cover-blog

Road Trip en Turquie : conseils et budget

Après Istanbul (cliquer >>ICI<< pour lire l’article dédié), je suis partie sur les routes de Turquie sac sur le dos pour réaliser une boucle – Izmir, Pamukkale, Selcuk, Dalyan, Patara, Antalya, Cappadoce – jusqu’à Ankara en 10 jours. Voici quelques conseils pour profiter au mieux de ce pays convivial et de ses habitants chaleureux.

1er feed back : ne PAS louer de voiture si vous voyagez seul(e) ! Distances longues, essence chère, supplément « drop off » (rentre la voiture à un autre endroit que là où on l’a prise), conduite et stationnement galère en ville… L’avantage de rouler en toute liberté est moindre par rapport aux inconvénients. Foncez à l’aventure avec les transports locaux !

Ok, avec cette méthode, vous savez (à peu près) quand vous partez, un peu moins quand vous arrivez. Mais est ce que c’est si important que ça ? 😉 La Turquie est reine en terme de réseaux de bus. De grandes compagnies (Kamil Koçe, Pamukkale, Metro…) relient tout le pays, et on trouve un « otogar » dans chaque ville. Ce sont de vrais aéroports pour les plus plus grandes ! Guichets ouverts à toutes heures, Snacks, Taxi,… L’astuce : dès votre arrivée dans un otogar, allez de suite au bureau d’une compagnie pour acheter votre billet pour la destination suivante. Il n’y a que là que vous trouverez les horaires, les prix sont fiables (oubliez internet), et vous serez sûr de votre départ, billet en main. Les bus, c’est le grand confort : un garçon de bord s’occupe des bagages, sert les encas/boissons, et demandez lui le code du Wifi (presque tous les bus en ont à bord). C’est une solution économique, plutôt agréable et peu utilisée par les touristes (j’étais à chaque fois la seule étrangère dans le bus) : les garçons de bord ne parlent donc pas anglais.

istanbul turquie

Arrivé à l’otogar de votre destination, si vous souhaitez aller dans un endroit plus reculé, aucun problème grâce aux Dolmüs (minibus – prononcer « Dolmouche ») qui assurent en continue des liaisons entre les villes et les points d’intérêts. Ils sont faciles à repérer, les chauffeurs scandent tous (en même temps…) le nom de leur destination à l’otogar dès qu’un bus débarque des passagers… Il n’y a qu’à demander à vous arrêter quand vous le souhaitez sur la route, attendez vous juste à être un peu serré. Mais c’est typique 😀

Le Taxi : Les chauffeurs sont « dirigés » par un chef de groupe, qui manage une flotte et décide qui va vous conduire et à quel prix. C’est avec lui qu’il faut négocier la course (et non avec le chauffeur), AVANT de l’effectuer. Pour ne pas se faire avoir : se renseigner avant (agence de voyage du coin, guichet de bus…) du tarif, à peu près, de votre course. Puis aller à la borne taxi, où l’on vous donnera forcément un prix plus élevé. Imposez le votre. Ne choisissez jamais une course au « taximètre », qui sera forcément plus chère.

taxi turquie

De manière générale, ne vous aventurez pas dans un restau/snack ou des boutiques où les prix ne sont pas affichés. Car ceux ci changent selon la tête du client… On commence par vous demander votre nationalité, et le prix du Kebab peut aller du simple au double selon d’où vous venez. Il vaut donc mieux manger dans des endroits où les prix sont marqués pour éviter les mauvaises surprises. Pour vos achats dans les échoppes, négociez sur la base d’un prix lui aussi indiqué, sinon vous négocierez dans le vide…

