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Bangkok : que faire et quel budget ?

Le voyageur délaisse souvent Bangkok, ou n’y passe qu’une journée, au moment d’arriver en Thaïlande ou de repartir. J’ai choisi d’y passer une semaine, comme une longue escale, avant mon voyage itinérant en Indonésie. Largement le temps de visiter, de m’acclimater, de découvrir les faces cachées de cette ville moche. Oui, ville moche, sale, peu odorante, polluée. Sans parler de l’humidité et de la chaleur. Tout pour plaire !

Mais dans le fond, ce n’est surement pas pour son architecture que l’on peut aimer Bangkok. Sous la chaleur écrasante où chaque geste fait perdre 1L de transpiration (merci les 75% d’humidité dans l’air), c’est pour ce que la ville offre et non ce qu’elle est qui peut vous toucher. Moi, je rêvais de street food thaïlandaise depuis tellement longtemps, que ce que j’ai trouvé à Bangkok a été l’atteinte d’un but ultime. Ici, on mange partout, tout le temps, de tout, et à tous les prix. Tout est nourriture. Et la vie thaïlandaise est animée par ça.

Du haut de mon petit tabouret en plastique, face d’une soupe de noodles, assise sur un trottoir au milieu du brouhaha des scooters, j’observe. C’est pour ça que je voyage, et c’est pour ça que j’ai aimé avoir une semaine à Bangkok. Observer les thaïlandais, la vie d’une mégalopole, observer un marché agité, observer des moines bouddhistes, observer des mamies faisant des selfies avec leur iPad, observer les costumes-cravates se faire masser les pieds dans la rue… Bangkok, tu l’aime ou tu la déteste. Mais ce n’est pas une ville à visiter, c’est une ville à vivre.

Bangkok ne dort jamais (peut être le futur nom d’un James Bond)

Imaginez une ville ou tout est possible à n’importe quel moment. Quand je dis tout, cela va du simple marché nocturne jusqu’au quartier rouge et ses « prestations » pour le moins originales… On peut y manger n’importe quand. Il y aura toujours un chariot ambulant dans une rue pour vous préparer un pad thai à 40THB (1€) au milieu de la nuit. La ville bouge tout le temps, elle est animée, elle vit à fond 24h/24 !

Bien sur, il faut aimer. Certains diront « c’est stressant ». Moi, je m’y accommode très bien. Il y a toujours un marché, un concert, une animation quelque part. Toujours un 7/11 ouvert (votre allié supérette) pour vous dépanner en bière ou en café, que vous pouvez vous servir directement en machine (idem pour les sodas). La vie nocturne de Bangkok c’est aussi ses boites, ses bars, ses restaurants sur rooftop, et tout ça est une fourmilière géante du soir au matin.

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LES TEMPLES

En une semaine, j’ai largement eu le temps de découvrir un certain nombre de temples de la capitale. On en trouve dans tous les quartiers, de toutes les tailles. C’est un vrai plaisir architectural que de les découvrir, pieds nus, avec leurs mystères. Bangkok compte 400 temples, voici ceux que j’ai visité et apprécié.

Wat Pho : le temple du fameux bouddha couché, long de 45m et recouvert de feuilles d’or. Il est mon coup de coeur car c’est un vrai labyrinthe avec plusieurs architectures à admirer.

Wat Arun : sans doute le plus visible car il domine la rive ouest du Chao Praya. Il est recouvert de porcelaine et magnifique la nuit car tout éclairé.

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Wat Saket : aussi appelé montagne d’or, c’est surtout pour la vue panoramique sur Bangkok qu’il est intéressant de monter les 318 marches qui mènent au sommet.

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Wat Phra Kaew/Palais Royal : le plus célèbre et le plus prisé par les locaux car il est le plus sacré de Thailande. La foule s’y presse en permanence. Le complexe est relativement grand et offre de magnifiques bâtiments. Attention à votre tenue : pantalon, manches longues (étoles sur les épaules ne suffisent pas) et chaussures fermées (tongues interdites).

Wat Traimit : le 1er que j’ai visité, situé à l’entrée du quartier Chinatown. Il abrite le bouddha d’or, la plus grande statue en or massif du monde. Elle a une hauteur de 3m et un poids de 5,5 tonnes.

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Wat Suthat : aussi appelé temple de la balançoire, plus moderne que les autres, il offre le plus grand espace de Bangkok pour la réunion des fidèles.

Wat Benchamabophit : l’un des plus récents de la capitale, il est construit en marbre. Il est entouré d’un agréable jardin et d’un cloitre, propices à la balade.

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Wat Ratchanatdaram : appelé le château de métal, jee suis tombée dessus par hasard, et ce fut une belle découverte. Bati sur plusieurs étages, des escaliers permettent de montrer sur le toit et profiter d’un beau panorama.

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LES MARCHÉS

Outre les temples, ce sont bien les marchés qui caractérisent Bangkok et ses environs. C’est l’endroit idéal pour sentir le pouls de la vie thaïlandaise. J’ai eu le temps d’en faire, comme les temples, un certain nombre, avec à chaque fois, une ambiance différente. Je suis sortie des sentiers battus en me rendant à certains en train, et non dans les marchés connus où toutes les excursions organisées se rendent.

Pat Khlong Market : Situé près du Mémorial bridge (aussi le nom de l’arrêt si vous y allez en bateau), il s’anime réellement le soir et la nuit (même si il est ouvert en continu). Il est devenu une référence pour les professionnels qui s’y fournissent auprès des grossistes. On y trouve aussi de la vente aux particuliers bien sur. J’y ai croisé peu de touristes et tant mieux, c’est une véritable institution locale encore préservée.

Chatuchak market : c’est LE marché du WE, le plus grand d’Asie et l’un des plus grand du monde. On y trouve de tout, 27 sections étalées sur 8 000 stands et d’une superficie de 110 000m2. C’est le temple du shopping, et il faut aisément une journée pour en faire le tour. C’est un véritable labyrinthe ! Vous pouvez vous y rendre en métro (MRT) ou en skytrain.

Taling Chan floating market : Pas vraiment flottant (juste quelques barques), le marché se trouve plutôt sur terre, autour du canal. L’ambiance est familiale et conviviale. Vous pourrez y écouter un groupe de musique traditionnelle le midi. Ce marché se tient le WE, il est accessible par le bus 79 depuis Bangkok (1h de trajet).

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Lad Mayom floating market : un marché bouillonnant et authentique ! Les locaux s’y pressent (il y  a vraiment du monde) pour manger sous les grandes halles qui longent les canaux. On y trouve surtout de l’alimentaire mais aussi des bibelots, de la déco ou des vêtements. Le marché est assez grand et s’étend sur plusieurs parties. Pas vraiment flottant non plus, si ce n’est 3-4 femmes qui vendent leurs fruits et légumes depuis leur bateau à quai. Pour s’y rendre, prendre le Skytrain jusqu’à Bang Wa, à l’ouest de la ville, puis un taxi jusqu’au marché.

