouvais m’arrêter en si bon chemin. Si je connais bien l’Italie du Nord (Florence, Bologne, Venise, San Marino, Veronne…), je ne suis jamais allée plus au Sud que Rome. Depuis Messine, j’ai donc continué mon périple en prenant un ferry pour « en face », Reggio Calabria.

Ville principale de la Calabre, c’est avant tout un port et une ville « de passage ». La majeure partie de l’activité a lieu le long du Cours Garibaldi, grand axe piétonnier. En parralelle, il est agréable de longer l’esplanade Falcomata, avec vue sur la Sicile. Puis j’ai pris un train pour Crotone, qui a longé toute la côté Ouest, et traversé la région. Je ne comprends pas tout ce qu’on dit sur la Calabre… A part du côté de Tropea / Capo Vaticano, oú les plages sont belles, le reste est en apparence sans intérêt. Crotone est une petite ville balnéaire, avec des km de plages. On y a un beau point de vue depuis son château.

Pis direction Taranto, un des plus grands ports militaires du pays. L’on croise dans les rues des marins et les portes avions sont dans le coin. Son île centrale est la vieille ville, avec des ruelles étroites, entre églises et le château, qui donne sur la baie. Du côté du musée, partie plus « moderne » et commerciale, avec les rues piétonnes. Je récupère de nouveau une voiture (chez Sixt : « Je suis une super nana ! »), une Fiat 500 ! Fière avec cette voiture que j’adore, je file vers Lecce, dans les Pouilles. C’est une ville totalement baroque, qui compte palais sur palais et églises sur églises. Sa basilique vaut le détour, ainsi que sa pizza del duomo.

Puis je m’aventure dans les magnifiques paysages des Pouilles, oú j’ai vraiment apprécié d’être libre en voiture pour profiter du décor. Je marque un arrêt à Ostuni, une ville perchée sur une colonne, au milieu du plat. La Cathderaĺe ressort au milieu des blanches habitations. Un air de Sidi Bou Said dans ces ruelles pavées. Puis je vais a Alberobello, la capitale des « Tulli ». Ce sont des habitations pittoresques anciennes avec un toit pointu en ardoise. Des symboles sont parfois inscrits sur le toit, et même l’église est construite selon cette architecture. Ça vaut le détour !

Je suis allée a Monopoli, très agréable ville de bord de mer, avec ses ruelles animées et son port antique. Puis c’est a Bari que je me suis arrêtée. La ville compte des grands boulevards pour faire du shopping, mais c’est la vieille ville, a la pointe, qui est intéressante. Que ce soit le château, la basilique, la Cathédrale, sillonnez les rues étroites qui forment un vrai labyrinthe. Ma route m’amène ensuite a Castel del Monte : un château unique au monde par sa forme octogonale parfaite, qui domine la vallée et offre depuis sa colline, un panorama a 360, des champs jusqu’à la mer. Puis je roule jusqu’à Matera, une ville a couper le souffle : ses habitations font parties de la montagne, tout est sculptée a même le rocher, tout est irrégulier et donne sur une rivière. Avec les rayons du soleil, la vue est extraordinaire. Je me suis sentie entre les Mines de la Moria (Cf LOTR) ou Marcel Pagnol dans la Guarrigue.

Plus de 2h30 de route plus tard, je suis de l’autre côté de l’Italie, en Campania, à Paestum. C’est un site archéologique qui comprends des temples excrément bien conservés. Puis je longe les km et km de bord de mer jusqu’a Salerno, avec des milliers et des milliers de touristes… ici c’est Vamos a la playa pour tout le monde. Je décide de longer, après Salerno, toute la côte Amalfitaine. Près de 2h pour faire 40km… La côte est magnifique, le paysage sublime, je veux m’arrêter a chaque tournant pour profiter du Panorama. Mais la circulation est impossible et je ne peux pas m’arrêter a Amalfi et Minori. C’est a Positano, oú je croise le fer pour une place, avant de continuer ma descente vers le village a pieds. Tout est cher, tout est blindé, je ne vois même pas le sable de la plage. L’idéal pour profiter de la cote ? Être en bateau, comme les centaines de yachts amarrés a chaque crique.

J’ai quitté la baie de Salerno pour passer du coté de la baie de Naples. Après avoir été logée face au Vesuve, je vais à Pompei. Le site archéologique est immense, il y fait très chaud et les touristes sont nombreux. Il est incroyable de se promener dans cette ville « fantôme », et découvrir des peintures, des mosaïques ou des sculptures intactes. Comptez 3h a sillonner ces rues pavées et découvrir les trésors de Pompei. J’ai terminé mon périple par Salerno, oú il est agréable de se balader sur l’esplanade, ainsi que dans les petites rues du vieux centre.

