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Bangkok : que faire et quel budget ?

Le voyageur délaisse souvent Bangkok, ou n’y passe qu’une journée, au moment d’arriver en Thaïlande ou de repartir. J’ai choisi d’y passer une semaine, comme une longue escale, avant mon voyage itinérant en Indonésie. Largement le temps de visiter, de m’acclimater, de découvrir les faces cachées de cette ville moche. Oui, ville moche, sale, peu odorante, polluée. Sans parler de l’humidité et de la chaleur. Tout pour plaire !

Mais dans le fond, ce n’est surement pas pour son architecture que l’on peut aimer Bangkok. Sous la chaleur écrasante où chaque geste fait perdre 1L de transpiration (merci les 75% d’humidité dans l’air), c’est pour ce que la ville offre et non ce qu’elle est qui peut vous toucher. Moi, je rêvais de street food thaïlandaise depuis tellement longtemps, que ce que j’ai trouvé à Bangkok a été l’atteinte d’un but ultime. Ici, on mange partout, tout le temps, de tout, et à tous les prix. Tout est nourriture. Et la vie thaïlandaise est animée par ça.

Du haut de mon petit tabouret en plastique, face d’une soupe de noodles, assise sur un trottoir au milieu du brouhaha des scooters, j’observe. C’est pour ça que je voyage, et c’est pour ça que j’ai aimé avoir une semaine à Bangkok. Observer les thaïlandais, la vie d’une mégalopole, observer un marché agité, observer des moines bouddhistes, observer des mamies faisant des selfies avec leur iPad, observer les costumes-cravates se faire masser les pieds dans la rue… Bangkok, tu l’aime ou tu la déteste. Mais ce n’est pas une ville à visiter, c’est une ville à vivre.

Bangkok ne dort jamais (peut être le futur nom d’un James Bond)

Imaginez une ville ou tout est possible à n’importe quel moment. Quand je dis tout, cela va du simple marché nocturne jusqu’au quartier rouge et ses « prestations » pour le moins originales… On peut y manger n’importe quand. Il y aura toujours un chariot ambulant dans une rue pour vous préparer un pad thai à 40THB (1€) au milieu de la nuit. La ville bouge tout le temps, elle est animée, elle vit à fond 24h/24 !

Bien sur, il faut aimer. Certains diront « c’est stressant ». Moi, je m’y accommode très bien. Il y a toujours un marché, un concert, une animation quelque part. Toujours un 7/11 ouvert (votre allié supérette) pour vous dépanner en bière ou en café, que vous pouvez vous servir directement en machine (idem pour les sodas). La vie nocturne de Bangkok c’est aussi ses boites, ses bars, ses restaurants sur rooftop, et tout ça est une fourmilière géante du soir au matin.

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LES TEMPLES

En une semaine, j’ai largement eu le temps de découvrir un certain nombre de temples de la capitale. On en trouve dans tous les quartiers, de toutes les tailles. C’est un vrai plaisir architectural que de les découvrir, pieds nus, avec leurs mystères. Bangkok compte 400 temples, voici ceux que j’ai visité et apprécié.

Wat Pho : le temple du fameux bouddha couché, long de 45m et recouvert de feuilles d’or. Il est mon coup de coeur car c’est un vrai labyrinthe avec plusieurs architectures à admirer.

Wat Arun : sans doute le plus visible car il domine la rive ouest du Chao Praya. Il est recouvert de porcelaine et magnifique la nuit car tout éclairé.

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Wat Saket : aussi appelé montagne d’or, c’est surtout pour la vue panoramique sur Bangkok qu’il est intéressant de monter les 318 marches qui mènent au sommet.

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Wat Phra Kaew/Palais Royal : le plus célèbre et le plus prisé par les locaux car il est le plus sacré de Thailande. La foule s’y presse en permanence. Le complexe est relativement grand et offre de magnifiques bâtiments. Attention à votre tenue : pantalon, manches longues (étoles sur les épaules ne suffisent pas) et chaussures fermées (tongues interdites).

Wat Traimit : le 1er que j’ai visité, situé à l’entrée du quartier Chinatown. Il abrite le bouddha d’or, la plus grande statue en or massif du monde. Elle a une hauteur de 3m et un poids de 5,5 tonnes.

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Wat Suthat : aussi appelé temple de la balançoire, plus moderne que les autres, il offre le plus grand espace de Bangkok pour la réunion des fidèles.

Wat Benchamabophit : l’un des plus récents de la capitale, il est construit en marbre. Il est entouré d’un agréable jardin et d’un cloitre, propices à la balade.

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Wat Ratchanatdaram : appelé le château de métal, jee suis tombée dessus par hasard, et ce fut une belle découverte. Bati sur plusieurs étages, des escaliers permettent de montrer sur le toit et profiter d’un beau panorama.

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LES MARCHÉS

Outre les temples, ce sont bien les marchés qui caractérisent Bangkok et ses environs. C’est l’endroit idéal pour sentir le pouls de la vie thaïlandaise. J’ai eu le temps d’en faire, comme les temples, un certain nombre, avec à chaque fois, une ambiance différente. Je suis sortie des sentiers battus en me rendant à certains en train, et non dans les marchés connus où toutes les excursions organisées se rendent.

Pat Khlong Market : Situé près du Mémorial bridge (aussi le nom de l’arrêt si vous y allez en bateau), il s’anime réellement le soir et la nuit (même si il est ouvert en continu). Il est devenu une référence pour les professionnels qui s’y fournissent auprès des grossistes. On y trouve aussi de la vente aux particuliers bien sur. J’y ai croisé peu de touristes et tant mieux, c’est une véritable institution locale encore préservée.

Chatuchak market : c’est LE marché du WE, le plus grand d’Asie et l’un des plus grand du monde. On y trouve de tout, 27 sections étalées sur 8 000 stands et d’une superficie de 110 000m2. C’est le temple du shopping, et il faut aisément une journée pour en faire le tour. C’est un véritable labyrinthe ! Vous pouvez vous y rendre en métro (MRT) ou en skytrain.

Taling Chan floating market : Pas vraiment flottant (juste quelques barques), le marché se trouve plutôt sur terre, autour du canal. L’ambiance est familiale et conviviale. Vous pourrez y écouter un groupe de musique traditionnelle le midi. Ce marché se tient le WE, il est accessible par le bus 79 depuis Bangkok (1h de trajet).

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Lad Mayom floating market : un marché bouillonnant et authentique ! Les locaux s’y pressent (il y  a vraiment du monde) pour manger sous les grandes halles qui longent les canaux. On y trouve surtout de l’alimentaire mais aussi des bibelots, de la déco ou des vêtements. Le marché est assez grand et s’étend sur plusieurs parties. Pas vraiment flottant non plus, si ce n’est 3-4 femmes qui vendent leurs fruits et légumes depuis leur bateau à quai. Pour s’y rendre, prendre le Skytrain jusqu’à Bang Wa, à l’ouest de la ville, puis un taxi jusqu’au marché.

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Maeklong market : Le plus original incontestablement. Le marché est situé sur la voie ferrée, et 8x par jour, au son du klaxon, les stands se replient au dernier moment pour laisser passer le train, qui frôle poissons, fruits et légumes. Après son passage, la vie reprend son cours, comme si de rien n’était. C’est une curiosité qui attire de nombreux touristes. Pour s’y rendre, prendre un train depuis la « gare » Wongwian (cachée au milieu des immeubles, il n’y a qu’une voie) pour Mahachai (terminus). Sortir de la gare, se rendre sur la rue principale, tourner à droite, marcher jusqu’à voir un embarcadère sur la gauche. Prendre le bac, traverser. En arrivant, prendre à droite et marcher 5min jusqu’à la gare de Ben Laem, et y prendre le train pour Mae Klong.