Ne buvez pas l’eau du robinet ! Prévoir de consommer un certain nombre de bouteilles d’eau par jour dans son budget… A savoir : achetez TOUJOURS votre eau dans une échoppe, après avoir vu la bouteille dans un frigo et constaté qu’elle était bien « neuve » (et fraiche, of course). On trouve des vendeurs avec des bouteilles dans des seaux à glaçons à tous les coins de rues. MAIS, le soir, les milliers de bouteilles jetées sont récupérées dans les poubelles, puis remplies, rebouchées, avant d’être revendues dans la rue par des gamins. Comptez 1LT (0,33ct d’euro) pour 0,5L dans les grandes villes / lieux touristiques, mais à peine plus d’1LT pour 1L dans les supérettes.

place taksim istanbul

Ce qui existe en Turquie et que l’on devrait importer en France (liste non exhaustive):

  • Les lingettes rince doigts dans les restaurants
  • Les dolmus: rapides, pratiques, pas chers !
  • La décontraction de turques à aborder les gens dans la rue comme si on se connaissait
  • Les magasins ouverts jusqu’à minuit (pas que à Istanbul, partout !)
  • Les loukoums et le VRAI thé
  • Les galeries commerciales sur 11 étages

Le cout de la vie est très abordable en Turquie et le vol est également pas cher, si vous acceptez quelques sacrifices. J’ai voyagé avec une compagnie low cost horrible, Pegasus Airlines. Ils sont en retard (prévoir le timing nécessaire entre 2 correspondances), ils ne sont pas sympa (j’ai du payer un supplément car mon bagage cabine était > 7kg) et les horaires sont assez matinaux… MAIS, vous irez en Turquie pour moins de 200€ AR.

Budget (11 jours) :

  • Transports = 437,5LT (145€) + 180€ billet d’avion retour
  • Logement = 248 LT (85€)
  • Alimentation = 162 LT (55€)
  • Tourisme = 242 LT (83€)

TOTAL = 548€

Lire mon article « Road Trip en Turquie » avec le détail de mon parcours en cliquant >> ICI <<

road-trip-turquie

11903916_726829607439216_4839589129379718525_n

Voyager autrement : immersion, authenticité et éco-tourisme

Ceux qui suivent un peu ce blog savent que je voyage seule, avec l’idée que même avec un petit budget, on peut s’en sortir. Pour cela, il suffit de bien s’organiser certes, mais aussi ne pas être trop gourmand, et voyager autrement. S’éloigner des stations balnéaires, du tourisme de masse, bannir les tours opérateurs et les excursions organisées. Oui au voyage en immersion, pour s’imprégner le plus possible de l’ambiance locale, des traditions, des habitudes de vie et provoquer les rencontres avec les habitants. Sortir des sentiers battus (dans tous les sens du terme), à l’écart des grosses attractions, des attrapes touristes, des chemins balisés (là aussi dans tous les sens du terme), pour découvrir votre propre parcours, unique, caché. Choisissez d’acheter le plus possible les objets et mets locaux (plutôt que vous taper un Mc Do et acheter des sucreries au Duty Free…), afin de participer à l’économie du pays et soutenir les commerçants.

Pour une meilleure immersion, et des souvenirs inoubliables, privilégiez les transports locaux (même si le covoiturage ou le stop peut aussi être une solution économique, écologique et l’occasion de faire des rencontres), et/ou dormir chez l’habitant pour partager leur mode de vie et se plonger dans leur culture. Exit les guides privés et les transports privatifs qui vont avec : privilégiez la mobilité douce (bus) ou non polluante (à pieds, vélo, kayak…). Si vous choisissez de faire un road trip, privilégiez un véhicule qui consomme peu, et partagez le à plusieurs.

Adaptez vous aux usages vestimentaires, notamment dans les lieux saints comme les mosquées, ou les églises. Persister avec sa mini jupe (même si il fait chaud) vous attirera plus d’ennuis qu’autre chose. Les tenues trop moulantes ou ostentatoires/décontractées sont, dans certains pays, susceptibles de choquer. De même pour des gestes physiques, comme caresser la tête d’un enfant, s’assoir à côté d’une femme ou lui serrer la main, s’embrasser en public… Il convient de s’adapter à chaque culture locale, et ne pas rester dans ses habitudes d’occidental.