J’ai découvert avec cette partie de mon voyage, plusieurs facettes de l’Italie que je ne connaissais pas, aussi bien les villes que les paysages, avec un patrimoine riche. Certaines redondance bien sur, comme la piazza del duomo, la via Vittorio Emanuele ou Garibaldi, qui se retrouvent dans toutes les villes ! Il y a un immense contraste entre les plages bondées et les lieux patrimoine mondial de l’UNESCO oú les touristes ne se pressent pas. La voiture est l’idéal pour aller dans ces endroits dont on parle moins, mais qui valent le détour. A ce propos, l’essence est chère en Italie, mais toutes les voies rapides sont gratuites, et un pompiste vient vous servir ! J’ai rencontré des italiens très généreux et prévenants également, toujours près a aider. Même si vous cafouillez n’importe quoi, si vous voulez qu’on vous écoute, parlez italien. De même qu’en Sicile, j’étais aussi ravie que l’on sache enfin écrire mon nom correctement…

Budget :
– Transports > 413€ (dont 370€ de loc. Voiture + essence)
– Hébergements (6 nuits) > 150€
– Alimentation > 56,5€
– Tourisme > 16,5€
TOTAL = 636€

Road trip estival : Palerme

Pour ceux qui ne le savent pas, je suis d’origine Sicilienne du côté de mon paternel. Je vous vois d’ici avec vos : « Ah c’est pour caaaa, le caractère… » Bref, je n’avais pas encore eu l’occasion de venir dans mon pays d’origine (oui, la Sicile ce n’est pas l’Italie, c’est une région a part entière, non mais oh). J’ai donc atterri a Palerme pour un peu moins de 3 jours. Largement suffisant pour tout voir / faire ! Ville si la ville est relativement grande (presque 700 000 habitants), la majeur partie de ce qu’il faut voir est faisable à pieds (enfin si vous faites 5-6h de marche sous 35degres sans problème).

Ce qui m’a frappé dans cette ville, c’est son état… Pour parler poliment, c’est un de ces BORDEL. Des trottoirs défoncés (quand il y en a…), des immeubles qui tombent en ruines (on voit les rafistolages de fortune sous les balcons !), la rue qui se transforme en déchèterie publique… Sans parler des voitures. Piéton, sache une chose : Le code de la route ? HA-HA. Marquage au sol ? RE HA-HA. Passages piétons ? Feux rouges ? ÇA N’EXISTE PAS. Pour traverser, tu fais ta dernière prière, et t’y vas. Si vous voulez prendre le bus (pour aller a Monreale voir son fameux duomo par exemple), soyez patient. Déjà pour trouver OÚ acheter un ticket. Ensuite pour trouver OÚ se trouve l’arrêt. Enfin, pour savoir QUAND le bus va passer.

Quand on s’habitue à ce capharnaüm ambiant, qui fait parti de l’identité de la ville, il est fort aise de découvrir toutes ses richesses. Si vous aimez les églises et les palais ! Palerme en regorge, du style baroque au style arabe, passant par le normand. Si vous êtes amateur de musique, le Teatro Massimo et Politeama ont une saison très dense et l’été, il y a des concerts presque tous les jours. Faites absolument un tour sur l’un des marchés, l’essence effervescente de la ville. S’y côtoie les poulpes, a côté des fruits géants, des viandes improbables, des épices… Dans des rues pas plus larges qu’une Fiat 500 oú il vous faudra de plus, laisser place aux scooters qui slaloment entre les étalages. De toute façon le scooter, il est partout : le Vespa n’est pas un cliché, c’est un inconditionnel !

A voir :
– La Cathédrale
– Les Églises del Gesú, Teatini, della Martorana, Gancia, San Domenico…
– Teatro Massimo et Teatro Politeama
– Les marchés (Al Capo et Ballaro
– Les Catacombes dei Cappuccini

Conseils :
– Pour venir de l’aéroport, prenez le bus Prestia e Commande sur le parking a droite en sortant. Moyen le moins cher et rapide pour rejoindre le centre !
– Concert de l’Orchestre Symphonique de Sicile : 2€. Imbattable.
– Pour le dôme de Monreale : couvrez vous ! Sous peine de devoir acheter une combinaison…
– Si vous restez plusieurs jours, faites vos courses au marché. Moins cher que les supérettes, qui en plus ne proposent pas grand chose.