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Amphawa market : Un vrai marché flottant ! Très agréable, on se balade le long des canaux, où s’entassent des boutiques, et depuis l’eau, les bateaux sont des cuisines flottantes. On peut ainsi manger des plats traditionnels sur ces chemins sur pilotis, et passer d’un coté à l’autre grâce aux ponts en bois. Le soir, le marché (ouvert que le WE) est encore plus animé. Le plus facile est de s’y rendre depuis Mae Klong (10 min), en « mini bus » (en fait c’est un sorte de voiture avec un coffre ouvert et une banquette). L »arret » est situé en face de la Thanachart Bank (devanture orange). Pour revenir à Bangkok, un mini van fait Amphawa – south station (Bangkok) toutes les heures environ.

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Pratunam market : Au milieu des buildings et des centres commerciaux modernes, il faut oser rentrer sous un vieux bâtiment pour s’enfoncer dans un paradis de vêtements, étalé sur un labyrinthe d’allées étroites. C’est à la base un marché de gros, on y trouve des habits, chaussures et accessoires à la mode à bas prix. Mais les thaïlandais particuliers viennent aussi y faire leur shopping, avec d’immenses cabats ou même des valises !

Chinatown : Le quartier, près de Hua Lomphong (gare et métro) ne dort jamais, c’est un incontournable de Bangkok. Stands de street food (ultra animé la nuit, il est impossible d’utiliser les trottoirs tant tout le monde y mange !), boutiques d’objets divers, marché alimentaire… Tous les produits abondent dans la rue principale de Yaowarat, dans un joyeux brouhaha. Une ambiance à saisir de jour comme de nuit.

LES KHLONGS

Autour du fleuve Chao Praya, Bangkok est parcourue de canaux, appelés « khlongs ». Ils font partie intégrante de la ville et de la vie des thaïlandais de la capitale. C’est donc forcément devenu, une attraction touristique incontournable, et aujourd’hui, des tours sont proposés aux touristes. Ces balades sont proposées en bateau à longue queue, le moyen de locomotion traditionnel, et permettent de voir un autre visage de Bangkok, plus apaisant.

Les guides et forums regorgent de retours d’expériences de gens qui découvrent ces khlongs en louant les services d’un guide local et son bateau, pour une balade d’1h ou 2h, dans des endroits plus ou moins authentiques. Ces bateliers, que l’on peut démarcher aux embarcadères de Saphan Taskin ou Tha Chang, proposent cette attraction à un prix de 1500 à 3000 THB (75€) ! J’ai lu tellement de commentaires de personnes déçues que j’ai fait le choix de ne pas opter pour cette soit disant attraction.

Mais j’ai quand même parcouru les khlongs, et un bon bout de temps ! La solution ? Prendre le bateau public tout simplement. Comme je l’indique dans mon guide de survie de Bangkok, le khlong saen saep, qui mesure 18km, peut être parcouru de bout en bout pour 20THB (0,5ct €). Je ne sais si il est moins beau que d’autres khlongs, mais j’avais le mérite d’etre avec des locaux, de faire une belle balade sur les canaux, à travers différents quartiers de Bangkok et pour quelques sous. Départ depuis l’embarcadère Panfa Leelard, en face du golden mount. + d’infos : http://khlongsaensaep.com

EN DEHORS DE BANGKOK : Ayutthaya

Ancienne capitale (la ville a été détruite par l’armée birmane) et située à 80km de Bangkok, Ayuttaya regroupe des ruines de temples réunis dans un parc historique classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Lorsque l’on séjourne assez de temps dans la capitale, c’est une étape culturelle incontournable et véritable vestige de l’histoire et du patrimoine de la Thaïlande. Facile d’accès en train (2h de trajet), depuis la gare Hua Lamphong, il vous en coutera 20THB. C’est le meilleur moyen d’admirer au ralenti de beaux paysages et de voyager avec des locaux.

Sur place, la solution pour aller de temple en temple, c’est de louer un vélo ! En sortant de la gare, je suis rentrée dans le 1er hôtel, et j’ai trouvé un vélo pour 50THB (1,3€) la journée. Ames sensibles à la chaleur, l’effort, la transpiration, etc, s’abstenir. Cette journée (et pourtant je suis pas douillette) ma littéralement vidée, notamment à cause de l’humidité et le soleil qui tape fort. Les moins courageux pourront donc louer un tuk tuk pour 200THB de l’heure.

Afin de ne pas frôler l’overdose de vieilles pierres, j’ai sélectionné et visité 4 temples sur la journée (et c’est bien assez), avant de reprendre un train vers Bangkok. Etre à vélo permet, en allant d’un temple à l’autre, d’en voir d’autres sur le passage, de prendre le temps de s’arrêter quelques instants pour l’admirer sans pour autant le visiter. Il y en a un peu partout en bord de route ! Les temples que j’ai visité : Wat Yai Chai Mongkol, Wat Mahathat, Wat Phra Si Sanphet et Wat Chai Watthanaram.

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Le budget

Plutôt adepte du fast travel (vite et bien) que du slow travel, j’ai pour une fois, pris le temps à Bangkok. En une semaine, j’ai pu m’imprégner de la capitale sous ses différentes facettes. Pour comprendre le budget : je voyage en mode backpack, je marche beaucoup, j’utilise (si besoin) les transports en communs, je ne fais pas d’excursions organisées, hébergement en dortoir, nourriture de rue (et de la bière pour se rafraîchir !) et le plein de visites culturelles (ici, des temples). Je fais à la fois les « must see » et des endroits hors du tourisme de masse. Je ne me sens jamais « contrainte » par mon budget, savoir bien le gérer fait aussi partie du voyage.

Je ne compte pas l’avion car la finalité de mon voyage était l’Indonésie. Pour ma semaine à Bangkok, pour avoir fait tout ce qui est évoqué dans cet article, j’ai eu un budget global sur place de 16€/jour, tout compris (hors souvenirs, ce poste de dépense étant libre à chacun). Le détail :

Transports : 26€

Logement (9 nuits) : 45€

Alimentation (8 jours): 34€

Visites : 23€

TOTAL = 128€ 

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Bangkok : le guide de survie

J’ai passé une semaine dans la bouillonnante capitale thaïlandaise. Le dépaysement est total. À force de voyager, j’ai appris à m’adapter très vite à une ville, à observer puis m’approprier la manière dont elle bouge. Au Liban, un beyrouthien m’avait dit : « tu sais mieux te déplacement que moi dans mon propre pays ». Voici donc quelques conseils pour s’y retrouver et bouger à Bangkok comme un thaïlandais (et pas comme un touriste).

Prendre (tous) les transports locaux

Parce qu’il n’y a pas que le taxi dans la vie ! C’est beaucoup trop simple et pas très « backpacker ». Je suis toujours surprise de lire sur des blogs de voyage « en arrivant à l’aéroport, prenez un taxi » alors que d’autres solutions existent. En arrivant à Bangkok, la solution simple et économique, c’est « airport rail link », un train que l’on prend au sous sol, qui coute 40THB (1€) et vous amène au MRT (metro) en une quinzaine de minutes (arret : Makkasan) ou au skytrain (arret : Phaya Thai). Il faut acheter un nouveau billet lors du changement, le prix dépendant de la longueur de votre trajet. Bien sur, je vous recommande d’avoir préalablement choisi un logement situé proche d’un arret de metro ou de skytrain.

