Islande

Faire un road trip en Islande

L’islande, un pays qui m’attire et me fait rêver depuis quelques temps et pour une fois, c’est accompagnée de Monsieur que je suis partie sur les routes. Nous avons roulé 2258km et parcoururs des paysages incroyables, des Fjords aux icebergs, des plages de sable noir aux volcans, des montagnes enneigées aux cascades puissantes, des sources chaudes aux aurores boréales…

Islande

QUAND PARTIR ?

Je ne me voyais découvrir l’Islande que sous la neige. Une destination aussi « fraiche » mérite d’être appréciée sous son blanc manteau selon moi, et donc entre octobre et mars. De plus, j’avais l’objectif de voir des aurores boréales, visibles qu’en hiver, voir jusqu’à Avril.

Au coeur de l’hiver, il est clair que la circulation est limitée à la route 1. Il n’est pas possible d’aller au coeur de l’ile, un certain nombre d’endroits ne sont pas accessibles, il ne faut pas craindre le froid et aimer la neige à foison. L’argument « il y a moins de touristes » tient de moins en moins étant donné que le pays est submergé tout le temps (même si l’affluence est encore plus nombreuse l’été). En revanche, les tarifs de nuitées et de location de voiture sont moins élevés. Ce qui étant donné le cout de la vie en Islande, est non négligeable.

Le mois de Mars me parait un bon compromis (tiens c’est justement ce qu’on a fait !) : nous avons eu des montagnes enneigées, mais aussi des endroit sans rien. Des températures normales (de -5° à 3°), des tarifs relativement raisonnables (du point de vue de l’Islande), des activités d’hiver (balade sur glacier) et de printemps (observation des baleines). Mais déjà beaucoup de touristes, partout… Alors je n’ose imaginer en Juillet. De plus, certaines routes sont indiquées comme fermées sur road.is (du fait de la météo) alors que sur place, nous avons pu rouler sans problème.

L’AVION

Basiquement, il est possible de vous envoler pour l’Islande depuis Paris à partir de 50€ le vol direct. Pour ça, on remercie la compagnie low cost WOW Air, qui a largement contribué à rendre cette destination accessible. Il faut se préparer à partir tôt le matin (ou tard le soir). En passant la nuit à l’aéroport Keflavik (celui pour les vols internationaux) pour notre vol de 6h, on a économisé une nuit sur place 😀

Dans les faits, qui dit low cost, dit service minimum. Et même si, après recherches sur mon comparateur habituel, nous avons trouvé des billets à 240€ A/R par personne, je n’imaginais pas qu’il faille payer en plus pour un bagage… en cabine ! Heureusement, Monsieur et moi même avons l’habitude de voyager léger, il a donc fallu payer 17€ par personne et par vol pour avoir une valise avec nous en cabine. Prévoyez 30€ pour un bagage en soute…

Il est aussi possible d’effectuer le vol avec SAS Airlines, compagnie scandinave, qui elle inclue les bagages (cabine ou soute) dans son prix. Cependant, pour avoir un prix correct, ne vous attendez pas à un vol direct. Icelandair est elle, la compagnie nationale du pays, mais propose des tarifs beaucoup plus élevés pour des vols directs.

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LA VOITURE

Qui dit road trip, dit voiture. L’islande est parfaitement adapté à ce type de voyage, et la majorité des touristes découvrent l’île de cette manière. Etant donné l’originalité du pays, nous avons opté pour un 4×4, même en Mars. Je ne dirai pas que nous en avons eu un besoin quotidien car nous roulions principalement sur la route 1, mais cela nous a rassuré sur certaines portions moins évidentes ou sur les routes graveleuses aux nombreux trous. C’était plus « au cas où » qu’une réelle nécessité. Nous avons utilisé l’option 4×4 plusieurs fois tout de même. Mais à ma grande déception, nous n’avons jamais eu à traverser de gués !

On va se le dire de suite : c’est le point de dépense le plus important du voyage. C’est un moyen très plébiscité, et je ne peux que vous conseiller de passer par une agence locale plutôt qu’une compagnie internationale. Après moult recherches, c’est via le moteur https://guidetoiceland.is/fr/location-voiture-islande que j’ai trouvé le loueur le moins cher. Le prestataire proposé (et que nous avons booké en ligne) est rent a wreck, une agence locale au nom révélateur. De tous les sites que j’ai cherché, tous les blogs comparés et les touristes croisés à qui je demandais le prix de la location, c’était le moins cher.

Concrètement, nous avons payé 600€ pour un 4×4 Suzuki Jimmy pour 11 jours et sur place, nous avons rajouté une assurance de 130€. Notre location nous a donc couté au total 730€, pour 2, en mars. Ce prix peut tout simplement doubler en juillet-aout, pour un 4×4. A cela, il faut rajouter le prix de l’essence. Les prix varient facilement d’une ville à l’autre mais il faut compter environ 1,7€ / L. Après 11 jours sur la route, nous en avons eu pour 280€ d’essence (161L).