Lorsque l’on voyage, quelque soit l’endroit sur terre, ne doit rester après notre passage que l’emprunte de nos pas. Il s’agit donc d’éviter de laisser derrière soi des déchets (gardez les dans votre sac jusqu’à ce que vous trouviez un endroit pour les jeter), ou de ramener en France ce qui ne peut pas être jeté/recyclé sur place (piles…). Pour les fumeurs, privilégiez les cendriers de poche, que vous viderez en fin de journée à votre hôtel. N’emportez pas d’emballages inutiles (laissez les chez vous, en France) et choisissez des flacons réutilisables que vous n’aurez qu’à remplir avant votre voyage (savon, shampoing, crème…).

Ne gaspillez pas (que ce soit en France ou en voyage d’ailleurs) : ni l’eau (évitez de vous laver les mains avec de l’eau en bouteille dans la rue, dans un pays où l’on ne boit pas au robinet…!), ni l’électricité, ni la nourriture (prenez uniquement ce que vous mangerez, notamment lors des petits déjeuners buffet). Ne prenez pas les échantillons de savon/shampoing (emballages inutiles), ne prenez pas les flyers, ne demandez pas un nettoyage systématique (tous les jours) de vos serviettes de toilettes et/ou de votre chambre, c’est purement inutile.

Ayez une pensée à l’esprit : lorsque vous touchez une statue, des milliers de personnes l’ont fait avant vous ! On pense ces œuvres qui ont traversé les siècles, inébranlables, mais rien n’est moins vrai. Pensez à leur conservation avant de vouloir toucher toutes ces vieilles pierres, ou vous assoir n’importe où sur un site archéologique. Préservez les zones fragiles en évitant de rapporter des « souvenirs » qui font partie du patrimoine naturel, y compris sous marin.

Enfin, voyagez LEGER. Et je m’adresse particulièrement à vous mesdames… Adaptez votre bagage à votre destination, selon la météo et les coutumes vestimentaires. Pas besoin de talons, de fer à lisser, de sèche cheveux ou de crèmes de jour/nuit/matin/ et j’en passe… Une trousse de toilette avec le minimum syndical (pour le deo, on choisit une pierre d’Alun plutôt que ces horreurs de pshit !) et des produits réutilisables (je préconise l’utilisation d’une Cup pour les femmes, afin d’éviter la galère des tampons/serviettes). L’objectif est d’avoir des tenues décontractes et confortables, pour le style on repassera.

A lire : 80 Conseils pour voyager éco-responsable >> http://blog.voyages-eco-responsables.org/l-association/les-chartes/

11148781_672248866230624_389067103066609724_n

10 jours à New York City

Des années que je voulais aller aux Etats Unis, et spécialement à New York. Le hasard a fait qu’il y a quelques semaines, j’ai pu avoir un 1er avant gout du « nouveau monde » en me rendant 4 jours à Austin, au Texas, pour le festival South by South West. Puis en Avril, j’ai donc passé 10 jours de vacances à big apple, au moins ce qu’il faut pour une vraie immersion dans la ville. J’y ai découvert une métropole cosmopolite, qui ne dort jamais, remplie de citadins pressés (mais sympa ! ça change de Paris…), avec cette impression de toujours foncer vers un but. Tout est à faire et tout est à voir, pas un cm2 n’est épargné. Les promeneurs nonchalants, ce n’est pas le genre.