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Incontestablement, le transport le plus extra, c’est le bateau. Bangkok, bâtie sur un marais, vie au rythme du fleuve Chao Praya et de ses khlongs (canaux). Là encore, je vous recommande de choisir un hébergement proche d’un embarcadère, qui est en fait juste une plateforme qui tangue sur l’eau (parfois difficile à trouver). Pour aller voir les temples, découvrir le fleuve, aller au marché aux fleurs (Pak Khlong) ou dans le quartiers des centres commerciaux, le bateau public est LA solution. ATTENTION, sur le Chao Praya, plusieurs lignes circulent : prenez le bateau au drapeau orange fluo ! Il s’arrête à tous les arrêts, le trajet coute 14THB (0,36ct) et il faut payer quand on monte à bord uniquement. Le « contrôleur » secoue sans cesse un cylindre en métal pour se faire connaître, à vous de lui tendre la monnaie pour qu’il vous donne un ticket. Il existe des bateaux (drapeau bleu) appelés « tourist boat » qui font LE MEME trajet mais coutent 50THB ! A l’embarcadère, les rabatteurs du « tourist boat » (compagnie privée) vous diront que si vous voulez prendre un bateau, il faut payer avant de monter. Refusez ! Insistez sur le fait que vous prenez le « orange line », comme les locaux. Si vous voulez découvrir les khlongs sans vider votre porte monnaie en excursion privée en longboat (les rabatteurs demandent 2000 THB pour 1h30 de balade…), prenez le khlong sain express boat : au départ de l’embarcadère Panfa Leelard (en face du golden mount), une balade 18km pour attend à travers différents quartiers de Bangkok pour 20 THB ! Descendez à l’arrêt Pratunam pour vous retrouver au milieu des immenses centres commerciaux pour votre halte shopping.

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Le tuk tuk est aussi un moyen de se déplacer dans la ville, mais attention, ce transport traditionnel est plutôt devenu une attraction pour touristes. Sympa à prendre une fois, histoire de, mais plutôt sur une courte distance et en ayant bien négocié le prix avant. Il est possible que vous négociiez avec un type, et qu’il amène un de ses collègues pour vous conduire. A ce moment là, re confirmez bien le prix, pour éviter toute mésaventure.

Non, tu n’iras pas à Khao San Road

C’est LA rue des backpackers, là où tout est fait pour le jeune touriste en quête d’exotisme et de détente. Tous les guides recommandent cette rue, les blogs et les forums disent que c’est une étape non négligeable de Bangkok. Bien sur, la curiosité m’y a poussé. Et bien comme je le pensais (mais même pire) : ça n’a aucun intérêt. S’enchainent les bars, restau et magasins de fringues et souvenirs divers. Sauf que tout est plus cher qu’ailleurs. Bah oui, le touriste est un porte monnaie sur pates, c’est bien connu. Il n’y a que des occidentaux qui s’entassent là. Je ne comprends pas le concept d’aller s’héberger dans un quartier à touristes. J’ai déambulé une demi heure, déjeuner compris. Ce n’est ni là que vous ferez des affaires, ni ici que vous rencontrerez des locaux, et encore moins, le moindre intérêt culturel.

Manger dans la rue

Je pense que c’est le truc que j’attendais le plus de Bangkok. La street food thaïlandaise, j’en ai rêvé. Je n’ai jamais vu une telle vie dans la rue, tournée autour des stands de nourriture, où l’on mange toute la journée assis sur une chaise en plastique sur le trottoir, frôlé par les hordes de scooters. C’est exactement comme je l’avais imaginé. Je n’ai pas mis les pieds dans un restaurant en 8 jours, je n’ai mangé que ce qui m’a été préparé dans la rue au milieu de l’agitation. En fonction des heures, c’est le bal des chariots ambulants, qui servent à conserver et cuire les aliments, chacun bien compartimentés et près à être jetés au feu. Manger dans la rue, c’est gouter à la vie thaïlandaise, et à sa nourriture.

C’est incroyable ce qui sort de ces vieux woks en moins de 3 min. Je n’ai jamais négocié un repas, ni même demandé le prix avant de commander, tant il est déjà invraisemblable de payer si peu cher (ex : 40 THB, soit 1€, pour un Pad Thai – la spécialité thaïlandaise -). Pour des questions de santé et d’hygiène, je vous recommande de ne manger que la viande bien cuite, d’éviter les fruits et légumes crus, ainsi que les poissons (étant donné l’état du fleuve…) et ne pas boire le sirop ou le verre de glaçons souvent offert. Les âmes sensibles auront du mal avec la street food si elles regardent de plus près comment les plats sont préparés (notamment sur la conservation des produits frais) ou si l’odeur permanente de crasse et de pollution leur coupe l’appétit. Pour ma part, j’ai préféré ne pas me poser de questions 😉

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Risquer ta vie… en traversant la rue

Quand on voyage seule comme moi, on entend toute sortes de choses quand on part en Thaïlande : « c’est le pays du tourisme sexuel, c’est surement dangereux, il y a des pickpockets, il y a des risques de maladie graves… » Franchement, tout ça, c’est rien. Le vrai danger : traverser la rue. Plus d’une fois j’ai vraiment cru que j’allais y passer. Je vous dis ca en ayant un flash de moi au milieu d’un boulevard tournant la tête pour voir arriver une voiture en trombe, pas prête de s’arrêter, klaxonnant pour que je dégage, je recule d’un pas pour la laisser passer et c’est un scooter qui me frôle par derrière. PFIOU.

Déjà, je ne savais pas que l’on conduisait à droite en Thailande. Au début je me suis dit, il faut que je fasse attention à bien regarder du bon côté. Mais ça ne sert à rien car personne ne respect un hypothétique code de la route et ça arrive de tous les côtés ! Quand je dis tous, c’est que les scooters roulent en sens inverse des voitures en zig zaguant entre elles ! Sans parler des chariots ambulants (qui parfois continuent de cuisiner au milieu des voitures) et des mecs qui trimbalent de la marchandise sur leur diable ! Bref, ça déboule de partout. Au milieu de ce joyeux bordel, sachez qu’il n’existe pas de feux pour piétons, et que les feux pour voitures sont plus ou moins respectés donc quand tu dois traverser, réfléchis bien à ton coup. Les piétons n’existent pas, personne ne s’arrêtera. Ma technique (avoir manqué de me faire arracher une jambe) : rester derrière un thaïlandais et marcher dans ses pas au moment de traverser.

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Tomber malade à cause de la chaleur… et de la clim

Lorsque je suis sortie de l’avion qui m’a débarqué à Bangkok, j’ai senti comme un brutal étouffement, l’impression d’être dans un sauna. Un passager à côté de moi me dit « vous inquiétez pas, c’est parce qu’on est passé devant le réacteur de l’avion, et il envoi de l’air chaud ». OK. Sauf qu’en fait pas du tout : en sortant de l’aéroport, je me rends compte que c’est la météo normale… Le problème, ce n’est pas tant la température (33-34°), que l’humidité ! 75% d’humidité dans l’air, autant dire que sans bouger d’un pouce on transpire comme jamais. Le tout sous un ciel gris et pesant, sans le moindre vent. Rajoutez le fait de devoir porter un pantalon et une étole pour visiter les temples, et vous obtenez les conditions météo de l’horreur.  Du coup, la bonne idée des thaïlandais, c’est de bombarder de l’air frais à coups de clim et de ventilo dans le moindre espace fermé (métro, magasins, hôtels…). Sur l’espace d’un mètre, vous perdez 15°. Et comme ça, tout le long de la journée, vous passez de l’ultra chaud à l’ultra frais. Votre corps adore. Ou pas. Atchoum.