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Maeklong market : Le plus original incontestablement. Le marché est situé sur la voie ferrée, et 8x par jour, au son du klaxon, les stands se replient au dernier moment pour laisser passer le train, qui frôle poissons, fruits et légumes. Après son passage, la vie reprend son cours, comme si de rien n’était. C’est une curiosité qui attire de nombreux touristes. Pour s’y rendre, prendre un train depuis la « gare » Wongwian (cachée au milieu des immeubles, il n’y a qu’une voie) pour Mahachai (terminus). Sortir de la gare, se rendre sur la rue principale, tourner à droite, marcher jusqu’à voir un embarcadère sur la gauche. Prendre le bac, traverser. En arrivant, prendre à droite et marcher 5min jusqu’à la gare de Ben Laem, et y prendre le train pour Mae Klong.

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Amphawa market : Un vrai marché flottant ! Très agréable, on se balade le long des canaux, où s’entassent des boutiques, et depuis l’eau, les bateaux sont des cuisines flottantes. On peut ainsi manger des plats traditionnels sur ces chemins sur pilotis, et passer d’un coté à l’autre grâce aux ponts en bois. Le soir, le marché (ouvert que le WE) est encore plus animé. Le plus facile est de s’y rendre depuis Mae Klong (10 min), en « mini bus » (en fait c’est un sorte de voiture avec un coffre ouvert et une banquette). L »arret » est situé en face de la Thanachart Bank (devanture orange). Pour revenir à Bangkok, un mini van fait Amphawa – south station (Bangkok) toutes les heures environ.

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Pratunam market : Au milieu des buildings et des centres commerciaux modernes, il faut oser rentrer sous un vieux bâtiment pour s’enfoncer dans un paradis de vêtements, étalé sur un labyrinthe d’allées étroites. C’est à la base un marché de gros, on y trouve des habits, chaussures et accessoires à la mode à bas prix. Mais les thaïlandais particuliers viennent aussi y faire leur shopping, avec d’immenses cabats ou même des valises !

Chinatown : Le quartier, près de Hua Lomphong (gare et métro) ne dort jamais, c’est un incontournable de Bangkok. Stands de street food (ultra animé la nuit, il est impossible d’utiliser les trottoirs tant tout le monde y mange !), boutiques d’objets divers, marché alimentaire… Tous les produits abondent dans la rue principale de Yaowarat, dans un joyeux brouhaha. Une ambiance à saisir de jour comme de nuit.

LES KHLONGS

Autour du fleuve Chao Praya, Bangkok est parcourue de canaux, appelés « khlongs ». Ils font partie intégrante de la ville et de la vie des thaïlandais de la capitale. C’est donc forcément devenu, une attraction touristique incontournable, et aujourd’hui, des tours sont proposés aux touristes. Ces balades sont proposées en bateau à longue queue, le moyen de locomotion traditionnel, et permettent de voir un autre visage de Bangkok, plus apaisant.

Les guides et forums regorgent de retours d’expériences de gens qui découvrent ces khlongs en louant les services d’un guide local et son bateau, pour une balade d’1h ou 2h, dans des endroits plus ou moins authentiques. Ces bateliers, que l’on peut démarcher aux embarcadères de Saphan Taskin ou Tha Chang, proposent cette attraction à un prix de 1500 à 3000 THB (75€) ! J’ai lu tellement de commentaires de personnes déçues que j’ai fait le choix de ne pas opter pour cette soit disant attraction.

Mais j’ai quand même parcouru les khlongs, et un bon bout de temps ! La solution ? Prendre le bateau public tout simplement. Comme je l’indique dans mon guide de survie de Bangkok, le khlong saen saep, qui mesure 18km, peut être parcouru de bout en bout pour 20THB (0,5ct €). Je ne sais si il est moins beau que d’autres khlongs, mais j’avais le mérite d’etre avec des locaux, de faire une belle balade sur les canaux, à travers différents quartiers de Bangkok et pour quelques sous. Départ depuis l’embarcadère Panfa Leelard, en face du golden mount. + d’infos : http://khlongsaensaep.com

EN DEHORS DE BANGKOK : Ayutthaya

Ancienne capitale (la ville a été détruite par l’armée birmane) et située à 80km de Bangkok, Ayuttaya regroupe des ruines de temples réunis dans un parc historique classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Lorsque l’on séjourne assez de temps dans la capitale, c’est une étape culturelle incontournable et véritable vestige de l’histoire et du patrimoine de la Thaïlande. Facile d’accès en train (2h de trajet), depuis la gare Hua Lamphong, il vous en coutera 20THB. C’est le meilleur moyen d’admirer au ralenti de beaux paysages et de voyager avec des locaux.

Sur place, la solution pour aller de temple en temple, c’est de louer un vélo ! En sortant de la gare, je suis rentrée dans le 1er hôtel, et j’ai trouvé un vélo pour 50THB (1,3€) la journée. Ames sensibles à la chaleur, l’effort, la transpiration, etc, s’abstenir. Cette journée (et pourtant je suis pas douillette) ma littéralement vidée, notamment à cause de l’humidité et le soleil qui tape fort. Les moins courageux pourront donc louer un tuk tuk pour 200THB de l’heure.

Afin de ne pas frôler l’overdose de vieilles pierres, j’ai sélectionné et visité 4 temples sur la journée (et c’est bien assez), avant de reprendre un train vers Bangkok. Etre à vélo permet, en allant d’un temple à l’autre, d’en voir d’autres sur le passage, de prendre le temps de s’arrêter quelques instants pour l’admirer sans pour autant le visiter. Il y en a un peu partout en bord de route ! Les temples que j’ai visité : Wat Yai Chai Mongkol, Wat Mahathat, Wat Phra Si Sanphet et Wat Chai Watthanaram.

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Le budget

Plutôt adepte du fast travel (vite et bien) que du slow travel, j’ai pour une fois, pris le temps à Bangkok. En une semaine, j’ai pu m’imprégner de la capitale sous ses différentes facettes. Pour comprendre le budget : je voyage en mode backpack, je marche beaucoup, j’utilise (si besoin) les transports en communs, je ne fais pas d’excursions organisées, hébergement en dortoir, nourriture de rue (et de la bière pour se rafraîchir !) et le plein de visites culturelles (ici, des temples). Je fais à la fois les « must see » et des endroits hors du tourisme de masse. Je ne me sens jamais « contrainte » par mon budget, savoir bien le gérer fait aussi partie du voyage.