New York, c’est la ville des superlatifs : plus grand, plus gros, plus rapide… Rien n’est jamais « too much ». Ce n’est pas grave de passer sa journée à manger du gras à n’importe quelle heure car tout le monde se retrouve à la salle de sport ou à boire des jus vegan. Ce n’est pas grave de conduire des 4×4 de la taille d’un camion en ville, car tout le monde se rue sur le moindre carré d’herbe pour échapper aux rejets de CO2… New York c’est aussi des dizaines de coins du monde en un seul lieu, c’est une diversité ethnique et sociale, c’est à chaque quartier une ambiance différente, presque une ville dans la ville, autonome, qui dégage ses traditions. Chaque citoyen y trouve son compte dans cet espace bouillonnant, mais jamais oppressant. Malgré toutes ces « catégories » de populations différentes, l’esprit commun « new yorkais », est bien présent : l’identité américaine, qui que l’on soit, se porte haut et fort, et ils ne s’en cachent pas. New York est une ville à part, créative et vivante, une « île » qui ressemble parfois plus à Londres ou Berlin qu’à ses sœurs américaines. L’immigration, l’environnement, les armes… tout est traité différemment.

La boboïsation est partout. Il suffit d’un bloc de quelques immeubles collés pour se sentir dans une nouvelle atmosphère, un lieu en mutation. Tout bouge, très vite. Il est loin le temps où Harlem était considéré comme un ghetto, et bienvenu à la bourgeoisie qui s’installe dans les « browstones » et les immeubles fraîchement refaits. Loin le temps où Brooklyn était… loin justement. Les hypsters ont pris place à Williamsburg, au milieu des bars tendances et des brocantes, les familles et les yoguistes se retrouvent dans le parc du Brooklyn bridge, les clubs et bars à la mode s’accumulent… Chinatown est le repaire des curieux et des bobos qui viennent trouver de la cuisine saine, greenwich est le repère des étudiants, soho des jeunes couples à fort pouvoir d’achat… Bref, on trouve de tout, partout, pour tous les goûts, et tout ça vie ensemble dans une certaine harmonie. Au delà des lieux touristiques incontournables, musées et autre, il convient de revenir à New York et devenir l’espace de quelques jours, un vrai New Yorkais…

Conseils :

> ATTENTION aux taxes et aux pourboires, qui ne sont pas indiqués mais à rajouter à l’addition (+20% environ).

> A faire = monter en haut de l’Empire State Building, passer une soirée sur un Rooftop, aller à l’eglise un dimanche à Harlem (meilleure messe de ma vie), faire le marché à Union Square et dégustation de produits locaux (et bio), se poser sur un transat en bois de la High Line face à l’Hudson River, faire du shopping chez Macy’s (le plus grand magasin du monde), flaner dans les galeries d’art dans Chelsea (et faire genre on s’y connait), traverser le pont de Brooklyn, à pieds, manger les frites / burgers de chez Nathan’s sur la plage de Coney Island…

> A manger = mexicain à Hell’s Kitchen, des meatballs à Greenwich, des pizzas immenses, un brunch Chez Juliette, un steak BBQ avec une patate fumée, des donuts chez… Dunkin’ Donuts, un burger bio chez Shake Shake, des cocktails aux épices chez Mace (tenu par un français), des brochettes de Kebabs au fromage dans la rue, de la soupe de crevette dans Chinatown…

Budget (hors souvenirs/shopping):

> Transports (avion, metro, taxi, train) = 701e

> Logement (10 nuits) = 290e

> Alimentation / boisson (10 jours) = 184e

> Tourisme / visites = 105e

TOTAL >> 1280e 

150125_589833044472207_4307860679640086482_n

Road Trip en Transylvanie

L’année dernière, lors de mon Tour de l’Europe, je suis passée en Roumanie, par Bucarest. Après avoir découvert la capitale, je savais que j’allais revenir, pour voir le reste du pays. La Transylvanie est une grande région située au centre-ouest, entourée par la chaîne de montagne des Carpates, que tout le monde connait de nom, mais ou personne ne va. A tort bien sur. Je suis donc partie à la découverte de cette partie de la Roumanie, pendant 5 jours.