Le Bangkok d’en haut et le Bangkok d’en bas

Si on lève les yeux, on peut voir le train futuriste de la capitale, glisser au dessus des avenues bondées, vissé sur ses pilonnes de béton. Le skytrain, tube aérien sur-climatisé,  surf d’un quartier à l’autre de la ville, bien loin de la masse qui s’agglutine et de la pollution qui déferle plus bas. Comme si le bordel et les déchets n’existaient pas dans le monde merveilleux du skytrain. A certains endroits, on peut relier des rues juste par les chemins piétons en hauteur, sans avoir à poser le pieds sur les trottoirs, plus bas, où une thaïlande populaire s’est appropriée la rue. J’ai marché de longues minutes dans ces couloirs perchés, qui sont comme de véritables rues, avec des embranchements, des directions indiquées. Ces « couloirs » rentrent directement dans ces immenses temples de la consommation que sont les centres commerciaux thaïlandais.

Ainsi, sans toucher le sol, on peut arriver dans ces buildings dédiés au shopping mais où l’on peut aussi manger, boire, faire la fête et même dormir. En bas, c’est la jungle, entre les embouteillages et la foule qui ne peut marcher sur le trottoir à cause des vendeurs de rue et slalome entre les scooters. De nouveaux gratte ciels sont tout le temps en construction, pour voir toujours de plus haut le Bangkok populaire. Les constructions en béton s’élèvent, pendant que les marchés flottants traditionnels perdurent. D’en bas, dans le train rouillé et bruyant, on peut apercevoir en levant les yeux, toujours plus de pillons de bétons en constructions pour de nouvelles routes toujours plus hautes. A construire des routes sur les unes sur les autres, Bangkok pense éviter ce qu’il y a au sol ? La ville est saturée, bondée, étouffante et ne s’arrête jamais. Déplacer le problème de plus en plus haut n’y changera rien.

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Comment voyager moins cher en Islande ?

Déjà, dites-vous bien qu’un voyage pas cher en Islande n’est pas vraiment possible : les prix sont élevés pour tout – hébergements, restos, produits de consommation – et supérieurs à ceux pratiqués en France. L’Islande étant un des pays les plus chers du monde, j’ai essayé de compiler dans cet article des conseils pour réduire la facture. Dans tous les cas, je recommande vivement de mettre un peu de sous de côté pour anticiper car même en faisant des concessions et des efforts sur le budget, il n’en reste pas moins que le cout de la vie est élevé. Plus vous aurez organisé votre voyage en amont, moins cela vous coutera cher !

Avant de partir -> lisez cet article : 15 choses à savoir sur l’Islande

LA SAISON

C’est l’indicateur qui aura le plus d’impact sur votre budget : quand voulez vous partir ? L’Islande est un pays qui diffère énormément d’une saison à l’autre, on ne reconnait parfois plus le même pays entre l’hiver et l’été, tant les effets sur les paysages sont marqués. Les activités aussi ne sont pas les mêmes, les animaux à observer diffèrent, vous aurez des aurores boréales l’hiver mais le soleil de minuit l’été. Chaque saison apporte ses avantages et ses inconvénients, comme je l’ai expliqué dans mon article faire un road trip en Islande.

Ce qui est sur : l’hiver est moins cher que l’été. Les prix de location de voiture et les hébergements sont 20-30% plus cher entre juin et septembre ! Veillez aussi à partir hors vacances scolaires françaises, une période où les billets d’avion sont plus chers. Aussi, je ne peux que vous conseiller un compromis : Octobre ou Mars. Les tarifs sont ceux de la basse saison, le pays est partiellement enneigé et offre avantages et inconvénients des différentes saisons.

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L’hébergement

Le camping est le meilleur moyen de réduire son budget (mais n’est possible qu’entre mai et septembre). L’Islande est le pays idéal pour les amoureux de la nature, et ceux qui voyagent en tente et popote. Il y a des campings partout en Islande, qu’ils soient municipaux ou privés. C’est une solution flexible (pas forcément besoin de réserver) et économique. Comptez environ 10€ / nuit / personne pour camper. L’ambiance est assez rudimentaire : pas de marche des tongs, de parc aquatique, de concours de boules ou de soirée dancefloor. On se pose juste en pleine nature, il n’y a pas spécialement de délimitation. Certains campings disposent d’une cuisine commune, qui peut être fort utile si vous n’êtes pas à l’aise avec le réchaud. Attention, qui dit été ne dit pas grande chaleur : pensez à prendre un sac de couchage résistant aux températures fraiches.

L’auberge de jeunesse est l’un des moyens les plus sympathiques et les moins chers de se loger en Islande : à partir de 30€ pour un lit en dortoir. Sauf qu’il n’y en a presque pas en dehors de Reykjavik et Akuyeri… L’avantage c’est que vous y trouverez aussi une cuisine afin de préparer vos repas (et donc réduire votre budget). La plupart des auberges proposent le « sleeping bag accommodation » : la nuit vous coute moins chère si vous venez avec votre sac de couchage. Attention, certaines auberges n’indiquent pas (ou mal) que le tarif de base n’inclut pas les draps et vous pouvez vous retrouver à payer sur place 10€/pers/nuit pour en avoir !

La Guest House est la solution d’hebergement la plus courante en Islande. A la base, s’agit de dormir chez l’habitant, qui met à disposition une ou deux des chambres de sa maison. Le problème c’est qu’avec l’exposition du tourisme, le terme « Guest House » utilisé même pour qualifier des grosses structures, des blocs avec des vingtaines de chambres impersonnelles, sans parties communes… Et avec des tarifs plus élevés, comme ceux d’un hôtel ! Notre meilleure nuit, nous l’avons passé chez de vrais hôtes, adorables, gentils, généreux, à Akranes. C’est le logement qui a la meilleure note booking (9,8/10) où je suis jamais allée, et pour 70€/nuit pour une chambre double : http://booking.com/0037b5cc7ff71 

TRansport

Il est possible de vous envoler pour l’Islande depuis Paris à partir de 50€ le vol direct (3h20). Pour ça, on remercie la compagnie low cost WOW Air, qui a largement contribué à rendre cette destination accessible. Il faut se préparer à partir tôt le matin (ou tard le soir). En passant la nuit à l’aéroport Keflavik (celui pour les vols internationaux) pour notre vol de 6h, on a économisé une nuit sur place 😀

Dans les faits, qui dit low cost, dit service minimum. Et même si, après recherches sur mon comparateur habituel, nous avons trouvé des billets à 240€ A/R par personne, je n’imaginais pas qu’il faille payer en plus pour un bagage… en cabine ! Heureusement, Monsieur et moi même avons l’habitude de voyager léger, il a donc fallu payer 17€ par personne et par vol pour avoir une valise avec nous en cabine. Prévoyez 30€ pour un bagage en soute…

Qui dit road trip, dit voiture. Et là, ça fait mal au porte monnaie. Si vous partez l’été et faites un circuit classique, les prix sont élevés mais une voiture citadine suffit. Si venez en basse saison, les tarifs sont moins chers mais un 4×4 est recommandé. A vous de voir… Dans tous les cas, je ne peux que vous conseiller de passer par une agence locale plutôt qu’une compagnie internationale. Après moult recherches, c’est via le moteur https://guidetoiceland.is/fr/location-voiture-islande que j’ai trouvé le loueur le moins cher : rent a wreck.