Je ne compte pas l’avion car la finalité de mon voyage était l’Indonésie. Pour ma semaine à Bangkok, pour avoir fait tout ce qui est évoqué dans cet article, j’ai eu un budget global sur place de 16€/jour, tout compris (hors souvenirs, ce poste de dépense étant libre à chacun). Le détail :

Transports : 26€

Logement (9 nuits) : 45€

Alimentation (8 jours): 34€

Visites : 23€

TOTAL = 128€ 

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Bangkok : le guide de survie

J’ai passé une semaine dans la bouillonnante capitale thaïlandaise. Le dépaysement est total. À force de voyager, j’ai appris à m’adapter très vite à une ville, à observer puis m’approprier la manière dont elle bouge. Au Liban, un beyrouthien m’avait dit : « tu sais mieux te déplacement que moi dans mon propre pays ». Voici donc quelques conseils pour s’y retrouver et bouger à Bangkok comme un thaïlandais (et pas comme un touriste).

Prendre (tous) les transports locaux

Parce qu’il n’y a pas que le taxi dans la vie ! C’est beaucoup trop simple et pas très « backpacker ». Je suis toujours surprise de lire sur des blogs de voyage « en arrivant à l’aéroport, prenez un taxi » alors que d’autres solutions existent. En arrivant à Bangkok, la solution simple et économique, c’est « airport rail link », un train que l’on prend au sous sol, qui coute 40THB (1€) et vous amène au MRT (metro) en une quinzaine de minutes (arret : Makkasan) ou au skytrain (arret : Phaya Thai). Il faut acheter un nouveau billet lors du changement, le prix dépendant de la longueur de votre trajet. Bien sur, je vous recommande d’avoir préalablement choisi un logement situé proche d’un arret de metro ou de skytrain.

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Incontestablement, le transport le plus extra, c’est le bateau. Bangkok, bâtie sur un marais, vie au rythme du fleuve Chao Praya et de ses khlongs (canaux). Là encore, je vous recommande de choisir un hébergement proche d’un embarcadère, qui est en fait juste une plateforme qui tangue sur l’eau (parfois difficile à trouver). Pour aller voir les temples, découvrir le fleuve, aller au marché aux fleurs (Pak Khlong) ou dans le quartiers des centres commerciaux, le bateau public est LA solution. ATTENTION, sur le Chao Praya, plusieurs lignes circulent : prenez le bateau au drapeau orange fluo ! Il s’arrête à tous les arrêts, le trajet coute 14THB (0,36ct) et il faut payer quand on monte à bord uniquement. Le « contrôleur » secoue sans cesse un cylindre en métal pour se faire connaître, à vous de lui tendre la monnaie pour qu’il vous donne un ticket. Il existe des bateaux (drapeau bleu) appelés « tourist boat » qui font LE MEME trajet mais coutent 50THB ! A l’embarcadère, les rabatteurs du « tourist boat » (compagnie privée) vous diront que si vous voulez prendre un bateau, il faut payer avant de monter. Refusez ! Insistez sur le fait que vous prenez le « orange line », comme les locaux. Si vous voulez découvrir les khlongs sans vider votre porte monnaie en excursion privée en longboat (les rabatteurs demandent 2000 THB pour 1h30 de balade…), prenez le khlong sain express boat : au départ de l’embarcadère Panfa Leelard (en face du golden mount), une balade 18km pour attend à travers différents quartiers de Bangkok pour 20 THB ! Descendez à l’arrêt Pratunam pour vous retrouver au milieu des immenses centres commerciaux pour votre halte shopping.

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Le tuk tuk est aussi un moyen de se déplacer dans la ville, mais attention, ce transport traditionnel est plutôt devenu une attraction pour touristes. Sympa à prendre une fois, histoire de, mais plutôt sur une courte distance et en ayant bien négocié le prix avant. Il est possible que vous négociiez avec un type, et qu’il amène un de ses collègues pour vous conduire. A ce moment là, re confirmez bien le prix, pour éviter toute mésaventure.

Non, tu n’iras pas à Khao San Road

C’est LA rue des backpackers, là où tout est fait pour le jeune touriste en quête d’exotisme et de détente. Tous les guides recommandent cette rue, les blogs et les forums disent que c’est une étape non négligeable de Bangkok. Bien sur, la curiosité m’y a poussé. Et bien comme je le pensais (mais même pire) : ça n’a aucun intérêt. S’enchainent les bars, restau et magasins de fringues et souvenirs divers. Sauf que tout est plus cher qu’ailleurs. Bah oui, le touriste est un porte monnaie sur pates, c’est bien connu. Il n’y a que des occidentaux qui s’entassent là. Je ne comprends pas le concept d’aller s’héberger dans un quartier à touristes. J’ai déambulé une demi heure, déjeuner compris. Ce n’est ni là que vous ferez des affaires, ni ici que vous rencontrerez des locaux, et encore moins, le moindre intérêt culturel.

Manger dans la rue

Je pense que c’est le truc que j’attendais le plus de Bangkok. La street food thaïlandaise, j’en ai rêvé. Je n’ai jamais vu une telle vie dans la rue, tournée autour des stands de nourriture, où l’on mange toute la journée assis sur une chaise en plastique sur le trottoir, frôlé par les hordes de scooters. C’est exactement comme je l’avais imaginé. Je n’ai pas mis les pieds dans un restaurant en 8 jours, je n’ai mangé que ce qui m’a été préparé dans la rue au milieu de l’agitation. En fonction des heures, c’est le bal des chariots ambulants, qui servent à conserver et cuire les aliments, chacun bien compartimentés et près à être jetés au feu. Manger dans la rue, c’est gouter à la vie thaïlandaise, et à sa nourriture.

C’est incroyable ce qui sort de ces vieux woks en moins de 3 min. Je n’ai jamais négocié un repas, ni même demandé le prix avant de commander, tant il est déjà invraisemblable de payer si peu cher (ex : 40 THB, soit 1€, pour un Pad Thai – la spécialité thaïlandaise -). Pour des questions de santé et d’hygiène, je vous recommande de ne manger que la viande bien cuite, d’éviter les fruits et légumes crus, ainsi que les poissons (étant donné l’état du fleuve…) et ne pas boire le sirop ou le verre de glaçons souvent offert. Les âmes sensibles auront du mal avec la street food si elles regardent de plus près comment les plats sont préparés (notamment sur la conservation des produits frais) ou si l’odeur permanente de crasse et de pollution leur coupe l’appétit. Pour ma part, j’ai préféré ne pas me poser de questions 😉

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Risquer ta vie… en traversant la rue

Quand on voyage seule comme moi, on entend toute sortes de choses quand on part en Thaïlande : « c’est le pays du tourisme sexuel, c’est surement dangereux, il y a des pickpockets, il y a des risques de maladie graves… » Franchement, tout ça, c’est rien. Le vrai danger : traverser la rue. Plus d’une fois j’ai vraiment cru que j’allais y passer. Je vous dis ca en ayant un flash de moi au milieu d’un boulevard tournant la tête pour voir arriver une voiture en trombe, pas prête de s’arrêter, klaxonnant pour que je dégage, je recule d’un pas pour la laisser passer et c’est un scooter qui me frôle par derrière. PFIOU.