La Transylvanie est une des régions les plus développées de Roumanie, et qui dispose d’une grande richesse culturelle et historique. Le patrimoine est certes varié, mais souvent mal entretenu, non restauré ou peu mis en valeur. J’ai en tête l’exemple du Chateau de Hunedoara, le plus grand du pays, entouré de friches, de déchets ou d’habitations abandonnées. A contrario, certains sites ont été totalement réhabilités, comme la citadelle d’Alba Lulia, qui est dans un parfait état et refaite de A à Z. Beaucoup de villes ont préservés leurs allures médiévales, c’est aussi ce qui donne un cachet à cette region. L’on peut passer du moyen âge, aux palais baroques, aux églises orthodoxes, aux citadelles militaires…

J’ai commencé mon periple par Targoviste, porte d’entrée de la Transylvanie. La ville n’a en soit que très peu d’interet, mais elle permet aussi de se faire une idée du « décor » d’une ville moyenne en Roumanie. En gros, une situation économique difficile. A voir, le site de la Tour de Chindia, construit par Vlad III l’Empaleur, qui offre un beau panorama et quelques ruines d’un ancien chateau. C’est aussi à Targoviste qu’ont été jugés et exécutés le dictateur communiste Nicolae Ceausescu et sa femme. Puis j’ai entamé de la route de montagne, de nuit (oui à 17h30 il fait nuit noir, les routes ne sont pas éclairées, il n’y a pas de barrières de sécurité et parfois pas de ligne au sol) jusqu’à Bran. Le Chateau de Bran, un des lieux les plus touristiques de Roumanie, est celui qui a inspiré la légende de Dracula et est (à tort puisqu’il n’y a jamais habité) associé à Vlad III l’Empaleur.

Si on s’intéresse à la naissance de la légende, il faut savoir que Vlad III était, malgré ses « manières » d’exécuter, était considéré comme un héro local, un robin des bois de la Valachie, pour avoir toujours protégé son peuple. Son père, Vlad Dracul (« Diable » en Roumain), venant du latin Draco, faisait partie de l’Ordre du Dragon, un ordre de chevalerie noble. On est loin de Dracula. En réalité, des écrits sur la monstruosité de l’Empaleur ont été répandu par ses ennemis et rien ne prouvent qu’il ait été plus atroce dans ses pratiques que n’importe quel autre seigneur. Aussi, ce qui intéresse au Château de Bran, c’est plutôt qu’il ait abrité un certain temps la Reine Marie, personnage fort de la Roumanie.

Sur la route vers ma destination suivante, je me suis arrêtée à Rasnov, pour visiter la forteresse qui sort de la fôret pour dominer la ville. Je suis ensuite passée par Brasov, centre touristique et économique important, avec notamment la plus grande station de ski de l’Europe de l’Est. Une visite du centre historique est à faire, mais surtout, monter sur la colline Tampa, qui domine la ville. S’aventurer dans les sentiers en foret jusqu’à découvrir un panorama extraordinaire sur toute la vallée. Mémorable. Puis direction Sighisoara. Cette petite ville vaut le détour pour sa partie fortifiée, avec ses rues pavées, la tour de l’horloge, les maisons colorées, et l’ambiance médiévale. Puis, arrêt à Targu Mures, où l’essentiel à voir se situe entre le Palais de la culture et la forteresse.

Après une longue route, passant par Turda, les montagnes, les forets, les villages, je suis arrivée à Alba Lulia, capitale historique de la Transylvanie. Sa citadelle est un chef d’oeuvre de l’architecture militaire : une forme en étoile, avec remparts, bastions et 4 grandes portes. L’entrée avec les 2 églises, l’une Orthodoxe, l’autre Catholique, est aussi impressionnante. Puis je suis allée à Deva, d’où j’ai pu profiter d’une magnifique vue sur la région depuis son Fort, situé sur une colline volcanique. Non loin, un passage obligé au Chateau de Hunedoara, le plus grand de Roumanie. De loin, il m’a fait penser à Poudlard… Enfin, j’ai terminé mon periple par Sibiu, ville d’origine allemande, capitale européenne de la culture en 2007. Elle est riche d’une grande diversité de styles, aussi bien Renaissance, que Baroque ou Gothique. Tout en étant entourée par des remparts et des Tours, encore bien conservés à certains endroits.