Le budget :
– Transport > 180€ (vol aller) + 6,5 + 3,5
– Logement (3 nuits) > 62€ (AirBnb)
– Alimentation (5 repas) > 27,5€
– Tourisme > 17€

TOTAL = 296,5€

Week-end à Rome

Rome, la ville éternelle. Je n’y étais pas allée depuis 1995… Une éternité. Malgré mon jeune âge lors de ma première venue, j’ai gardé des bribes de souvenirs. Comme ce n’était que des morceaux face a l’immensité de la capitale et toutes les richesses qu’elle contient, je me suis décidée a y retourner. Et puis après 6 mois sans voyage (déjà…), il me fallait un break a me mettre dans les jambes. J’ai du vite reprendre mes habitudes : rome se visite a pieds ! Pour cause, j’ai marché près de 20h en 3 jours. Les monuments les plus importants sont regroupés a l’intérieur du mur d’Aurélien, faisant du vieux centre parmi les plus grands du monde, comptant plus de 300 églises et 2000 palais… Et il faut imaginer que cette « ville intérieur », oú tout est concentré, n’équivaut qu’à 4% de la surface totale de la ville… (Rome est la 3ème ville la plus étendue d’Europe).

Bref, prenez une bonne paire de chaussures, un sac a dos adéquat, et carte en main, ouvrez vos mirettes. Ville ultra touristiques (dans le top 10 mondial), monuments ultra connus et lieux de pèlerinage très prisés, Rome est remplie de touristes. Le mois de Février est le « moins pire » de l’année en terme de fréquentation. Ce qui ne vous empêchera pas, si vous avez la motivation, de faire une queue qui fait le tour de la Place St. Pierre pour rentrer dans la basilique, quelque soit l’heure. Et prévoyez au minimum 1h d’attente pour rentrer au musée du Vatican. Comptez 2h pour le Colisée (sauf si comme moi, vous passez astucieusement par le Palatin pour prendre vos billets). Commencez vos journées tôt, par les musées et lieux avec entrée payante, pour vous consacrer a des balades dans les rues piétonnes de places en places l’apres midi. Vous pourrez flâner dans le quartier populaire du Trastevere, avec ses marches et ses restau, ou arpenter les grandes places animées du centre historique.

Rome, chargée d’histoire, a plusieurs époques qui se superposent. Berceau de l’Antiquite, avec Athenes, les sites archéologiques y sont nombreux et les monuments datant de la gloire de l’Empire romain font le succès de la ville. Le Colisée, le forum romain, le Palatin, le cirque Maxime, l’Arc de Constantin… Et j’en passe. Ces sites sont en total harmonie avec des monuments baroques qui les entourent, comme le Capitole ou le Palazzo Venezia.
Bien sur Rome c’est aussi le cœur de la religion chrétienne, de part ses centaines d’églises, ses basiliques, et bien sur, la cité du Vatican présidée par le Pape. On y croise a tous les coins de rues des groupes de religieux, qu’ils soient moines, prêtres, ou sœurs. La cité est un lieu de rendez vous pour des milliers de pèlerins du monde. On notera la grandeur de certains édifices, aux plafonds magnifiques, comme Ste Marie Majeure ou San Giovanni. Pour accéder à la chapelle Sixtine, il vous faudra visiter le « musei vaticani », qui compte aussi des salles uniques comme les chambres de Raphael.

Ce qui m’a le plus surpris à Rome, c’est l’état de la ville. Une situation de délabrement apparente, des rues entières laissées à l’abandon, les bords du Tibre bordés de déchets… Cette cité censée etre rayonnante n’est plus qu’une grande concentration de touristes, qui se balade de site en site, sans saisir l’ambiance et l’essence de Rome. Et cette ambiance, je ne l’ai pas trouvé. A la place, des alignements de vendeurs à la sauvette, partout, qui harcèlent le moindre passant. Heureusement, il reste encore le caractère italien qui se ressent dans le bruit des klaxons, les conducteurs fous du volant qui n’ont aucun sens du code de la route, des scooters en folie qui vous harponnent le moindre piéton sur leur route. Bref, il ne reste plus grand chose de la Rome à laquelle on peut penser, si ce n’est ces monuments immuables qui traversent les siècles.

Toujours dans ma ligne habituelle de partir avec un minimum d’argent, de prouver que l’on peut voyager dans une capitale et visiter pendant 3 jours pour pas cher je me suis fixée comme objectif pour ce trip : 200€. Après mes comptes, j’arrive à… 197€ ! (Le détail : – Transports (avion, train, navette, metro) = 119€ – Alimentation (3 jours) = 26€ – Tourisme = 17€ – Logement (3 nuits) = 35€)