Déjà, je ne savais pas que l’on conduisait à droite en Thailande. Au début je me suis dit, il faut que je fasse attention à bien regarder du bon côté. Mais ça ne sert à rien car personne ne respect un hypothétique code de la route et ça arrive de tous les côtés ! Quand je dis tous, c’est que les scooters roulent en sens inverse des voitures en zig zaguant entre elles ! Sans parler des chariots ambulants (qui parfois continuent de cuisiner au milieu des voitures) et des mecs qui trimbalent de la marchandise sur leur diable ! Bref, ça déboule de partout. Au milieu de ce joyeux bordel, sachez qu’il n’existe pas de feux pour piétons, et que les feux pour voitures sont plus ou moins respectés donc quand tu dois traverser, réfléchis bien à ton coup. Les piétons n’existent pas, personne ne s’arrêtera. Ma technique (avoir manqué de me faire arracher une jambe) : rester derrière un thaïlandais et marcher dans ses pas au moment de traverser.

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Tomber malade à cause de la chaleur… et de la clim

Lorsque je suis sortie de l’avion qui m’a débarqué à Bangkok, j’ai senti comme un brutal étouffement, l’impression d’être dans un sauna. Un passager à côté de moi me dit « vous inquiétez pas, c’est parce qu’on est passé devant le réacteur de l’avion, et il envoi de l’air chaud ». OK. Sauf qu’en fait pas du tout : en sortant de l’aéroport, je me rends compte que c’est la météo normale… Le problème, ce n’est pas tant la température (33-34°), que l’humidité ! 75% d’humidité dans l’air, autant dire que sans bouger d’un pouce on transpire comme jamais. Le tout sous un ciel gris et pesant, sans le moindre vent. Rajoutez le fait de devoir porter un pantalon et une étole pour visiter les temples, et vous obtenez les conditions météo de l’horreur.  Du coup, la bonne idée des thaïlandais, c’est de bombarder de l’air frais à coups de clim et de ventilo dans le moindre espace fermé (métro, magasins, hôtels…). Sur l’espace d’un mètre, vous perdez 15°. Et comme ça, tout le long de la journée, vous passez de l’ultra chaud à l’ultra frais. Votre corps adore. Ou pas. Atchoum.

Le Bangkok d’en haut et le Bangkok d’en bas

Si on lève les yeux, on peut voir le train futuriste de la capitale, glisser au dessus des avenues bondées, vissé sur ses pilonnes de béton. Le skytrain, tube aérien sur-climatisé,  surf d’un quartier à l’autre de la ville, bien loin de la masse qui s’agglutine et de la pollution qui déferle plus bas. Comme si le bordel et les déchets n’existaient pas dans le monde merveilleux du skytrain. A certains endroits, on peut relier des rues juste par les chemins piétons en hauteur, sans avoir à poser le pieds sur les trottoirs, plus bas, où une thaïlande populaire s’est appropriée la rue. J’ai marché de longues minutes dans ces couloirs perchés, qui sont comme de véritables rues, avec des embranchements, des directions indiquées. Ces « couloirs » rentrent directement dans ces immenses temples de la consommation que sont les centres commerciaux thaïlandais.

Ainsi, sans toucher le sol, on peut arriver dans ces buildings dédiés au shopping mais où l’on peut aussi manger, boire, faire la fête et même dormir. En bas, c’est la jungle, entre les embouteillages et la foule qui ne peut marcher sur le trottoir à cause des vendeurs de rue et slalome entre les scooters. De nouveaux gratte ciels sont tout le temps en construction, pour voir toujours de plus haut le Bangkok populaire. Les constructions en béton s’élèvent, pendant que les marchés flottants traditionnels perdurent. D’en bas, dans le train rouillé et bruyant, on peut apercevoir en levant les yeux, toujours plus de pillons de bétons en constructions pour de nouvelles routes toujours plus hautes. A construire des routes sur les unes sur les autres, Bangkok pense éviter ce qu’il y a au sol ? La ville est saturée, bondée, étouffante et ne s’arrête jamais. Déplacer le problème de plus en plus haut n’y changera rien.

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La Haute Bretagne, entre terre et mer

La Bretagne, tout le monde connait. De loin, c’est cette zone à l’ouest sur la carte météo qui apparait « grise » quand le reste de la France est ensoleillée. Sans doute un trucage pour que les bretons gardent leurs paysages et leur terre d’exception pour eux :p Venir en Bretagne, c’est s’offrir le temps pour profiter, découvrir de multiples paysages, un pays authentique pour se ressourcer et s’imprégner de l’âme bretonne. En Haute Bretagne, on peut expérimenter le temps d’une escapade, un mélange d’histoire, de moderne, de festif, d’air iodé, de randonnée, de forteresses médiévales, de forets… Allez viens, on est bien.

C’est où ?

C’est là où vous voulez vous échapper de Paris le temps d’un week end. A partir de l’été 2017, la LGV placera la Bretagne à seulement 1h30 de Paris. Depuis Rennes, capitale régionale, il est aisé de rejoindre les autres villes de la région, via le TER notamment (le covoiturage fonctionne aussi très bien). Vous pouvez par exemple, flâner en bord de mer, déguster des fruits de mer… St Malo ne sera qu’à 2h15 de Paris, Vannes à 2h30. Alors pas d’excuse, passez à l’oust !

Quand votre décision est prise, asseyez vous dans le train et ne pensez plus à rien : la Bretagne c’est sans voiture ! Loin loin les bouchons du périph’ et la foule dans le RER. Sur place, il est facile de profiter des activités et des excursions proposées dans avoir à venir en voiture.

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DINAN, cité médiévale AU BORD DE L’EAU

Un patrimoine médiéval préservé, une architecture remarquable du XVIIIe, les paysages verts de la Rance : bienvenu à Dinan ! Accrochée à flanc de coteau, perchée à 75 m au dessus de la Rance, on y trouve un des plus riches patrimoines architecturaux de Bretagne. La Rance vous dites ? Un fleuve qui vient se jeter dans la Manche, entre Dinard et St Malo, dont la quasi totalité du parcours sont des zones naturelles protégées.

Plongée dans le temps dans les rues pavées, bordées de maisons à pans de bois, d’hôtels Renaissance, entre églises Romane et Gothiques et échoppes d’artisans. Dinan est un voyage dans l’histoire de France, entre Du Guesclin (dont le coeur est à la basilique St Sauveur) et Anne de Bretagne. Et ce, jusqu’au jardin anglais qui offre, en particulier depuis la tour Ste Catherine, une vue imprenable sur la Rance, le port, le viaduc et les remparts de la cité.