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L’HEBERGEMENT

C’est un autre poste de dépense qui va faire mal à votre budget. D’autant que vous constaterez qu’il n’y a pas 15 000 solutions pour dormir étant donné la faible population au m2. A part Reykjavik ou Akuyeri, nous n’avons pas trouvé d’auberge de jeunesse sur notre route. J’avais tenté les messages sur couchsurfing, sans succès. Quant aux AirBnB, ils sont inabordables…

Avec l’explosion du tourisme, les islandais proposent des Guest House, un type de logement que nous avons privilégié tout au long du séjour. Cela peut s’apparenter à des chambre d’hôtes, enfin sur le papier. Guest House, pour tout voyageur, cela sonne comme chambre chez l’habitant, et donc quelque chose de simple, de familial et un moyen de rencontrer des locaux. Malheureusement, le terme est largement usurpé pour laisser place à des blocs impersonnels aux dizaines de chambres, sans parties communes. Et ils appellent ça Guest House…

Nous n’avons rencontré en 10 nuits, que 2 islandais qui nous ont accueillis à leur domicile, et c’était de loin les meilleurs endroits. Le reste s’apparentait à des hôtels, mais sans le nom. Par contre avec le prix… Mes recherches m’indiquaient une moyenne de 80-90€ / nuit pour une chambre double en Guest House (30-40% plus cher l’été). Nous avons réussi à nous en sortir pour 37,5€ / nuit / personne soit 75€ en moyenne / nuit pour une chambre double. Dont parfois, avec petit déjeuner inclus ! Nous avions tout réservé à l’avance, ce qui me conforte dans ma manière de voyager une fois de plus : plus on est organisé, plus on fait des économies.

L’ARGENT

La Couronne Islandaise (ISK) est la monnaie locale, sachant qu’1€ = 115 ISK (à peu près) et donc 100 ISK = 0,85ct. Pour prévoir large, mentalement, je pensais 100ISK =1€, ce qui est plus simple et surtout, intègre une petite marge. Inutile de retirer de l’argent au distributeur ou dans un bureau de change : la plupart des commerçants et hebergements prennent la carte bancaire, et même dans les endroits les plus reculés. Jetez un oeil avant à votre banque concernant les frais éventuels en cas d’utilisation quotidienne en Islande.

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L’ALIMENTATION

Je ne sais pas ce qui vous motive à découvrir l’Islande, mais personnellement, ce n’était pas pour sa gastronomie. Je suis toujours curieuse de la nourriture locale, c’est un moyen de s’imprégner d’un pays et de réduire son budget. Cependant, l’Islande étant un pays cher, nous avons fait le choix dès le début de rogner ce poste de dépense au maximum. Résultat : des sandwichs tous les midis pendant 10 jours, préparés nous mêmes, la veille. Oui, ça ne fait pas rêver, mais franchement, je n’ai aucun regret. Car sur la route, il n’y a pas beaucoup d’autres choix quand on ne croise parfois pas un village, que dis je, un hameau, de la journée !

Nous avons croisé des français, des italiens et des espagnols, qui sont venus avec une valise entière de nourriture achetée avant pour ne pas acheter sur place… Tout est bon pour faire des économies ! Je ne remercierai jamais assez ce couple de français d’avoir partagé avec nous leur bouteille de Bordeaux 😉 Nous avons fait nos courses dans les supermarchés islandais, au moins on a acheté local. Nous avons diné 2 fois à l’extérieur : un soir à la ferme où nous logions, qui proposait sa propre viande d’agneau. En terme de circuit court et local, difficile de faire mieux. Le dernier soir, nous nous sommes offert le luxe d’aller au restaurant manger du poisson et des fruits de mer, un incontournable quand même.

Attention, en Islande, il n’y a pas de rayon alcool dans les supermarchés (sauf < 2,25%). Pour info, la bière n’est LEGALE dans le pays que depuis… 1989 !  Il faut se rendre souvent en face, au magasin Vinbudin. Cette chaine fait partie de l’ÁTVR (The State Alcohol and Tobacco Company of Iceland). Il s’agit d’une société dont la gestion est assurée par l’État islandais, avec un monopole sur les ventes d’alcools. Cette chaîne est présente sous la forme d’un magasin en ligne et de 48 boutiques disséminées sur le territoire.

visa russie

Comment obtenir son VISA pour la Russie ?

J’adore organiser mes voyages. Mais ce VISA, c’est la galère… Il est pourtant obligatoire pour se rendre en Russie. Si vous avez commencé à regarder comment l’obtenir, vous allez vite vous sentir découragé par les démarches. Pas de panique ! Je vous explique comment obtenir facilement et rapidement votre VISA pour la Russie.

Ce que l’Ambassade demande

  • Un passeport, avec 2 pages libres minimum, en cours de validité (6 mois après la date retour).
  • Photocopie de la 1ère page du passeport.
  • Formulaire en ligne rempli et signé (https://visa.kdmid.ru/)
  • Attestation personnelle d’assurance maladie et rapatriement, avec les dates du séjour, le n° du contrat, nom de l’assuré, et cachet de l’assurance.
  • Voucher touristique (invitation) venant d’un prestataire type agence de voyage ou une confirmation de réservation d’hôtel avec n° d’agrément.
  • Photo d’identité récente, en couleur.
  • 35€ de frais consulaires

Tous ces documents sont suffisants pour un VISA tourisme et un séjour < 13 jours. Au delà, il faudra prévoir de préciser le contenu de chaque journée !

saint petersbourg

LA DEMARCHE Par l’Ambassade

Il faut partir du principe que la Russie n’est pas fait pour les backpackers insouciants qui vivent au jour le jour. Vous devez pouvoir tout justifier et réserver vos hébergements à l’avance. Pour réaliser une demande de VISA pour la Russie, il faut se déplacer physiquement à l’Ambassade, située dans le 16ème arr. de Paris. Il y a aussi des consulats à Marseille, Strasbourg et Lyon. Il faut alors prendre un RDV pour le dépôt de dossier, et y retourner pour retirer son VISA.