Nous avons payé 600€ pour un 4×4 Suzuki Jimmy pour 11 jours et sur place, nous avons rajouté une assurance de 130€. Notre location nous a donc couté au total 730€, pour 2, en mars. Ce prix peut tout simplement doubler en juillet-aout, pour un 4×4. A cela, il faut rajouter le prix de l’essence : les prix varient facilement d’une ville à l’autre mais il faut compter environ 1,7€ /L. Pour réduire la facture, je ne peux que vous conseiller de ne PAS prendre l’option GPS : tout est parfaitement indiqué sur l’île et il n’y a pas beaucoup d’options de routes de toute façon…

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Pour les adeptes du slow travel, il est possible vous rendre en Islande en bateau ! J’ai eu la révélation après avoir croisé une Peugeot 306 avec plaque française au pieds d’un glacier à l’ouest du pays. Intriguée, le type me dit : « Je suis allée au Danemark prendre le ferry avec ma voiture ». La traversée dure environ 70h jusqu’au port islandais de Seydisfjordur et il vous en coutera à partir de 450€ pour 2 (l’aller), avec cabine, repas, et votre voiture (pas besoin de louer sur place donc). Possible de faire escale aux Îles Féroé et de faire 2 voyages en 1 !

Slow travel toujours, il est possible de faire le tour de l’Islande en bus, via un Pass : The Full Circle Passport. Avec celui ci, vous avez accès à la ligne qui réalise une boucle à travers le pays, avec un système drop off/drop on pour être indépendant faire les trajets quand vous voulez. Il vous en coutera environ 300€ et vous aurez 2 mois pour l’utiliser. Attention, il n’existe que du 28 juin au 31 aout. Un bon moyen de voyager à votre rythme et de voir les principaux sites du pays.

Enfin, économies toujours, il vous êtes toujours possible de faire comme partout ailleurs : du stop et du covoiturage. Pour la 1ère solution, de plus en plus de voitures circulent en Islande du fait du tourisme, ce qui augmentera vos chances dans ce pays peu peuplé. L’autre solution, c’est de chercher un trajet sur www.samferda.net et partagez les frais de voiture avec d’autres voyageurs qui visitent le pays !

Alimentation

C’est sur ce poste de dépense que vous pourrez faire le plus d’économies, si vous n’être pas trop regardant sur votre alimentation. Etant donné que ce n’est pas la gastronomie qui nous amenait en Islande, nous avons préféré préparer tous nos repas. Le résultat, c’est 10 jours à manger des sandwich le midi, confectionnés la veille. Le soir, nous utilisions la cuisine de la Guest House pour préparer des pâtes, des soupes, des plats déshydratés (pas regardant j’ai dit). Je n’ai aucun regret car sur la route, il n’y a pas beaucoup d’autres choix quand on ne croise parfois pas un village, que dis je, un hameau, de la journée !

Avis à la team radins (oui je te vois) : prenez un supplément bagage en soute, rempli de nourriture achetée en avance. Je n’y avais pas pensé jusqu’à ce que nous rencontrions des français, des italiens et des espagnols, avec les produits de leur pays respectifs ! Merci au couple de français d’avoir partagé avec nous leur bouteille de Bordeaux 😉 Nous, nous avons fait nos courses dans les supermarchés islandais, au moins on a acheté « local ». Le roi du discount, c’est la chaine BONUS (dont le symbole est un cochon tirelire), mais vous n’en trouverez que dans les communes dignes de ce nom.

J’avais étudié en amont quel étant le montant moyen qu’il fallait prévoir pour un voyage en Islande, soit entre 40 et 50€ / jour / personne concernant la nourriture d’après les sites spécialisés. Inconcevable pour notre budget. En appliquant la technique évoquée plus haut, nous en avons eu, en 11 jrs de voyage, pour… 11€ / jour / personne, 2 restau et bières incluses ! Je vous défi de faire mieux 😉

Tax free

Si vous faites vos achats dans les magasins portant l’inscription « Tax Free », vous pourrez vous faire rembourser la TVA locale (en général 25,5 %) avant de quitter le pays. Excluant services (location de voitures, hébergements, etc.) et produits consommables, ce dispositif s’applique surtout, en pratique, aux achats de souvenirs.
Conditions : avoir dépensé un minimum de 4 000 ISK dans un même point de vente. N’oubliez pas de demander au magasin le Tax Refund Cheque, que vous pourrez vous faire rembourser à l’aéroport de Keflavík (auprès de la National Bank), dans la monnaie de votre choix, en présentant reçu et objets concernés.
Si vous repartez en bateau de Seyðisfjörður, vous trouverez un bureau dans le terminal des ferries. Là, un virement sur votre compte bancaire sera effectué dans les semaines suivantes. Procurez-vous la brochure gratuite « Where to shop tax-free in Iceland» dans les offices de tourisme ou les commerces.

Activités

La bonne nouvelle, c’est que la principale activité que vous pourrez faire en Islande est gratuite : observer la nature. Et oui, c’est pour ses paysages que l’on vient sur l’île, pour sa faune et sa flore. Alors profitez en et prenez en plein les mirettes, partout, ne soyez blasé de rien. Promenez vous hors des sentiers battus, garez la voiture pour aller découvrir un coin perdu, patientez pour observer les phoques (indice : une colonie se trouve sur la plage de Ytri Tunga).Bref, vivez l’Islande à fond avec ce qu’elle vous offre.

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Bien sur, il y a des excursions qui valent le détour, et mieux vaut prévoir un budget conséquent si vous souhaitez en faire. Faites bien le tri et prenez le temps de comparer les prestataires. Le meilleur pour moi c’est Guide to Iceland. Pour chaque activités proposées, vous êtes quasiment sur que le prix proposé par le site est le meilleur. Il est très simple de réserver en ligne et les informations sont complètes.

Enfin, j’aimerai vous dire… de ne pas aller au blue lagoon. Activité STAR des touristes, cet endroit est cher et bondé toute l’année. Découvrir une source chaude et s’y baigner, oui totalement, c’est une expérience unique. Mais il existe pleins d’autres endroits à travers le pays qui valent le détour. L’entrée de base du Blue Lagoon coute environ 45€(jusqu’à 80€ pour la formule premium) et il se situe a l’opposé du golden circle et de la route 1. A l’inverse, je ne peux que vous conseiller le Secret Lagoon, situé à Fludir, non loin des chutes de Gullfoss. Intimiste bien que les touristes commencent à connaitre, l’entrée est à 23€ / personne.

BUDGET

Vous l’attendez avec curiosité et envie, voici le budget global de notre voyage en Islande, pour 2 personnes, pendant 11 jours.