Pour descendre au bord de l’eau, il faut emprunter la fameuse rue du Jerzual, côte la plus célèbre de Dinan qui relie le port au centre-ville. Avec un dénivelé de 75 mètres atteignant à certains endroits 35 % de déclivité, cette côte accueille tous les ans le défi du Jerzual, course à pied la plus populaire de la région suivie par des milliers de spectateurs. Si vous l’empruntez, passez au n°1 voir Adrian Colin, meilleur ouvrier de France et l’un des rares à pratiquer la verrerie d’art, notamment pour des maisons de luxe, au chalumeau (une trentaine en France).

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QUE FAIRE À DINAN ?

On y peut y arpenter avec curiosité les richesses d’un patrimoine préservé, que ce soit par une simple balade ou un jeu de piste. Mais c’est aussi profiter de panoramas et paysages variés au fil de l’eau.

Il faut avant tout commencer par le Château de Dinan, réunissant un donjon et une tour à l’entrée des remparts de la ville. Il faut aussi découvrir l’église St Malo, réputée pour ses vitraux et son orgue, et la basilique St Sauveur. On trouve aussi un certain nombre de couvents remarquables : des cordeliers, des bénédictines, des dominicaines, des ursulines. Au milieu de votre balade, vous ne manquerez pas d’apercevoir la Tour de l’horloge, et des hôtels particuliers plus ou moins cachés.

L’autre partie des activités se trouvent sur les bords de la Rance, depuis le port de Dinan. Des sentiers et voies vertes longent le fleuve pour y pratiquer le vélo, la marche ou faire un footing au milieu de cette nature préservée. Si vous préférez être sur l’eau qu’à côté, la pratique du canoë ou du paddle est tout à fait adaptée à la sérénité qui plane sur la Rance. Il est aussi possible de se s’embarquer à bord d’un bateau pour se laisser bercer jusqu’à l’écluse du Châtelier qui marque la limite entre la Rance fluviale et la Rance maritime.

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ET AUTOUR ?

La Haute Bretagne est un condensé de tout ce que l’on peut trouver comme diversité d’activités et de paysages dans la région. Si Dinan est le port d’attache de votre séjour, un choix multiple de choses à voir et à faire s’offre à vous dans les environs. Entre autre :

  • St Malo : la cité corsaire ! Un vaisseau de pierre sur l’embouchure de la Rance, ses remparts dressées fierement au-dessus de ses plages et de son port. Les façades et tours émergeant des fortifications donnent à la ville sa silhouette unique. Pour aborder la cité malouine, le chemin de ronde offre des vues imprenables !
  • Cancale : à savourer par le regard et par la bouche. Élu site remarquable du goût, Cancale est depuis longtemps réputé pour ses huîtres et ses coquillages. Mon coup de coeur, c’est une balade le long de la mer jusqu’à la pointe du Grouin, éperon rocheux, un magnifique observatoire, exposé au vent. L’un des plus vastes panoramas d’Ille-et-Vilaine.
  • La baie du Mt St Michel : « Le Couesnon, dans sa folie, mit le Mont Saint-Michel en Normandie » mais cela n’empêche pas la baie d’être en Bretagne ! Partout où votre regard se pose, il vous confirme que la baie du Mont Saint-Michel est une merveille. Le sable, la mer, le ciel se partagent l’horizon.
  • Dinard : Ici, c’est le chic qui prime, avec ses villes Belle Epoque. Sur la côte d’Emeraude, Dinard est resté un lieu plein de charme. Avec casino, galeries d’art et beaux hôtels, « Dinard, l’élégante » est une station balnéaire très prisée, avis aux amateurs.

Ce article a été possible grâce à l’Office de tourisme de Bretagne, l’Office de tourisme de Dinan, et le salon des blogueurs voyage. Merci à eux pour leur passion ! *Je reste bien entendu seul décideur de mes propos*

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Faire un road trip en l’Islande : l’itinéraire

En Mars, accompagnée de Monsieur, je suis allée en Islande faire un road trip autour de l’île pendant, 11 jours soit 2258km. Et des paysages incroyables, des Fjords aux icebergs, des plages de sable noir aux volcans, des montagnes enneigées aux cascades puissantes, des sources chaudes aux aurores boréales… Dans cet article, je vous présente notre itinéraire et ce que nous avons vu. Pour savoir comment préparer ce voyage, ça se passe dans cet article.

JOUR 1

Arrivés à l’aéroport Keflavik (celui pour les vols internationaux), situé à 50km de Reykjavik, notre loueur de voiture nous attend avec un panneau (avec des dizaines d’autres compagnies qui font la même chose pour leurs clients). La notre, c’est rent a wreck, et le type nous emmène jusqu’à l’agence en dehors de l’aéroport. Nous louons un 4×4 pour 11 jours pour 730€, assurance incluse, un prix honorable (voir l’article : comment voyager moins cher en Islande).

Arrivés à Reykjavik dans l’après midi, on parcourt les rues de cette capitale atypique. La balade débute avec l’originale et moderne église Hallgrimskirkja, dont le clocher se voit depuis l’extérieur de la ville. On se croirait dans un village : petits commerces (ici pas de franchises internationales !), maisons colorées, peu de voitures… Pause dej (il est 16h…) au Bæjarins beztu pylsur, que l’on peut traduire par « meilleur hot dog de la ville ». De renommée mondiale (il a ouvert en 1937, il y a du monde a toute heure à ce stand pour déguster un hot dog. On découvre ensuite le vieux porte, puis le Harpa Center qui offre une belle vue sur la ville au coucher de soleil.

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JOUR 2

Route vers le cercle d’or, qui débute avec le Parc Thingvellir, situé à 45km au nord de Reykjavik. Sur la route, les portes de la nature islandaise s’ouvre à nous, enfin ! Du coup, on s’arrête régulièrement pour profiter du paysage… On a rdv à 13h à l’entrée du Parc avec une compagnie de plongée pour une session snorkelling !

Nous allons nous glisser dans l’eau (à 2°) d’un site classé 15ème meilleur spot de plongée du monde : la faille de Silfra. Une merveille naturelle dont l’eau est si claire qu’elle offre une visibilité à 50m profondeur, des couleurs irréelles, une eau des plus pures de la terre. Et, c’est le point de rencontre des plaques tectoniques eurasiatique et nord-américain : une plongée entre 2 continents ! Nous enfilons une combinaison étanche (avec nos vêtements en dessous) et tout un attirail pour minimiser l’impact avec la fraicheur de l’eau. L’expérience fut incroyable. Pour tout savoir : https://guidetoiceland.is/fr/reserver-islande-voyage/plongee-avec-tuba-a-silfra-combinaison-etanche 

© Guide to Iceland

© Guide to Iceland

Après cette activité, nous passons le reste de la journée à découvrir le Parc. C’est là notamment que les premiers Islandais y établirent en 930 de notre ère, leur parlement, l’Alþing. Ce serait le 1er Parlement du monde ! C’est en ce lieu unique qu’étaient débattues les questions importantes telle l’adoption du Christianisme comme religion officielle. On y trouve aussi le lac Þingvallavatn, le plus grand lac d’Islande avec ses 83 km2, et une chute d’eau, Öxarárfoss.