Avant tout, il faut réunir un dossier avec les documents mentionnés plus haut. Pour le voucher, il est possible d’en acheter un à une agence spécialisée. Comptez entre 20€ et 30€ (on me dit le plus grand bien de http://www.russieautrement.com/visa-et-invitations/).

Pour l’assurance, j’ai vraiment galéré à chercher. J’ai écrit à ma banque et à ma mutuelle, personne n’a pu me renseigner. J’ai lu que certains utilisaient l’assurance de leur carte bancaire, moi j’ai eu beau demander, on ne pouvait pas me fournir l’attestation conforme a celle demandée par l’ambassade. La solution peut être de prendre une assurance rapatriement  uniquement pour votre séjour. Il vous en coutera entre 50 et 70€ pour un mois d’assurance, avec April ou encore Chapka. Ces structures, qui ont l’habitude de travailler avec des voyageurs, envoient ensuite l’attestation nécessaire à votre VISA.

Après ces étapes (et avoir réservé vos hôtels), vous pouvez remplir le formulaire en ligne sur le site russe dédié. C’est assez pointilleux, il faut apporter des détails précis à un certain nombre de questions. Puis imprimer le document et le signer au stylo à bille noir (oui oui). Vous n’aurez plus qu’à revenir une dizaine de jours après pour récupérer votre passeport flanqué du VISA.

Passer par une agence ?

Après des jours à fouiller les blogs et les forums, je ne m’en sortais pas, notamment sur le fait de se déplacer à Paris, l’assurance rapatriement et le voucher à payer, et le reste de la paperasse. Un vrai bourbier quand on veut faire les choses au moins cher et au plus simple ! Après calculs, j’ai donc pris la décision de passer une agence, pour s’occuper de toutes mes démarches.

Si vous choisissez aussi de prendre une agence, sachez que beaucoup profitent de la situation (démarches compliquées) pour faire payer (trop) cher. J’ai donc pris le temps de comparer les prix, les services proposés et les délais d’obtention. Au final, j’ai sélectionné : russie-tourisme.com (prestataire de Alpha Service VISA) et ça s’est très bien passé. Je n’ai rien eu à faire à part envoyer une lettre en recommandé !

Russie tourisme propose un service complet pour l’obtention du VISA (tourisme) : aucun document consulaire à compléter, l’agence s’occupe aussi du voucher et surtout, de l’assurance. Il suffit de remplir quelques informations en ligne, puis d’envoyer votre passeport en recommandé. Un système de messagerie sur le site permet d’échanger rapidement avec l’agence. Ils sont réactifs et ont confirmé la réception de mon passeport dès le lendemain de l’envoi. 15 jours plus tard, j’ai reçu une enveloppe avec le VISA et l’attestation d’assurance. J’ai aussi reçu par mail des conseils et indications sur la manière de remplir le document qui sera délivré à l’aéroport.

Cout de ce service complet : 165€ (+8€ pour l’envoi du recommandé). Je n’ai pas eu grand chose à faire, et surtout pas besoin de se déplacer ! Une solution abordable et accessible. L’agence Action VISA délivre les mêmes prestations pour 180€.

SUR PLACE

L’agence Russie Tourisme m’avait indiqué que j’aurai un papier à remplir lors de l’arrivée à l’aéroport, que l’on est censé vous donner dans l’avion. Alors, je ne sais pas dans quelles conditions cette disposition est pris mais en arrivant à l’aéroport de St Petersbourg, je n’ai RIEN eu à faire. On ne m’a pas donné de papier à remplir, je suis arrivée simplement avec mon passeport à la douane (avec mon VISA bien entendu). Il a fallu moins de 5min pour que je rentre sur le territoire russe, avec mon papier d’immigration (à garder impérativement toujours avec vous !) et mon passeport tamponné.

Par contre, une fois en Russie, il faut vous enregistrer, c’est à dire déclarer que vous êtes là et que vous logez sur le territoire. Cela n’a pas de rapport avec le VISA. C’est à votre hébergeur de s’en occuper, car c’est un moyen pour lui d’être en règle avec l’Etat. On vous l’indique à votre arrivée, ou alors, faites en la demande. Cet enregistrement doit être fait max. 7 jours suivant votre entrée en Russie. Lors de l’arrivée sur votre lieu de séjour, vous devrez présenter votre passeport et votre carte de migration (obtenue à l’aéroport) et votre hébergeur se chargera de vous enregistrer. Si vous le ne faites pas, pas de panique. Il y a très peu de chance pour que l’on vous demande ce justificatif. Dans les pire des cas, vous aurez une amende à payer. L’enregistrement peut être facturé selon les hôtels (pour ma part, j’ai payé 500 roubles).

 

 

 

ATTENTION : il est impératif de quitter le territoire le jour indiqué sur votre papier d’immigration (ou avant). Votre autorisation de séjour est décidée au jour près, pas de rab’ possible.

 

 

*Je précise, même si cela me parait évident, que je n’ai ni lien ni partenariat ni échange avec toutes les structures mentionnées dans l’article. Celui ci est simplement le fruit de mon expérience et des mes recherches indépendantes*

voyage zero déchet

Voyager et réduire ses déchets

Comment faire pour créer un minimum de déchets lors d’un road trip ou un voyage sac sur le dos ? L’écologie n’as pas de frontières, ce que l’on jète ici se ressent à l’autre bout du monde. Et donc ce que l’on ne produit / jète pas aussi. Si à titre personnel, je me suis lancée dans cette démarche qui à pour but de tendre vers le « zéro déchet », il s’agit de l’appliquer autant que possible lors de mes voyages. Car ce que je réduis chez moi n’a pas d’intérêt si je le créé ailleurs. La démarche est globale et à l’échelle de la planète.