Transports (avion, voiture, assurance, essence) : 1570€

Alimentation : 260€ 

Activités (snorkelling, lagoon, ice cave, whale watching) : 887€

Hébergement : 750€ soit une moyenne de 37,5€ / nuit / personne 

TOTAL = 3467€ soit 1733,5€ / personne

Cover blog

15 choses à savoir sur l’Islande

En Mars, j’ai fait un road trip en Islande pendant 11 jours, l’occasion de découvrir ce pays et ses secrets. Voici quelques infos étonnantes (ou pas) sur l’île et ses habitants !

1. Il n’y a pas d’alcool dans les supermarchés

Imaginez vous faire vos courses, panier à la main, nonchalant, cherchant tranquilou le rayon alcool pour dénicher une bière locale pour accompagner votre sandwich au thon du midi. Et là, rien. Tu tourne, tu retourne dans le magasin, tu te dis qu’il y a soucis, il manque un truc. Un peu gênée, tu vas demander à une vendeuse, qui te réponds le plus naturellement du monde : « il n’y a pas de rayon alcool dans les supermarchés islandais« .

Reprenons du début, car l’Islande a une relation tumultueuse avec les boissons alcoolisées. La bière avec un contenu d’alcool supérieur à 2,25% resta illégale jusqu’en 1989 ! Et ce pour satisfaire un mouvement qui pensait que le prix abordable de la bière entrainerait forcément une surconsommation. Absurdité de la situation : des bars offraient à leurs clients de la «vraie-fausse» bière en mélangeant de la vodka (légale)  avec de la bière à 2,25% (elle aussi légale) afin d’obtenir une boisson avec un contenu en alcool similaire à la vraie bière. Mais cette pratique fut à son tour interdite en 1985 ce qui eut pour effet d’amplifier le mouvement pro-bière.

Aujourd’hui, il n’y a rien de plus fort que 2,25% dans les supermarchés. Au delà, il faut aller dans ceux de la chaine Vínbúðin (qui signifie magasin de vin) gérée par l’Etat, qui contrôle donc les ventes d’alcool sur le territoire. Et histoire de bien embêter tout le monde, ces magasins sont délibérément rares, très espacés l’un de l’autre, ont des horaires d’ouverture plutôt restrictives et ne sont pas autorisés à faire des offres spéciales.

2. Ils n’ont pas de lit double (avec la couette qui va avec)

OK, ca peut faire sourire mais franchement sur le coup, c’est vraiment bizarre. Pour une fois que je voyage avec Monsieur, on fait nos réservations de chambre en ligne, on précise bien « lit double » quand on nous demande. Mais rien a faire, nous n’aurons en 10 nuits, aucun lit double. Que des lits séparés, collés. Je me suis dit « ok, c’est pour avoir plus de touristes, pour ceux qui voyagent entre amis et ne dorment pas ensemble ».

Sauf que même les couettes sont individuelles ! La grande couette normale a mettre sur le lit (même 2 lits simples rapprochés), je n’en ai pas vu en 11 jours de voyage ! Donc chacun sa couette, c’est un concept.

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3. Le tourisme a explosé (23% du PIB !!)

Le tourisme en Islande a littéralement changé le pays et impacté la vie de ses habitants. L’afflux de touristes en masse a commencé en 2010, lors de l’éruption du volcan Eyjafjallajökull. Le monde avait alors (re)découvert la beauté des paysages d’Islande. Depuis, le nombre de visiteur n’a fait que croître. En 2016, l’Islande a accueilli 1,7 millions de touristes, soit 2x plus qu’en 2010 ! Sachant que la population de l’île est de 330 000 habitants. Le tourisme est devenu une industrie plus rentable que la pêche et la production d’aluminium : en 2015, il a rapporté 208,4 milliards de couronnes (1,6 milliard d’euros) au pays.

Qui dit tourisme qui explose, dit évolution des infrastructures, des hébergements, des excursions proposées. Bref, l’Islande s’est tournée à fond vers l’international, avec tous les avantages et inconvénients que cela implique. Une chose est sure : même en basse saison, il est rare de se trouver seul face à une cascade, face au flot permanent de touristes.

4. ONT A SOUVENT L’OCCASION DE DIRE « c’est beau »

Ou ses variantes : « c’est ouf », « woaaaaw » ou vous resterez aussi sans voix parfois. Aussi, « fait froid », « putain de vent », « regarde une voiture », « tiens, une maison » et surtout, « c’est cher » . Ou encore « c’est vraiment dommage qu’il pleuve, sinon ce serai magnifique ». Au début tu dira « OOOHH DES CHEVAUX » et au bout d’une semaine tu t’en rendra même plus compte.

5. Pas besoin de visa pour les Français

Et, à ma grande surprise, pas de contrôle des passeports, ni à l’arrivée, ni au départ pour les pays membres de l’UE. C’est surprenant dans le contexte actuel, où même entre pays européens on se fait maintenant contrôler « au cas où ».

6. Les maisons ou les voitures ne sont pas fermées à clEF

Quand on est dans un pays peu peuplé, une sorte de confiance mutuelle règne entre les gens. Au début, c’est un peu surprenant et puis finalement, c’est pas mal de lâcher prise et de ne pas être négatif en permanence sur un vol éventuel. L’Islande c’est une ambiance conviviale très plaisante et presque non stressante. Après quelques jours, on prend plaisir à quitter sa voiture avec sac à l’intérieur sans fermer à clé. C’est vrai que si voleur éventuel il y a, il n’ira pas bien loin…

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7. L’islandais est bilingue

Je suis allée en Islande juste après la Russie. Quel changement radical, c’est le moins qu’on puisse dire ! Tout est sous titré en anglais, tout le monde parle anglais, même des petits vieux au fin fond de l’île, même la caissière au supermarché. Si bien qu’on ne vous dit même plus bonjour en islandais mais en anglais directement. C’est effectivement agréable pour un étranger, mais perturbant car lors de mon séjour, je n’ai jamais entendu parler islandais ni pris la peine d’apprendre quelques mots, comme je le fais pour d’autres pays. Le pays est résolument tourné vers les touristes, reste à savoir s’il n’en oubliera pas sa propre culture.

8. L’eau a une odeur de soufre

Comprendre : oeuf pourri. Concrètement, vous rentrez dans la douche faites couler l’eau, et là, une odeur infecte prend votre nez et votre bouche. Pourtant, cette eau est parfaitement propre et clair. Elle a « juste » une odeur de soufre, selon l’endroit de l’île où vous êtes, due à son activité géothermique (et grâce à laquelle il y a les bains chauds naturels). C’est très désagréable, on se l’avoue. Mais ce n’est pas toxique. L’eau islandaise est très pure et très bonne à boire. Au lieu d’acheter des bouteilles en plastique, il suffit d’ailleurs de remplir votre gourde à n’importe quelle rivière.

9. Le cheval, cet animal de compagnie

Dans l’Islande profonde, les élevages de chevaux côtoient les églises isolées, le plus souvent privées. L’islandais est un cheval de selle, de petite taille (morphologie proche du poney), et est l’unique race chevaline originaire d’Islande. Ils sont aussi les seuls chevaux à connaitre 5 allures (contre 3 pour les autres) : pas, trot, galop, tölt et amble.

Des chevaux, on en voit partout. Plus que de maisons, plus que des humains. Ils sont là, dans le froids, blottis entre eux, sur l’herbe gelée. Certains servent encore au gardiennage des moutons, eux aussi nombreux sur l’île.