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JOUR 3

Passer un moment dans des sources chaudes naturelles est une activité phare de l’Islande. Si toute la communication touristique pointe le blue lagoon, nous nous rendons à Fludir pour aller au Secret Lagoon. Plus petit, plus intime, moins cher. Haltes aux pudiques, il n’existe pas de vestiaires individuels. S’ils sont bien non mixtes, vous vous changerez dans la même pièce que les autres. Et les islandais(es) n’ont aucun problème à se balader « à poil » en public (pareil pour la douche) ! Le Secret Lagoon est un vrai moment de détente et de relaxation, dans une eau à 40° et une température extérieure à -5°.

Suite du cercle d’or, nous arrivons aux fameuses chutes de Gullfoss. C’est la 1ère fois de ma vie que je vois des chutes de cette ampleur, c’est impressionnant. Un sentier et une passerelle offrent une vue extraordinaire d’en haut de la puissance de l’eau et des 2 chutes qui se succèdent. Le bruit, le canyon, la rivière entourée de glace et de neige : Gullfoss est un paysage inoubliable.

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Dernière étape de la journée à Geysir, le geyser islandais qui a donné son nom à tous les autres. Ce champ géothermique compte plusieurs geysers, de tailles différentes. Finalement, un seul,  Strokkur, est vraiment actif. Il projette de l’eau chaude dans les airs à 20M de haut toutes les 8min environ.

JOUR 4

Le volcan Eyjafjallajökull est en face de nous à notre réveil, nous sommes au sud de l’île désormais. Nous prenons la route jusqu’à la cascade Seljalandsfoss, fait 65M de hauteur. On s’en rapproche le plus possible, même si la puissance de l’eau nous temps littéralement. Une balade le long la falaise permet de voir d’autres plus petites cascades, qui se jètent à nos pieds.

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One the road again, et nouvel arrêt pour une nouvelle cascade : Skogafoss. Bien différente de la précédente, la falaise offre un chemin large (25M) d’où la rivière se jète à 62M de haut. C’est l’une des plus célèbres du pays. On marche sur le sol gelé jusqu’à la chute, un arc en ciel à nos côtés. Un escalier permet d’accéder à une plateforme située au dessus de la falaise, où l’eau tombe dans un vacarme continu. Impressionnant.

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Non loin, on s’arrête en bord de route et marchons sur 3km de graviers noirs jusqu’à une plage nommée Sólheimasandur. Ici gît la carcasse d’un avion de l’armée américaine, écrasé là depuis 42 ans, au milieu de nul part. La scène est apocalyptique, et les touristes sont nombreux autour de la curiosité. L’épave est démembrée mais l’on peut observer en détail ses moindres recoins. Le vieux métal fait corps le sable noir.

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Dernière étape de la journée : Dyrhólaey. La piste pour grimper ce promontoire nécessité qu’on utilise le mode 4×4. D’en haut, à 120m, la vue à 360° est extraordinaire. L’arche rocheuse en face, les plages de sable noir et la mer sur les côtés, les glaciers derrière. Le vent est violent, mais ce paradis naturel pour les oiseaux nous en met plein la vue.

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Jour 5

La pluie ne s’arrête pas de tomber. Nous arrivons à l’entrée du Parc Skatafell où nous devions faire une randonnée. Le chemin est gelé et glissant et nécessité le port de crampons, ce que nous n’avons pas. Tant pis pour la rando. On se console en s’arrêtant à une langue glaciaire, qui dégouline entre les montagnes, depuis le plus grand glacier d’Europe, le Vatnajökull. La couleur turquoise de la glace est impressionnante.

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Nous avons rdv pour une nouvelle excursions, la visite d’une grotte de glace. Nous partons en petit groupe dans un 4×4 XXL aux roues immenses, qui roule tant bien que mal sur la neige puis le glacier. Attention, ça secoue ! Armés de casques et de crampons, nous entrons dans la grotte sous le glacier avec notre guide. On y retrouve ce turquoise particulier, dont l’eau est à la fois tellement pure et si solide.

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Nous terminons notre journée au Jökulsárlón, signifiant « lagune du glacier », le plus connu et le plus grand des lacs proglaciaires en Islande. Un lac où flottent d’innombrables blocs de glace, qui se détache duVatnajökull. Ils dérivent sur le lac, et rejoignent la mer, où ils s’échouent alors sur la plage de sable noir appelée Diamond beach. Des milliers de glaçons géants disposés face à la mer. C’est un paysage unique au monde.

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JOUR 6

Nous passons presque toute la journée dans la voiture, en faisant régulièrement des arrêts. Les paysages changent tellement souvent ! D’un instant à l’autre on passe des montagnes enneigées à des plaines vertes de bord de mer. Nous prenons la route qui serpente dans les Fjors de l’Est, avec ses petits villages de pêcheurs. On zig zag sous une météo maussade jusqu’à Seyðisfjörður, entouré par les montagnes sur trois côtés. C’est d’ici que partent et arrivent les bateaux pour le Danemark et les îles Féroé. Il est connu pour être le village le plus « typiquement islandais » du pays. Une sorte de carte postale représentative.

Nous logeons dans une ville à une demi heure de là, dans les terres. Chaque soir depuis notre départ, nous scrutons le ciel et notre application spéciale aurores boréales, pour optimiser nos chances. Ce soir, on décide de le tenter. Avec 5 épaisseurs sous nos manteaux, on s’éloigne des lumières du centre ville et grimpons une petite colline, pour avoir un meilleur point de vue. Au bout d’une demi heure d’attente, elles sont là. Quel spectacle extraordinaire. C’est un rêve qui se réalise que de voir ces flots lumineux glisser dans le ciel.

Jour 7

Nous reprenons la route, pour nous rentre à la chute de Dettifoss. Nous tentons par la route 864, malgré qu’elle soit fermée. Par peur d’enliser les roues dans la poudreuse, nous rebroussons chemin. Finalement, la route 862, goudronnée, est totalement praticable. On dit qu’elle est la chute la plus puissante d’Europe avec un débit d’environ 200 m3/s. L’eau, marron, apporte un côté « portes de l’enfer » à cet endroit impressionnant. Non loin, en bout de canyon, les chutes de Selfoss valent aussi le détour. L’on peut s’en approcher de très près, le bruit est assourdissant.

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Après quelques km, nous marquons un arret à Námafjáll, un des plus intéressant champ géothermal du pays. Un endroit très facile à repérer, tant les colonnes de fumées se voient de loin, accompagnées par l’odeur très forte de soufre. Un petit sentier permet de faire le tour du site et passer entre les marmites bouillonnantes. Par endroit, la température au sol est de 80°, alors mieux vaut mieux suivre le chemin indiqué…

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Nous roulons autour du Lac Myvatn, totalement gelé, jusqu’à de nouvelles chutes d’eau : Godafoss. Point histoire : En l’an 1000, le parlement islandais (l’Alþing) décide de suivre l’avis de Þorgeir Þorkelsson et adopte le christianisme. En revenant dans sa contrée, celui-ci montre l’exemple en jetant ses idoles de l’ancienne religion nordique dans cette chute. Le nom Goðafoss signifie « la chute des dieux » en souvenir de cet événement.