Pourtant, voyager peut largement décourager ce que vous vous acharnez à faire chez vous. Quand vous en êtes à fabriquer vous même votre dentifrice pour éviter de jeter un tube en plastique tous les 4 mois et que vous longez des routes jonchées de bouteilles et de sacs plastiques, il y a de quoi être découragé. Et pourtant, il faut tenir, faire de la pédagogie, expliquer, tenter de convaincre… Se dire qu’il y autant, voir plus, de déchets chez nous sauf qu’ils sont enfouis, à l’abri des regards. Une manière de les ignorer alors qu’ils s’amoncellent.

Quelques actions simples peuvent pourtant réduire votre impact sur place et aider, à votre échelle, un peu cette planète.

L’EAU :

Qu’elle ne fut pas ma déception quand j’ai lu sur le blog d’un célèbre videaste voyage, que j’apprécie, qu’il n’est pas nécessaire de s’encombrer d’une gourde en voyage car « il suffit d’acheter des bouteilles d’eau sur place »… Car c’est bien l’inverse qu’il faut faire ! La gourde, ou poche à eau, est l’accessoire primordial d’un voyage « zéro déchet ». Je n’ai jamais acheté de bouteille d’eau en France, ce n’est pas à l’étranger que je vais commencer… L’idéal, c’est la gourde pliable : elle ne pèse RIEN, s’enroule et se clips avec un boutons pression pour ne prendre aucune place, et le best, elle a un mousqueton pour l’accrocher à la ceinture (idéal pour la rando, l’escalade, le canyoning… – cf photo ci dessous). La mienne est en plus BPA free 😉 Il n’y a plus qu’à remplir votre gourde chaque matin avant de partir en vadrouille !

jordanie

Concernant les pays où l’eau n’est pas potable, il est possible de filtrer l’eau avant de la boire via différentes méthodes. Afin de limiter les risques, quelques conseils :

  • Prélevez l’eau la plus claire possible
  • Prélevez l’eau le plus loin possible de toutes activités polluantes et le plus en amont d’activités humaines.
  • Evitez l’eau stagnante, les micro-organismes s’y développent plus facilement.

Pour filtrer l’eau, vous pouvez vous procurer un tube filtrant ou bien une gourde qui en intègre un. Le principe d’un filtre est simple : l’eau passe à travers des pores de petite taille qui retiennent les organismes et particules. La taille des pores varie – plus les pores sont petits plus le filtre est efficace. La plupart des filtres actuels ont des pores d’une taille de 0.1 à 0.3 microns  et retiennent tout ce qui a une taille supérieure à cela. Je précise que dans certains pays, l’eau est potable / bue par les locaux, mais indiquée comme déconseillée pour les occidentaux. À chacun de voir mais pour ma part, c’est ce qu’on m’avait dit en Jordanie, où j’ai bu l’eau du robinet pendant 10 jours sans problème. En Turquie, où l’eau n’est pas potable, j’ai bu beaucoup de Thé :) Renseignez vous bien sur la qualité de l’eau avant de vous lancer.

MANGER :

C’est quand on sort un peu de sa zone de confort et de ses habitudes que l’on se rend compte à quel point il est facile de trouver des produits en vrac. Votre principal allié ? Un ou 2 sacs en tissu, toujours avec vous, pour acheter au poids et sans emballage sur les marchés. Partout, vous vous rendrez compte qu’il est facile d’acheter à manger en vrac, sans aller au supermarché du coin. C’est d’ailleurs souvent de meilleurs produits et typiquement locaux ! Une pochette en tissu, votre sac à dos de journée, et hop, plus besoin de sacs plastiques pour vos courses :)

Une application mobile permet de repérer les supérettes atour de vous où vous pouvez trouver des produits en vrac (alimentation, hygiène, beauté…) : BULK. Sachant qu’elle ne recense pas tous les marchés, les souks, les bazar, les stands de rue…

Pour préparer à manger, si vous êtes en auberge ou chez l’habitant, vous utiliserez la cuisine et une vaisselle classique pour faire vos repas donc pas de problème. Si vous êtes en mode camping, en plus du réchaud, je ne peux que vous conseiller d’avoir une popote, avec des ustensiles réutilisables. J’y ajoute un couteau Opinel, un couteau suisse pouvant aussi faire l’affaire. Pensez à la serviette en tissu, au lieu d’un bout d’essuie tout ! Elle peut aussi servir à envelopper un reste de repas ou un sandwich pour remplacer l’allu :)

turquie

DANS LA VALISE :

Chaque femme à ses habitudes « beauté ». Pour ma part, j’ai fait une croix sur le maquillage quand je voyage. Je n’emporte donc aucun cosmétique dans ma valise. Si les règles d’hygiène de base sont essentielles en toutes circonstances, voyager est parfois synonyme de changement d’habitudes. Il s’agit alors de faire preuve d’ouverte d’esprit, en envisageant de se débarbouiller dans une rivière ou de se laver à l’eau salée (comme c’est le cas à Beyrouth, où l’eau des canalisations vient directement de la mer). Alors oubliez les produits de beauté, les fers à lisser et autre sèches cheveux ! Vous n’en voyagerez que plus léger.