Pour conclure, sachez que les Roumains sont des personnes très chaleureuses, et francophiles qui plus est. Même si ils savent que les français n’aiment pas les Roumains, notamment à cause de clichés et d’amalgames avec les Roms. C’est un pays qui a souffert du communisme et a encore du mal à s’en relever. Un article à venir spécifiquement sur le sujet à venir. Le road trip est le meilleur moyen de parcourir la Roumanie et de s’imprégner du pays. Les villages sont traversés par une route « rapide » unique, où il faut sans cesse être vigilent : animaux en tout genre, enfants, transports plus ou moins motorisés… Tout sort de nul part et n’importe quand ! Et de très nombreux animaux morts jalonnent les routes (j’ai du en voir une bonne cinquantaine en 5 jours, c’est réellement flagrant), allant du simple lapin, en passant par la biche ou le renard.

A savoir :

– La nourriture est peu chère (le vin aussi mais vraiment pas bon). A tester : le goulash et la soupe de boulettes de viande. Leur façon de faire du chocolat chaud est une tuerie. Sachez que l’on trouve aussi partout la polenta et la pomme de terre.

– Il fait nuit très tôt (17h-17h30), donc les journées s’arrêtent tôt (les monuments ferment à 16h). Prévoyez de visiter plutôt le matin, et de conduire l’après midi (afin d’éviter les routes tortueuses de montagne la nuit).

– Prévoyez large en terme de timing malgré la faible distance car pas d’Autoroute (sauf Pitesti-Bucarest, seule parcelle où j’ai dépassé les 90km), tout se fait sur des routes à une voie, où vous rencontrez tracteurs, vaches, charrettes, camions, bus, et j’en passe.

Budget :

– Transports (Avion A/R + Navette aeroport A/R + Loc. voiture + essence) > 350€

– Logement > 193 LEI soit 43€

– Alimentation > 238 LEI soit 53€

– Tourisme > 141 LEI soit 31€

TOTAL = 477€

slovenie

Road Trip estival : le tour de la Slovénie

Lors de mon tour de l’Europe, j’avais été marqué par les richesses méconnues de la Slovénie Je voulais y retourner, voir les montagnes, les forêts, les grottes… 1 an après, au volant d’une Fiat de location prise à la frontière italienne, je me lance sur les routes slovènes (quand tout le monde ne jure bêtement que par la Croatie) !

La côte est petite (seulement 46 km) mais magique, avec ses « iles », Kopa, Portoroz, Piran et Izola, qui plongent dans la mer adriatique. Pas de plage de sable, mais un front de mer aménagé idéal pour les balades, des rues pleines de charme et d’authenticité, encore préservées du tourisme de masse, des bâtiments colorés. Du haut du campanile de Piran, on aperçoit Venise. Dans le secteur, le Parc National de Secovlje offre un havre de calme (attention vent fort) au milieu des marais salants. Vous pouvez même repartir avec votre kg de sel made in Slovenia 😉

Izola Slovenie

La visite immanquable, c’est la grotte de Postojna : sa taille, son accessibilité (descente sous terre avec un petit train !) et la richesse géologique de ses entrailles en font la plus grande attraction touristique du pays. Avec un guide, parcours au milieu d’immenses galeries, se frayant un chemin parmi les stalactites/stalagmites. L’astuce : prendre un billet combiné avec le château de Predjama, situé à quelques km. Unique, il est construit à même la montagne, jusqu’à s’enfoncer dans la roche, et culmine au-dessus du vide à 120m de hauteur.

predjama slovenie

Autre expérience sous terraine, la grotte de Krizna. Beaucoup plus intimiste, perdue en pleine forêt, la visite guidée se fait en petit groupe, matériel inclus (bottes et lampe frontale). Elle est connue pour ses ossements d’ours des cavernes et ses lacs souterrains à l’eau pure et cristalline, où la visite se termine sur un bateau pneumatique. Si vous aimez l’exploration, à la seule lumière d’une torche, foncez !