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En fin de journée, nous arrivons dans la 2ème plus grande ville d’Islande : Akuyeri (18 000hab.). Le soir, nouvelle escapade cette fois en voiture, à la recherche des aurores boréales. Bingo, avant même d’avoir quitté la ville. On s’arrête sur le côté de la route pour admirer le spectacle.

Jour 8

Nouvelle activité au programme : nous nous rendons sur les quais et embarquons à bord d’un bateau d’observation des baleines ! Notre guide est un biologiste français :) Nous passons les 3h de traversée au froid, en combinaison, sur le pont, à scruter le moindre mouvement dans l’eau. Malheureusement, nous ne verrons pas de baleines… La compagnie nous donne des tickets pour retenter notre chance (gratuitement), depuis Reykjavik.

Nous roulons tranquillement jusqu’à Blonduos, situé au nord ouest de l’île. Nous traversons comme toujours, de beaux paysages, entre montagnes, églises solitaires, chevaux frigorifiés, maisons abandonnées… Nous avons un chalet pour la nuit, au bord d’une rivière où nous promenons jusqu’à la tombée de la nuit.

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Jour 9

Notre 1ère étape est l’arche Hvítserkur, un bloc de basalte de 15M de haut découpé par l’érosion maritime. Le site est très apaisant, avec la mer, calme, qui vient s’aventurer jusque là, et en fond, les montagnes enneigées. Sous nos pieds, encore et toujours du sable noir. On poursuit sur cette route qui longe toute la péninsule et le littoral, en s’arrêtant régulièrement pour prendre l’air. Plus de touristes ici… La route est longue, jusqu’à Grundafjordur où nous passerons la nuit.

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Jour 10

En face de notre guest house se trouve Kirkjufell, soit disant la montagne la plus photographiée d’Islande. On a du mal à saisir pourquoi, et on poursuit notre chemin (après avoir pris une photo tout de même). On traverse le Parc National de Snæfellsjökull, où se trouve le volcan du même nom. C’est ici que Jules Verne place dans son livre, l’entrée du centre de la terre. La péninsule que nous parcourons est verdoyante, parsemée de quelques cratères. Le Saxholl a même des escaliers, que l’on emprunte, pour grimper en haut de ce rocher volcanique.

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Prochaine étape, la plage Ytri Tunga. Des français rencontrés la veille nous ont dit qu’une colonie de phoques y était installée. Bingo, à peine arrivés, on aperçoit des têtes qui sortent de l’eau, quand d’autres prennent le soleil sur des rochers. On s’assoit sur un rocher pour les regarder nous reluquer. Au bout d’une demi heure, on entend : « guys ! the sea ! » Et effectivement, en se retournant, nous sommes encerclés par la mer. Pas le choix, on saute dedans, l’eau jusqu’aux genoux (p***** c’est froid) pour rejoindre la rive. Je ne sens littéralement plus mes pieds. Sechage et changement de fringues dans la voiture.

Arrivée à Akranes en fin de journée. Notre meilleur guest house, des hotes accueillants et généreux. Ils nous prêtent des vélos. Ce n’est pas la 1ere activité à laquelle on pense en Islande mais la nuit tombée, on roule jusqu’au port et la digue où se succèdent 2 phares. Au loin, les lumières de Reykjavik brillent.

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Jour 11

Bagages pliés en ce dernier jour, on roule jusqu’à Reykjavik, en empruntant le tunnel Hvalfjörður, qui passe sous la mer, et évite de faire un grand tour. On rejoint le vieux porte où l’on embarque à 13h pour une nouvelle tentative d’observation des baleines avec Elding Company. Nous n’en verrons toujours pas… mais elles seront remplacées par les dauphins, présents en nombre ! Certains viennent même jusqu’au bateau, pour le plaisir des touristes.

Nous profitons de nos dernières heures en Islande pour parcourir à nouveau les rues de la capitale. Nous prenons le temps d’écouter une répétition dans une église, de prendre un chocolat au chaud, de regarder les oiseaux sur le lac, d’apprécier les maisons colorées. Après un 1er et unique diner en restaurant pour gouter aux poissons locaux, nous passerons la nuit à l’aéroport où notre vol pour Paris est bien matinal…

A lire : 15 choses à savoir sur l’Islande // Préserver l’Islande du tourisme de masse

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Faire un road trip en Islande

L’islande, un pays qui m’attire et me fait rêver depuis quelques temps et pour une fois, c’est accompagnée de Monsieur que je suis partie sur les routes. Nous avons roulé 2258km et parcoururs des paysages incroyables, des Fjords aux icebergs, des plages de sable noir aux volcans, des montagnes enneigées aux cascades puissantes, des sources chaudes aux aurores boréales…

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QUAND PARTIR ?

Je ne me voyais découvrir l’Islande que sous la neige. Une destination aussi « fraiche » mérite d’être appréciée sous son blanc manteau selon moi, et donc entre octobre et mars. De plus, j’avais l’objectif de voir des aurores boréales, visibles qu’en hiver, voir jusqu’à Avril.

Au coeur de l’hiver, il est clair que la circulation est limitée à la route 1. Il n’est pas possible d’aller au coeur de l’ile, un certain nombre d’endroits ne sont pas accessibles, il ne faut pas craindre le froid et aimer la neige à foison. L’argument « il y a moins de touristes » tient de moins en moins étant donné que le pays est submergé tout le temps (même si l’affluence est encore plus nombreuse l’été). En revanche, les tarifs de nuitées et de location de voiture sont moins élevés. Ce qui étant donné le cout de la vie en Islande, est non négligeable.

Le mois de Mars me parait un bon compromis (tiens c’est justement ce qu’on a fait !) : nous avons eu des montagnes enneigées, mais aussi des endroit sans rien. Des températures normales (de -5° à 3°), des tarifs relativement raisonnables (du point de vue de l’Islande), des activités d’hiver (balade sur glacier) et de printemps (observation des baleines). Mais déjà beaucoup de touristes, partout… Alors je n’ose imaginer en Juillet. De plus, certaines routes sont indiquées comme fermées sur road.is (du fait de la météo) alors que sur place, nous avons pu rouler sans problème.