Dans le choix des produits, il existe une multitude de solutions zéro déchet, que vous pouvez adopter selon votre degré d’implication. Le gel douche / shampoing peut être trouvé en vrac et transporté dans votre propre récipient (< 100ml en bagage cabine). Pour certains, un bon pain de savon de Marseille fait l’affaire. En effet, opter pour des produits solides peut être une bonne alternative, que ce soit la pierre d’Alun en déodorant ou un dentifrice solide / sec à la menthe poivrée. Vous pouvez opter pour une brosse à dent en bambou, compostable, biodegradable et vegan (295 millions de brosses à dents en plastique sont jetées chaque année en France…). Pour aller plus loin, il est possible d’utiliser un rasoir « durable », en métal auquel il faudra seulement changement la lame. Enfin, pour l’intime, certaines ont sans doute entendu parler de la cup en silicone et de ses avantages.

TRANSPORTS :

J’entends déjà certains dire : « prendre l’avion, c’est pas très écolo ». Je n’ai jamais dit que j’étais parfaite et sans reproche d’un point de vue environnemental. Je ne prétends pas l’être ! Je ne suis pas un ermite, je suis réaliste et je tente de faire du mieux possible, à mon échelle. Prendre l’avion est une étape par laquelle on doit passer pour voyager, j’assume pleinement le prendre régulièrement. Dans ma vie de tous les jours, je n’ai pas de voiture personelle et me déplace majoritairement à pieds (tram ou vélo électrique occasionnellement). Je fais mes trajets plus longs en covoiturage depuis des années (fière Ambassadrice de Blablacar, yeah !). Donc quand je n’ai pas le choix, je m’autorise à prendre l’avion. Fin du débat.

Lorsque l’on est en voyage, il n’y a rien de tel que les transports locaux pour découvrir vraiment un pays et sa population et réduire son impact sur l’environnement. J’aime le bordel organisé des Bus et de leurs relais les Dolmus, en Turquie, qui permettent de vadrouiller dans tout le pays. J’adore le bazar insoluble et bruyant des stations de Bus et de Taxis collectifs des abords de Beyrouth qui partent vers tout le pays quand ils sont pleins. Je sourie en repensant à ce chauffeur de « taxi » officieux qui m’a laissé le volant de sa voiture au milieu du désert de Moab (Jordanie) et m’a dit « secret, just you and me » de peur que ses collègues sachent qu’il a laissé une femme conduire. J’adore le vieux tram des années 30 de Lisbonne, toujours bondé et qui frôlent les bâtiments. J’ai aimé prendre le train de nuit entre Bucarest et Sofia (10h de voyage pour 350km), avec les couchettes improvisées, la lenteur, la possibilité de passer la tête dehors pour prendre l’air en pleine route. Passée par 48 pays, j’ai pleins d’exemples en tête de rencontres, d’anecdotes, de découvertes, en utilisant les moyens de transports des locaux. A ces arguments s’ajoutent l’aspect écologique et économique !

tram porto

Les règles de Béa Johnson, auteur du livre « zero déchet » :

  • Refuser -> stopper la demande de produits superflus et/ou à usage unique. Que ce soit les objets promo gratuits, les sacs plastiques, les prospectus ou même les échantillons individuels (fast food, hôtels…).
  • Réduire -> cela passe par plus de simplicité et donc un désencombrement de ce qui nous entoure. Si le minimalisme s’installe dans votre quotidien, il n’en sera que plus facile de faire votre valise ! C’est comme ça que j’arrive à voyager plusieurs semaines avec seulement un bagage cabine :)
  • Réutiliser -> donner plusieurs fonctions aux objets, les détourner, les fabriquer soi-même ou les acheter d’occasion. Une quantité phénoménale de marchandise circule déjà sur notre planète, avant d’acheter neuf, autant reprendre ce qui est déjà produit et marche.
  • Recycler -> où que vous soyez sur la planète, vous laissez une emprunte, le but étant qu’elle soit la plus minime possible. Si vous triez chez vous, alors triez ailleurs. Normalement si les conseils appliqués ci dessus sont appliquées, il reste peu à recycler. Certains pays ne proposent pas encore de tri direct dans les poubelles car les déchets sont triés manuellement à la décharge. Ceci dit, l’objectif n’est pas tant de plus ou mieux recycler mais de ne pas jeter du tout.
  • Composter -> comme vous le feriez chez vous, les restes de nourriture (trognons, épluchures…) peuvent retourner à la terre, si vous pique niquez ou mangez dans un parc.

Imprégnez vous de bonnes habitudes, qui deviendront des automatismes naturels : refuser la paille dans sa boisson (pour ne pas qu’elle ne finisse dans la narine d’une tortue) , ne pas toucher aux produits individuels dans les hôtels et venir avec les siens, arrêter les mouchoirs en papier, voyager avec une tasse en inox pour en finir avec les verres en plastique, avoir sa carte d’embarquement en version mobile pour ne pas avoir à l’imprimer…

Voyager est avant tout un plaisir, aussi l’objectif de cet article n’est pas de forcer la main ou de faire culpabiliser. Choisissez les actions qui vous semblent les plus réalisables, sans vous mettre de pression. Chaque geste, même petit, est déjà une bonne initiative ! Alors si chacun s’y met, mis bout à bout… :)

 

Israel

Passer la frontière en Israel

Je me trouve à la frontière jordano-israélienne située à 3km d’Aqaba, le long de la mer rouge. Sortie du préfabriqué qui sert de poste de douane à la Jordanie, il y a 100m « d’entre deux « , que je traverse à pieds. 100m qui n’appartiennent à aucun pays, entourés de barrières et de barbelés, entre un « goodbye Jordan » et un « welcome Israel ». J’arrive à l’entrée du bloc israélien et présente mon passeport où l’on vérifie que j’ai bien le tampon de sortie jordanien. OK. Je me dirige vers un 1er préfa pour passer le contrôle de sécurité de mon sac. Je présente une nouvelle fois mon passeport avant de passer sous le détecteur de métaux et c’est le début des questions (tout sera en anglais).