10. Les vestiaires individuels n’existent pas

Halte aux pudiques. En Islande, il est très courant d’aller se détendre dans une source chaude naturelle et c’est même devenu une attraction touristique. Le lieu le plus connu (et donc bondé) est le blue lagoon, mais on peut en trouver partout dans le pays (perso, on est allé au secret lagoon et c’était très bien). Bref. Qui dit bain, dit maillot de bain, dit vestiaires et douches. Et il n’existe pas de cabines individuelles

Bon, une seule pièce où tout le monde (femmes d’un côté, hommes de l’autre tout de même) se change, pourquoi pas. Sauf que les islandaises sont pas du genre à se planquer derrière leur serviette. Que nenni. Ici la pudeur, connait pas. En un instant, on se retrouve donc face à de nombreuses paires de seins, et tout autant de pubis à l’air. Fort heureusement, j’avais déjà mon maillot sur moi. Sauf qu’en prenant la douche (obligatoire avant la baignade), baaah, j’étais la seule en maillot, au milieu de ces femmes nues qui se nettoient. La surprise passée, on se décontracte et on se dit qu’on est tous fait pareils (enfin presque).

11. Pas de chaussures à l’intérieur

Quand vous rentrez dans une maison, la réception d’un hôtel ou d’une guest house, on enlève ses chaussures à l’entrée. Bah oui, quand on a pataugé dans la neige, le sable ou la boue, généralement, les chaussures s’en souviennent. Donc, on sort ses plus belles chaussettes et on montre ses petons ! Certains islandais vous proposeront même des chaussons à enfiler. Le plus important, c’est de garder l’intérieur propre, et respecter cette tradition :)

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12. C’est cher. TRES cher.

C’est vrai que j’aurai pu mettre ce point en n°1, tant c’est un sujet quotidien lors d’un voyage en Islande. Lunité monétaire de l’Islande est la couronne islandaise, abrégée ISK. Aujourd’hui, 1€ = 115 ISK (et 100ISK = 0,85ct). Autant se le dire tout de suite : l’Islande est un des pays les plus chers du monde. Même si la crise de 2008 a rendu le cout de la vie plus supportable pour les étrangers, depuis, les prix n’ont cessé de grimper : les hôtels et opérateurs touristiques ont augmenté leurs tarifs de 10 à 15 % par an et en 2013, augmentation de la TVA de 7 à 14 % sur l’hébergement.

Afin d’éviter les mauvaises surprises, préparez bien votre voyage et surtout votre budget, en vérifiant le prix des chambres, transports et excursions sur Internet. Cela évitera le choc une fois sur place et d’anticiper la douloureuse. Comptez en moyenne 90€ / nuit pour une chambre double en basse saison (hors Reykjavik), un budget moyen restauration de 40€ / jour / personne (si vous mangez à l’extérieur), les activités (hivernales) coutent au minimum 100€ jusqu’à plusieurs centaines d’euros. L’essence coute environ 1,8€ / L et la location de voiture au minimum à 60€/jour pour un 4×4 (en basse saison).

13. Il y a des piscines extérieures partout

La piscine est incontournable pour tout islandais qui se respecte. On en trouve partout, le moindre village à sa piscine municipale, et c’est pas de la petite piscine ! Elles sont en plein air (qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente), disposent de « hot-pots » (des jacuzzis sans bulles, de 38°C à 45°C), vous pourrez également trouver des saunas, des toboggans, des services de massage… L’eau n’est quasiment pas chlorée.

Attention, on ne rigole pas avec la douche avant la baignade (du personnel est payé pour contrôler ce qui se passe dans les douches). Il faut prendre une douche NU(E), avec lavage de cheveux et compagnie avant de pouvoir mettre son maillot et de pouvoir aller dans la piscine. Et comme évoqué plus haut, c’est tous ensemble.

14. Le pays en plus PAISIBLE DU MONDE

L’Islande occupe la première place du Global Peace Index. Classe ! La principale raison ? Il n’y a pas d’armée (les États-Unis et les autres membres de l’OTAN assurent la Défense islandaise ) ! Aussi, les policiers n’ont pas d’armes – Il n’y a eu aucun homicide depuis plus de 10 ans. L’Islande a un taux de criminalité quasi inexistant. D’ailleurs, la police islandaise est considérée comme la plus cool du monde. Le pays a aussi décroché la palme de « la nation la plus pacifique au monde » dans le classement annuel établi par l’Economist Intelligence Unit. Ce palmarès, intitulé « classement général de paix », analyse les pays de la planète selon le degré de paix régnant à l’intérieur de leurs frontières et la manière dont ils interagissent avec le monde extérieur.

15. 100% de l’électricité islandaise est renouvelable.

L’Islande compte sept volcans en activité et 600 sources naturelles d’eau chaude. La géothermie lui permet ainsi d’assurer 30% de sa production d’électricité. L’énergie géothermique offre à la société de nombreux avantages autres que l’électricité et le chauffage urbain. Elle est utilisée pour faire fondre la neige sur les trottoirs, chauffer les piscines, pour la pisciculture, la culture en serre et l’industrie agroalimentaire.

De plus, les centrales hydroélectriques, alimentées par les pluies et la fonte des glaces, permettent d’atteindre 100% d’électricité renouvelable. 9 habitations sur 10 sont chauffées directement par l’énergie thermique. La transition énergétique réalisée dans ce pays peut être une source d’inspiration pour les pays qui cherchent à augmenter leur part d’énergies renouvelables.

Les Islandais sont fiers du fait que leur énergie provienne presque entièrement des ressources renouvelables, que ce soit hydroélectriques ou géothermiques, et soit, dans sa grande majorité, respectueuse de l’environnement. Cependant, ils ne sont pas tous d’accord sur le fait que cette énergie doive être vendue à bas prix aux industries énergivores pollueuses telles que les entreprises d’aluminium qui offrent très peu en contrepartie à la société.

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Faire un road trip en Islande

L’islande, un pays qui m’attire et me fait rêver depuis quelques temps et pour une fois, c’est accompagnée de Monsieur que je suis partie sur les routes. Nous avons roulé 2258km et parcoururs des paysages incroyables, des Fjords aux icebergs, des plages de sable noir aux volcans, des montagnes enneigées aux cascades puissantes, des sources chaudes aux aurores boréales…

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QUAND PARTIR ?

Je ne me voyais découvrir l’Islande que sous la neige. Une destination aussi « fraiche » mérite d’être appréciée sous son blanc manteau selon moi, et donc entre octobre et mars. De plus, j’avais l’objectif de voir des aurores boréales, visibles qu’en hiver, voir jusqu’à Avril.

Au coeur de l’hiver, il est clair que la circulation est limitée à la route 1. Il n’est pas possible d’aller au coeur de l’ile, un certain nombre d’endroits ne sont pas accessibles, il ne faut pas craindre le froid et aimer la neige à foison. L’argument « il y a moins de touristes » tient de moins en moins étant donné que le pays est submergé tout le temps (même si l’affluence est encore plus nombreuse l’été). En revanche, les tarifs de nuitées et de location de voiture sont moins élevés. Ce qui étant donné le cout de la vie en Islande, est non négligeable.

Le mois de Mars me parait un bon compromis (tiens c’est justement ce qu’on a fait !) : nous avons eu des montagnes enneigées, mais aussi des endroit sans rien. Des températures normales (de -5° à 3°), des tarifs relativement raisonnables (du point de vue de l’Islande), des activités d’hiver (balade sur glacier) et de printemps (observation des baleines). Mais déjà beaucoup de touristes, partout… Alors je n’ose imaginer en Juillet. De plus, certaines routes sont indiquées comme fermées sur road.is (du fait de la météo) alors que sur place, nous avons pu rouler sans problème.