J’ai continué ma route en passant par Sempeter et sa nécropole romaine (peu d’interet), jusqu’à la grotte (oui encore) de Pekel, qui doit son nom à son entrée, le rocher ressemblant à un diable. Agréable balade au milieu des chutes d’eau, dont la plus grande chute souterraine de Slovénie (4m), avec l’originalité d’y entrer par le bas et d’en sortir par le haut (redescente par l’extérieur au milieu de la foret pour revenir au point de départ). Puis arrivée à Maribor, 2ème plus grande ville de Slovénie, avec son centre historique très agréable, au bord de l’eau et qui présente un intérêt non négligeable : la plus vieille vigne du monde (450 ans) ! Une belle dégustation de vins slovènes avec explications à la fin de la visite du musée dédié (impossible de ne pas repartir avec une bouteille…).

Jusqu’à l’étape suivant, ma route longe la surface lisse et miroitante de la rivière Drava, traversant de magnifiques paysages de forêts et de vignobles dans les collines. J’arrive à Mezica, pour visiter sa mine de plomb et de zinc sous le sol de Peca. Habillés et équipés pour cette excursion (casque de chantier, lampe frontale), nous sommes emmenés par train, dans des wagons étroits et fermés, à une profondeur de 3,5km à l’intérieur de la montagne. ATTENTION, personnes claustrophobes, cette épreuve est réellement éprouvante. Imaginez-vous dans une boite noire, plié en 4, sous terre, sans air, avec le vacarme du crissement sur les rails, pendant une dizaine de minutes. « En bas », on profite de la balade et des explications dans les immenses galeries, un véritable labyrinthe qui conserve intact les traces de l’époque active de la mine.

Ma dernière étape, c’est la région du Parc de Triglav. Bled est sans doute l’endroit le plus photographié de Slovénie, pour sa fameuse île au centre du lac. Le paysage est magnifique, l’église « flottant » au milieu de l’eau, et idéal pour un pique-nique sur la rive. Avis aux randonneurs curieux qui veulent s’aventurer sur les sentiers de montagne afin de trouver LE point de vue sur le lac : beaucoup ont marché des heures sans jamais le trouver ! C’est non loin que je visite les gorges de Vintgar, longues de 1,6km et creusées entre deux montagnes escarpées. Une belle balade le long de la rivière, avec ses rapides et ses cascades, avec ses ponts en bois. Et après 2h de routes de montagnes, dangereuses, fatigantes, je termine mon périple par les gorges de Tolmin : une perle de la nature, où il faut grimper le long de la rivière à la couleur émeraude, se frayant un chemin entre les rochers jusqu’au pont naturel de la « tête de l’ours » (un rocher coincé entre deux montagnes).

Bled Slovenie

Conseils : la road trip en voiture est le meilleur moyen de découvrir le pays, dans ses terres les plus reculées, et en autonomie. Cependant, mieux vaut être un conducteur avisé : les routes sont sinueuses, étroites, voir dangereuses, avec des zigzags à flanc de montagnes. La vigilance doit être à chaque virage et lorsque c’est pendant plusieurs heures, c’est TRES fatigant. N’oubliez pas d’acheter une vignette pour l’autoroute (15€), obligatoire pour circuler. Enfin, faites le plein en Slovénie et PAS en Italie, où les tarifs sont les plus chers d’Europe !

Budget (5 jours) :

  • Transports = 317€
  • Hébergement = 73€
  • Alimentation = 74€
  • Tourisme = 68,5€

TOTAL : 532,5€