Je suis seule dans le bloc, avec 4 personnes occupées à contrôler mes affaires. Je ne suis donc pas surprise qu’ils veuillent fouiller et vérifier le contenu de mon sac. Armée d’une paire de gants, une femme commence à tripoter, retourner et finalement vider celui ci. Pendant ce temps là, on me demande si on m’a offert des choses en Jordanie, si on m’a demandé de faire passer des trucs, si tout le contenu est à moi… Ce qui retient leur attention : ma crème solaire et une bouteille contenant du sable.

Mon sac passe 2 ou 3 fois sur le tapis roulant, la bouteille et la crème sont passées au détecteur chimique qui en analyse le contenu. Arrive une femme qui contrôle une 3ème fois mon passeport et m’indique qu’elle a des questions à me poser : d’où je viens, qu’est ce que j’ai fait en Jordanie, pourquoi je passe la frontière à pieds, qu’est ce que je vais faire en Israël, est ce que j’y connais quelqu’un, combien de temps je reste, où je dors, comment je me déplace… Elle veut tout savoir. Je lui montre ma réservation d’hôtel à Jérusalem, mes échanges sur AirBnB avec une israélienne de Be’er Sheva… Elle répète souvent les mêmes questions, pour ressasser, pour vérifier que je dis bien toujours la même chose. C’est épuisant, c’est intimidant.

Elle me demande dans quels autres pays du Moyen Orient j’ai été. J’oublie (involontairement) de mentionner le Liban. Elle me le rappelle et s’énerve :  » Oh really ? And what about Lebanon, hein ?!  » Elle veut savoir où j’étais au Liban, ce que je faisais, pourquoi j’y suis allée… Elle me demande si j’ai été à Baalbek et dans la plaine de la Bekaa (lieu d’attentats suicides, proche de la Syrie). A ce moment là, je sens que le contenu de l’échange se crispe. Je ne suis pas allée à Baalbek, elle me demande pourquoi. Je me contente d’un  » c’est dangereux « .

Ses yeux s’agrandissent comme si elle avait trouvé une perle et fait semblant de s’étonner.  » Ah it’s dangerous ? Why ? « . J’avais l’impression qu’on me demandait pourquoi je n’avais pas été en vacances en Syrie visiter la Palmyre… J’ai chaud. Et cette femme me fait peur. Je tente de sous peser chaque réponse. J’indique que le ministère des affaires étrangères français déconseille de s’y rendre, que je n’en sais pas plus, que je n’ai pas pris le risque. Fin du round.

Ne voulant toujours pas me laisser partir, elle me demande ce que je fais en France. Je lui indique simplement que je fais de la communication. Rebelote, ses yeux s’écarquillent. Là, elle veut tout savoir : ce que je fais concrètement, pour qui… Au moment de dire que je gère le blog et les réseaux sociaux d’un parlementaire, je savais que je n’étais pas prête d’être libérée. A ce moment là, elle retourne vers ses collègues et passe quelques minutes devant un ordinateur tout en discutant entre eux. Je discerne clairement le mot  » politique « . Je suppose qu’ils cherchent quelques infos via notre ami Google.

Elle revient vers moi et me demande sur quoi j’écris pour mon employeur et quel est le dernier sujet que j’ai traité. Ne voulant pas commettre d’impair, je lui donne le lien du blog. Le dernier article est sur le Brexit.  » Everything is in french ?  »  » yes of course « . Elle lâche l’affaire et me laisse remballer mes affaires. Je me crois tirée d’affaire, mais je ne suis pas au bout de mes surprises.

J’avance vers un nouveau bloc, le  » passeport control « , où il est étudié pour la 4ème fois. Et une nouvelle série de questions… Où je vais, d’où je viens, combien de temps, pourquoi le Liban, pourquoi la Turquie, ce que j’y ai fait, avec qui… C’est épuisant avec cette chaleur. Je répète encore les mêmes réponses. Ne me rendant pas du tout compte que je ne suis pas en position de force, je tente de lui demander de ne pas mettre le tampon d’Israel sur mon passeport. Que n’avais je pas fait…

 » Why ?  »

 » Heu… Because after I will not travel in some countries…  »

 » Why ?  »

 » Because some countries don’t accept the Israelian Visa…  »

 » Why ?  »

 » I don’t know…. I just ask if it’s possible to do it on a paper and not on my passeport…  »

 » You have a problem with the Israelian VISA ?  »

 » No… I don’t care. I ask, just in case.  »

 » You were in Jordan, you have a VISA of Jordan on your passeport, so why not Israel ? It’s the same border.  »

Je sens des gouttes perler sur mon front. Je sais qu’il fait ça pour me mettre la pression, et ça marche. Parce que dans les faits, Israël n’appose plus de tampon sur les passeports et délivre un papier d’autorisation de séjour pour une durée déterminée. Et là durée, c’est à la tête du client. 90 jours normalement, de 15 à 30 jours quand on passe par la frontière terrestre. J’attends, les minutes sont longues.