L’AVION

Basiquement, il est possible de vous envoler pour l’Islande depuis Paris à partir de 50€ le vol direct. Pour ça, on remercie la compagnie low cost WOW Air, qui a largement contribué à rendre cette destination accessible. Il faut se préparer à partir tôt le matin (ou tard le soir). En passant la nuit à l’aéroport Keflavik (celui pour les vols internationaux) pour notre vol de 6h, on a économisé une nuit sur place 😀

Dans les faits, qui dit low cost, dit service minimum. Et même si, après recherches sur mon comparateur habituel, nous avons trouvé des billets à 240€ A/R par personne, je n’imaginais pas qu’il faille payer en plus pour un bagage… en cabine ! Heureusement, Monsieur et moi même avons l’habitude de voyager léger, il a donc fallu payer 17€ par personne et par vol pour avoir une valise avec nous en cabine. Prévoyez 30€ pour un bagage en soute…

Il est aussi possible d’effectuer le vol avec SAS Airlines, compagnie scandinave, qui elle inclue les bagages (cabine ou soute) dans son prix. Cependant, pour avoir un prix correct, ne vous attendez pas à un vol direct. Icelandair est elle, la compagnie nationale du pays, mais propose des tarifs beaucoup plus élevés pour des vols directs.

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LA VOITURE

Qui dit road trip, dit voiture. L’islande est parfaitement adapté à ce type de voyage, et la majorité des touristes découvrent l’île de cette manière. Etant donné l’originalité du pays, nous avons opté pour un 4×4, même en Mars. Je ne dirai pas que nous en avons eu un besoin quotidien car nous roulions principalement sur la route 1, mais cela nous a rassuré sur certaines portions moins évidentes ou sur les routes graveleuses aux nombreux trous. C’était plus « au cas où » qu’une réelle nécessité. Nous avons utilisé l’option 4×4 plusieurs fois tout de même. Mais à ma grande déception, nous n’avons jamais eu à traverser de gués !

On va se le dire de suite : c’est le point de dépense le plus important du voyage. C’est un moyen très plébiscité, et je ne peux que vous conseiller de passer par une agence locale plutôt qu’une compagnie internationale. Après moult recherches, c’est via le moteur https://guidetoiceland.is/fr/location-voiture-islande que j’ai trouvé le loueur le moins cher. Le prestataire proposé (et que nous avons booké en ligne) est rent a wreck, une agence locale au nom révélateur. De tous les sites que j’ai cherché, tous les blogs comparés et les touristes croisés à qui je demandais le prix de la location, c’était le moins cher.

Concrètement, nous avons payé 600€ pour un 4×4 Suzuki Jimmy pour 11 jours et sur place, nous avons rajouté une assurance de 130€. Notre location nous a donc couté au total 730€, pour 2, en mars. Ce prix peut tout simplement doubler en juillet-aout, pour un 4×4. A cela, il faut rajouter le prix de l’essence. Les prix varient facilement d’une ville à l’autre mais il faut compter environ 1,7€ / L. Après 11 jours sur la route, nous en avons eu pour 280€ d’essence (161L).

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L’HEBERGEMENT

C’est un autre poste de dépense qui va faire mal à votre budget. D’autant que vous constaterez qu’il n’y a pas 15 000 solutions pour dormir étant donné la faible population au m2. A part Reykjavik ou Akuyeri, nous n’avons pas trouvé d’auberge de jeunesse sur notre route. J’avais tenté les messages sur couchsurfing, sans succès. Quant aux AirBnB, ils sont inabordables…

Avec l’explosion du tourisme, les islandais proposent des Guest House, un type de logement que nous avons privilégié tout au long du séjour. Cela peut s’apparenter à des chambre d’hôtes, enfin sur le papier. Guest House, pour tout voyageur, cela sonne comme chambre chez l’habitant, et donc quelque chose de simple, de familial et un moyen de rencontrer des locaux. Malheureusement, le terme est largement usurpé pour laisser place à des blocs impersonnels aux dizaines de chambres, sans parties communes. Et ils appellent ça Guest House…

Nous n’avons rencontré en 10 nuits, que 2 islandais qui nous ont accueillis à leur domicile, et c’était de loin les meilleurs endroits. Le reste s’apparentait à des hôtels, mais sans le nom. Par contre avec le prix… Mes recherches m’indiquaient une moyenne de 80-90€ / nuit pour une chambre double en Guest House (30-40% plus cher l’été). Nous avons réussi à nous en sortir pour 37,5€ / nuit / personne soit 75€ en moyenne / nuit pour une chambre double. Dont parfois, avec petit déjeuner inclus ! Nous avions tout réservé à l’avance, ce qui me conforte dans ma manière de voyager une fois de plus : plus on est organisé, plus on fait des économies.

L’ARGENT

La Couronne Islandaise (ISK) est la monnaie locale, sachant qu’1€ = 115 ISK (à peu près) et donc 100 ISK = 0,85ct. Pour prévoir large, mentalement, je pensais 100ISK =1€, ce qui est plus simple et surtout, intègre une petite marge. Inutile de retirer de l’argent au distributeur ou dans un bureau de change : la plupart des commerçants et hebergements prennent la carte bancaire, et même dans les endroits les plus reculés. Jetez un oeil avant à votre banque concernant les frais éventuels en cas d’utilisation quotidienne en Islande.

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L’ALIMENTATION

Je ne sais pas ce qui vous motive à découvrir l’Islande, mais personnellement, ce n’était pas pour sa gastronomie. Je suis toujours curieuse de la nourriture locale, c’est un moyen de s’imprégner d’un pays et de réduire son budget. Cependant, l’Islande étant un pays cher, nous avons fait le choix dès le début de rogner ce poste de dépense au maximum. Résultat : des sandwichs tous les midis pendant 10 jours, préparés nous mêmes, la veille. Oui, ça ne fait pas rêver, mais franchement, je n’ai aucun regret. Car sur la route, il n’y a pas beaucoup d’autres choix quand on ne croise parfois pas un village, que dis je, un hameau, de la journée !

Nous avons croisé des français, des italiens et des espagnols, qui sont venus avec une valise entière de nourriture achetée avant pour ne pas acheter sur place… Tout est bon pour faire des économies ! Je ne remercierai jamais assez ce couple de français d’avoir partagé avec nous leur bouteille de Bordeaux 😉 Nous avons fait nos courses dans les supermarchés islandais, au moins on a acheté local. Nous avons diné 2 fois à l’extérieur : un soir à la ferme où nous logions, qui proposait sa propre viande d’agneau. En terme de circuit court et local, difficile de faire mieux. Le dernier soir, nous nous sommes offert le luxe d’aller au restaurant manger du poisson et des fruits de mer, un incontournable quand même.

Attention, en Islande, il n’y a pas de rayon alcool dans les supermarchés (sauf < 2,25%). Pour info, la bière n’est LEGALE dans le pays que depuis… 1989 !  Il faut se rendre souvent en face, au magasin Vinbudin. Cette chaine fait partie de l’ÁTVR (The State Alcohol and Tobacco Company of Iceland). Il s’agit d’une société dont la gestion est assurée par l’État islandais, avec un monopole sur les ventes d’alcools. Cette chaîne est présente sous la forme d’un magasin en ligne et de 48 boutiques disséminées sur le territoire.