L’AVION

Basiquement, il est possible de vous envoler pour l’Islande depuis Paris à partir de 50€ le vol direct. Pour ça, on remercie la compagnie low cost WOW Air, qui a largement contribué à rendre cette destination accessible. Il faut se préparer à partir tôt le matin (ou tard le soir). En passant la nuit à l’aéroport Keflavik (celui pour les vols internationaux) pour notre vol de 6h, on a économisé une nuit sur place 😀

Dans les faits, qui dit low cost, dit service minimum. Et même si, après recherches sur mon comparateur habituel, nous avons trouvé des billets à 240€ A/R par personne, je n’imaginais pas qu’il faille payer en plus pour un bagage… en cabine ! Heureusement, Monsieur et moi même avons l’habitude de voyager léger, il a donc fallu payer 17€ par personne et par vol pour avoir une valise avec nous en cabine. Prévoyez 30€ pour un bagage en soute…

Il est aussi possible d’effectuer le vol avec SAS Airlines, compagnie scandinave, qui elle inclue les bagages (cabine ou soute) dans son prix. Cependant, pour avoir un prix correct, ne vous attendez pas à un vol direct. Icelandair est elle, la compagnie nationale du pays, mais propose des tarifs beaucoup plus élevés pour des vols directs.

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LA VOITURE

Qui dit road trip, dit voiture. L’islande est parfaitement adapté à ce type de voyage, et la majorité des touristes découvrent l’île de cette manière. Etant donné l’originalité du pays, nous avons opté pour un 4×4, même en Mars. Je ne dirai pas que nous en avons eu un besoin quotidien car nous roulions principalement sur la route 1, mais cela nous a rassuré sur certaines portions moins évidentes ou sur les routes graveleuses aux nombreux trous. C’était plus « au cas où » qu’une réelle nécessité. Nous avons utilisé l’option 4×4 plusieurs fois tout de même. Mais à ma grande déception, nous n’avons jamais eu à traverser de gués !

On va se le dire de suite : c’est le point de dépense le plus important du voyage. C’est un moyen très plébiscité, et je ne peux que vous conseiller de passer par une agence locale plutôt qu’une compagnie internationale. Après moult recherches, c’est via le moteur https://guidetoiceland.is/fr/location-voiture-islande que j’ai trouvé le loueur le moins cher. Le prestataire proposé (et que nous avons booké en ligne) est rent a wreck, une agence locale au nom révélateur. De tous les sites que j’ai cherché, tous les blogs comparés et les touristes croisés à qui je demandais le prix de la location, c’était le moins cher.

Concrètement, nous avons payé 600€ pour un 4×4 Suzuki Jimmy pour 11 jours et sur place, nous avons rajouté une assurance de 130€. Notre location nous a donc couté au total 730€, pour 2, en mars. Ce prix peut tout simplement doubler en juillet-aout, pour un 4×4. A cela, il faut rajouter le prix de l’essence. Les prix varient facilement d’une ville à l’autre mais il faut compter environ 1,7€ / L. Après 11 jours sur la route, nous en avons eu pour 280€ d’essence (161L).

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L’HEBERGEMENT

C’est un autre poste de dépense qui va faire mal à votre budget. D’autant que vous constaterez qu’il n’y a pas 15 000 solutions pour dormir étant donné la faible population au m2. A part Reykjavik ou Akuyeri, nous n’avons pas trouvé d’auberge de jeunesse sur notre route. J’avais tenté les messages sur couchsurfing, sans succès. Quant aux AirBnB, ils sont inabordables…

Avec l’explosion du tourisme, les islandais proposent des Guest House, un type de logement que nous avons privilégié tout au long du séjour. Cela peut s’apparenter à des chambre d’hôtes, enfin sur le papier. Guest House, pour tout voyageur, cela sonne comme chambre chez l’habitant, et donc quelque chose de simple, de familial et un moyen de rencontrer des locaux. Malheureusement, le terme est largement usurpé pour laisser place à des blocs impersonnels aux dizaines de chambres, sans parties communes. Et ils appellent ça Guest House…

Nous n’avons rencontré en 10 nuits, que 2 islandais qui nous ont accueillis à leur domicile, et c’était de loin les meilleurs endroits. Le reste s’apparentait à des hôtels, mais sans le nom. Par contre avec le prix… Mes recherches m’indiquaient une moyenne de 80-90€ / nuit pour une chambre double en Guest House (30-40% plus cher l’été). Nous avons réussi à nous en sortir pour 37,5€ / nuit / personne soit 75€ en moyenne / nuit pour une chambre double. Dont parfois, avec petit déjeuner inclus ! Nous avions tout réservé à l’avance, ce qui me conforte dans ma manière de voyager une fois de plus : plus on est organisé, plus on fait des économies.

L’ARGENT

La Couronne Islandaise (ISK) est la monnaie locale, sachant qu’1€ = 115 ISK (à peu près) et donc 100 ISK = 0,85ct. Pour prévoir large, mentalement, je pensais 100ISK =1€, ce qui est plus simple et surtout, intègre une petite marge. Inutile de retirer de l’argent au distributeur ou dans un bureau de change : la plupart des commerçants et hebergements prennent la carte bancaire, et même dans les endroits les plus reculés. Jetez un oeil avant à votre banque concernant les frais éventuels en cas d’utilisation quotidienne en Islande.

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L’ALIMENTATION

Je ne sais pas ce qui vous motive à découvrir l’Islande, mais personnellement, ce n’était pas pour sa gastronomie. Je suis toujours curieuse de la nourriture locale, c’est un moyen de s’imprégner d’un pays et de réduire son budget. Cependant, l’Islande étant un pays cher, nous avons fait le choix dès le début de rogner ce poste de dépense au maximum. Résultat : des sandwichs tous les midis pendant 10 jours, préparés nous mêmes, la veille. Oui, ça ne fait pas rêver, mais franchement, je n’ai aucun regret. Car sur la route, il n’y a pas beaucoup d’autres choix quand on ne croise parfois pas un village, que dis je, un hameau, de la journée !

Nous avons croisé des français, des italiens et des espagnols, qui sont venus avec une valise entière de nourriture achetée avant pour ne pas acheter sur place… Tout est bon pour faire des économies ! Je ne remercierai jamais assez ce couple de français d’avoir partagé avec nous leur bouteille de Bordeaux 😉 Nous avons fait nos courses dans les supermarchés islandais, au moins on a acheté local. Nous avons diné 2 fois à l’extérieur : un soir à la ferme où nous logions, qui proposait sa propre viande d’agneau. En terme de circuit court et local, difficile de faire mieux. Le dernier soir, nous nous sommes offert le luxe d’aller au restaurant manger du poisson et des fruits de mer, un incontournable quand même.

Attention, en Islande, il n’y a pas de rayon alcool dans les supermarchés (sauf < 2,25%). Pour info, la bière n’est LEGALE dans le pays que depuis… 1989 !  Il faut se rendre souvent en face, au magasin Vinbudin. Cette chaine fait partie de l’ÁTVR (The State Alcohol and Tobacco Company of Iceland). Il s’agit d’une société dont la gestion est assurée par l’État islandais, avec un monopole sur les ventes d’alcools. Cette chaîne est présente sous la forme d’un magasin en ligne et de 48 boutiques disséminées sur le territoire.