Le type ne me rendra pas mon passeport.  » Wait here. You have to answer to some questions with my supervisor.  » Ne cherchant même plus à comprendre, je m’assois sur un banc et j’attends encore. Va t’on me laisser rentrer ? Font ils des recherches approfondies sur moi ? Dans ce genre de situation, on en vient à devenir parano sur ce qu’on a fait, ou pas, et qui pourrait ne pas leur plaire.

Le  » supervisor  » vient me chercher. Il m’emmène dans une petite piece où je suis priée de m’asseoir d’un côté du bureau en face de lui. Il sort une feuille blanche, un stylo et mon passeport, qui contient les appréciations de ses collègues sur mon  » cas « . J’ai l’impression d’être dans un film américain, qu’il va braquer une lampe sur moi en disant  » Nous avons les moyens de vous faire parler « . L’homme, comme tous les autres, me demande mon nom car il est incapable de le prononcer.

 » C——– ? It’s not a french name.  »

 » Heu I don’t know. This is the name of the Mozart’s wife, the composer. And a lake in Germany.  »

 » Germany ? You are German ?  »

 » No, I’m French.  »

 » So why have you a German name ?  »

Que répondre devant des questions aussi ridicules ? Il suffit de dire un mot pour qu’il rebondisse dessus et enchaine les questions auxquelles il faut répondre d’instinct, malgré des questions parfois…. Illogiques.

 » Your father’s name ?  »

 » P——.  »

 » Your mother’s name ?  »

« L—-.  »

 » L—– ? It’s not french.  »

 » No, it’s italian.  »

« She is italian ?  »

 » No, she is french…  »

Vous voyez un peu le niveau… On peut aller loin comme ça. Et c’est ce qu’il a fait.

 » Your grand father’s name ?  »

 » B—–.  »

 » Were he is borned ?  »

 » In Tunisia.  »

 » He is Arabic ?  »

 » No, he is french.  »

 » N——- [mon nom de famille], it’s not french.  »

 » No, it’s from Sicilia.  »

 » You are italian ?  »

 » No, I’m french.  »

Je pense qu’il aurait pu me demander tout l’arbre généalogique et on aurait tourné en rond de la même manière pendant longtemps… Comme ses prédécesseurs, il me demande pourquoi je suis allée au Liban, et ce que j’y ait fait. Je donne pour la énième fois les mêmes réponses. Il me demande si je connais quelqu’un au Liban, ce à quoi j’indique avoir un cousin qui vit à Beyrouth.

 » Cousin ?  »

 » Cousin of my mother.  »

 » His name ?  »

 » M—– B—–.  »

 » M—– is french ?  »

 » Yes he is.  »

 » Why he lives in Lebanon ?  »

 » He works here.  »

 » What is his job ?  »

 » He is trumbonist. He plays in a jazz band in Beyrouth.  »

 » You’ve been there ?  »

 » Yes.  »

 » You know other people in Lebanon ?  »

 » No.  »

 » And in Israel ?  »

 » No.  »

 » You travel alone and you know anyone ?  »

 » Yes.  »

 » Why you were in Turkey last year ?  »

 » For a road trip around the country.  »

 » Do you want to go to Palestine ?  »

Là, on change de sujet, et ça se corse. Je veux aller en Palestine mais loin de moi l’idée de lui dire ça comme ça, alors je tente en citant une ville  » calme « .

 » Proably. In Jericho. »

 » Why ?  »

 » To go to the Baptism site, in the Jourdain.  »

 » You want to go to Béthléem ?  »

 » Yes, if it’s possible.  »

 » Why ?  »

« For the church of nativity.  »

 » What is your religion ?  »

Je marque un temps d’arrêt, de par la soudaineté de la question.

 » I have a catholic education.  »

Il réfléchit, marmonne.

Il se lève, prend mon passeport, me demande de rester assise (en même temps je ne vois pas où je pourrai aller), il quitte son bureau et fait part de mes réponses à ses collègues dans le couloir. Ca discute sur ma situation. Je suis abattue.

Il revient et reprend son interrogatoire, ciblé sur ma venue et ma sortie d’Israël. Il veut savoir où je loge à Jerusalem (comprendre « de quel côté »), quand est ce que je repars, et pour aller où. Je lui montre mon billet d’avion retour, de Tel Aviv à Chypre. Il veut savoir si j’ai des escales, où, quand, combien de temps. Je ne sais pas quel est le but de tout ça, je me contente de répondre comme ça me vient. Le temps se fait long dans ce petit bureau, où l’home gratte des notes sur moi dans une langue que je ne peux lire.

Cela fait près de 2h que j’ai quitté la Jordanie mais que je ne suis toujours pas en Israel. J’en viens presque à me demander ce que je fais là. Finalement, le  » supervisor  » me tend mon passeport.

 » OK, go.  »

Je suis libre ! Oui ça peut paraître ridicule écrit comme ça, mais c’est ce qui m’a traversé l’esprit. La barrière passée, je me suis assise quelques instants sur un banc, avec mon sac et j’ai laissé couler quelques larmes. Comme une sorte de pression qui retombait.

En fait, cette entrée en matière d’Israël m’inquiétait et je me suis surprise à avoir peur de ce que j’allais y trouver…

 

 

Pour des raisons de confidentialité, les prénoms et noms ne sont pas mentionnés.

Lisbonne

Lisbonne : mes bonnes adresses

C’est LA destination pour s’échapper le temps d’un WE, à des prix abordables (vol à partir de 65€ A/R depuis Nantes) et profiter encore du soleil, même fin Octobre. Comme une impression de vacances lorsque l’on flâne dans les rues pavées dans la capitale portugaise aux 7 collines. Après un peu de tourisme (lire l’article : Lisboa la Grande), rien de tel que de découvrir des lieux et endroits où se détendre…

OÙ MANGER

  • Restaurant Espumantaria do Petisco – Calçada do Marquês de Tancos, 1100-001 (Castelo)

Ici, le but c’est de partager des petits plats (« petiscar »), en tirasse sur cette placette pavée de la colline du château ou entouré de bouteilles à l’intérieur. On y picore des portions de salade de poule, de traditionnelle morue ou encore des soupes, ou bien on peut choisir des plats plus consistants. C’est branché, bon et convivial.

  • Mercado da Ribeira – 481, Av. 24 de Julho, 1200 Lisbon (ouvert du dimanche au mercredi de 10 à minuit, et du jeudi au samedi du 10h à 2h).

Ce lieu d’effervescence est devenu « the place to be » pour la bonne gastronomie et l’épicerie fine. Dans les halles du marché historique situées en face de la gare de Cais do Sodré, une 2nd vie a été donné à cet espace qui accueille une vingtaine de kiosques pour manger sur le pouce. On y trouve de tout : des burgers, du poisson, des sushis, des fromages, de la charcuterie… dans une ambiance de self géant où tout le monde mange ensemble à de grande tables. Produits de qualité sont au RDV donc plus cher que de la simple street food !

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  • Restaurant Ponto Final – R. do Ginjal 72, 2800 Almada

Pour trouver cette perle (qui n’est plus rare car le BAO va vite), il faut prendre le Ferry à Cais do Sodré vers Cacilhas (1,5€ le ticket) et traverser le Tage (15 minutes). Arrivés à Almada et dès la sortie du bateau, prendre à droite et longer les quais, abandonnés. Jusqu’au bout. Et là, une petite lueur apparait à la fin du quai, vous y êtes, la terrasse du Ponto Final qui plonge dans l’eau. De nuit, la vue sur Lisbonne et le bon est incroyable. Si vous ne réservez pas, attendez vous à faire la queue, même un dimanche soir. Puis vous pourrez déguster de bons plats de poissons emmitouflés dans un plaid (ou « manta » comme ils disent). Attention, fermé le mardi.

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OÙ BOIRE

  • Café A Brasileira – R. Garrett 120, 1200 Lisboa

C’est un peu notre café de Flore. Un lieu chargé d’histoire, situé dans le quartier du Chiado, autrefois fréquenté par les artistes et les intellectuels. Son style Art Nouveau attire aujourd’hui les touristes qui s’arrêtent prendre une collation. Sur la terrasse, on trouve une statue du poète Pessoa, qui fut un habitué.

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  • Librairie Ler Devagar – Rua Rodrigues Faria, 103, 1300-501 Lisboa (LX Factory)

LX Factory est un ensemble d’usines désaffectées situées dans le quartier de l’Alcantara, au pied de l’immense Pont du 25 avril, devenu un ensemble mêlant cafés, boutiques, art, gastronomie… Les branchés s’y donnent rendez vous et y ont même installé leurs bureaux. Au milieu, la librairie Les Devagar, la plus belle de Lisbonne, fait aussi dans l’originalité. Un hangar avec des milliers de livres qui se superposent, où l’on peut manger, boire ou assister à des événements. Le tout entoure des machines d’imprimeries conservées en l’état, où la déco s’est aménagée autour.

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  • By the Wine – 1200 014, Rua das Flores 41

Une cave design, où l’on s’attable au bar pour déguster de bons vins en mangeant une planche de fromage ou de charcuterie. Au dessous de vous, un plafond de bouteilles, un dôme de verre. Ici, on se pose entre copains, pour diner ou pour l’apéro, avec de produits de qualités.

  • Le Park Bar – Parking de Bairro Alto

L’un des meilleurs rooftop de la capitale et aussi l’un des plus mystérieux. Pour trouver le park bar, il faut se rendre au parking de Bairro Alto puis prendre l’escalier de service, comme vous veniez chercher votre voiture. Montez jusqu’au dernier niveau (il n’y a pas d’indications). Et là, vous trouvez l’entrée de ce bar à cocktails (à partir de 6€), ambiance cool et DJ le soir venu. La terrasse végétalisme offre de jour un superbe jardin suspendu. Clientèle jeune, musique lounge, transat en bois pour profiter de la vue… On est bien au park bar !

OÙ DORMIR

  • Hotel The Keep – Costa do Castelo 74, 1100 Lisboa

Pour la vue et le rapport qualité prix. Oui, les chambres ont un confort très modique, une déco vétuste, et ne sont pas lumineuses. Voir sans wifi (que l’on capte au rdc par contre). Mais ce petit hôtel est niché sur la colline du château, dans les rues pavées pittoresques de la vieille ville, et a une terrasse offrant une vue panoramique sur le reste de Lisbonne. Alors pour 35€ / nuit (à 2), petit dej’ inclus, on chipote pas.

  • People Hostel – R. dos Jerónimos 16, 1400-211 Lisboa

Cette auberge de jeunesse est située à l’autre bout de Lisbonne, dans le quartier de Belem, où vous serez obligé de vous rendre de part ses monuments et attractions touristiques. Une auberge conviviale, familiale, avec le minimum de confort nécessaire. J’y ai apprécié la cour intérieur et la salle de bain moderne. Un vieux tram vous emmène direct dans le centre en longeant le Tage. A partir de 15€ / nuit pour un lit en dortoir.

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Une photo publiée par Constance 🌍 Travel Blogger (@laplanneuse) le