Cappadoce Turquie

Road Trip en Turquie

Après avoir passé 3 jours à Istanbul (cliquer >>ICI<< pour lire mon article dédié), je me suis lancée à l’aventure sur les routes de Turquie, uniquement avec les transports locaux. C’est parti avec un trajet en bus de nuit jusqu’à ma 1ère étape, Izmir ! Honnêtement, ma plus grosse déception de ce voyage (oui ça commence bien). Je m’imaginais les 1001 nuits, un Istanbul bis, la magie orientale… que nenni ! Il n’y a concrètement rien à voir, à part « l’asansor » et monter à pieds jusqu’au château (ou ce qu’il en reste), en passant par le quartier populaire de Kubiley, qui offre un panorama à 360° sur toute la baie. En une journée, j’avais largement fait le tour de la ville. Et c’est à mon auberge de hippies où j’ai passé le meilleur moment, en discutant avec un québécois et un hindou autour d’une bière.

2ème étape : Pamukkale. Après m’être fait déposer par incompréhension totale avec le conducteur du dolmus dans le mauvais village, je tombe sur une belge d’origine turc qui m’emmène au bon endroit (elle est avec sa voiture depuis la Belgique !), en passant par le site archéologique d’Herapolis. La traversée de la nécropole sous une chaleur écrasante est une épreuve, mais ça vaut le coup. Il y a de plus, moins de touristes que par l’entrée principale de Pamukkale, le « chateau de coton ». Une montagne blanche qui dégage de l’eau naturellement chaude, dans des bassins de boue… Des milliers de touristes mais cela n’empêche de pas de profiter de l’originalité des lieux et s’y baigner !

pamukkale turquie

J’ai continué ma route jusqu’à Selçuk et le fameux site antique d’Ephese, notamment célèbre pour la parfaite conservation de sa bibliothèque. On y trouve aussi les vestiges de la 1ère église dédiée à la Vierge Marie. A Selçuk, voir les ruines de St John, qui abritent la tombe de l’apôtre Jean et lieu où il aurait écrit son évangile… Montez jusqu’à la forteresse qui offre une vue magnifique sur toute la vallée, et terminez par la Mosquée d’Isa Bey.

ephes turquie

Après de nombreuses péripéties de transports, d’incompréhension avec les Turcs, de localisation, perdue sur une route de campagne sous le soleil sans une goutte d’eau (et quelques larmes de « craquage »), j’arrive à Dalyan. Après m’être remise une journée de mes émotions en profitant de la piscine de la ferme biologique où je loge, je me rends au port du village pour prendre un bateau. Astuce : de nombreuses compagnies proposes des excursions hors de prix sur le Dalyan pour aller à Itutzu, alors que pour 10LT (4€) l’A/R, le bateau taxi fait *presque* le même trajet. De la rivière, au milieu des herbes hautes, on aperçoit les tombes lyciennes gravées dans la roche. La plage d’Itutzu est magnifique, totalement préservée pour permettre aux tortues de venir pondre leurs œufs (j’y aide des bébés bloqués sur le dos à rejoindre la mer !).

Dalyan turquie

Erreur de parcours, je me retrouve ensuite à Kalkan. Je pensais tomber sur une ville paisible de la côte et je tombe sur le St Trop’ Turc… A EVITER (sauf si on aime les villes à touristes bondées, chères, les hôtels et restaurants de luxe…) ! Je m’aventure à Patara, un « site archéologique » plutôt à l’état de marais… Un trajet de dolmus plus tard, je suis à Kaputas Plaji, une des plus belles plages de Méditerranée, à l’eau turquoise (bon courage pour trouver un cm2 de libre pour la serviette…) !

kaputas plaji turquie

Puis direction Antalya, par la route qui longe toute la côte. Le trajet est ultra agréable, le paysage avec la mer à perte de vue et les nombreuses criques, est magnifique. C’est la 2ème ville la plus touristique du pays, une station balnéaire où sont concentrés des centaines d’hotels. La ville présente un rapide interet avec le vieux centre, ses ruelles typiques médiévales, le port, l’ambiance village. Jetez vous à l’eau pour une baignade improvisée depuis les rochers accessibles au pieds du Parc Karaalioglu !

antalya turquie

Une nouvelle nuit en bus plus tard, j’arrive à Göreme, le point de départ idéal pour parcourir la fameuse région de Cappadocce. Mon coup de coeur de ce périple… Elle est divisée en 3 parcours : red, green et blue tour. Toutes les agences de voyage sur place proposent les mêmes circuits aux mêmes prix. L’astuce : négocier avec l’un d’eux, faute d’aller chez le voisin puisque rien ne les différencie. En 2 jours 1/2, j’ai fait des randonnées à couper le souffle : pigeon valley, love valley, red/rose valley, hilara valley… J’en ai pris plein les yeux avec des vues mémorables, notamment depuis le chateau d’Uchisar (ça grimpe dur !), et une bonne dose d’habitations et églises troglodytiques (Musée en plein air, ville souterraine de Derinkuyu, Cathédrale de Selime). La Cappadocce, il faut s’y perdre, se retrouver seul au milieu des montagnes aux formes biscornues, arpenter les chemins difficiles au milieu des rochers et des arbres où tout est laissé le plus sauvage possible, jusqu’à parfois, ne plus trouver de sentier…

cappadocce turquie

Ma dernière étape fut Ankara, où j’ai flâné pendant une journée, dans cette ville moderne, administrative, commerçante et effervescente. Le symbole de la République et d’Atatürk, dont la grandeur du mémorial vaut le détour. C’est ici que s’achevait mes 15 jours en Turquie…

Lire mon article « Road trip en Turquie : conseils et budget » en cliquant >> ICI <<

 

road trip turquie

cover-blog

Road Trip en Turquie : conseils et budget

Après Istanbul (cliquer >>ICI<< pour lire l’article dédié), je suis partie sur les routes de Turquie sac sur le dos pour réaliser une boucle – Izmir, Pamukkale, Selcuk, Dalyan, Patara, Antalya, Cappadoce – jusqu’à Ankara en 10 jours. Voici quelques conseils pour profiter au mieux de ce pays convivial et de ses habitants chaleureux.

1er feed back : ne PAS louer de voiture si vous voyagez seul(e) ! Distances longues, essence chère, supplément « drop off » (rentre la voiture à un autre endroit que là où on l’a prise), conduite et stationnement galère en ville… L’avantage de rouler en toute liberté est moindre par rapport aux inconvénients. Foncez à l’aventure avec les transports locaux !

Ok, avec cette méthode, vous savez (à peu près) quand vous partez, un peu moins quand vous arrivez. Mais est ce que c’est si important que ça ? 😉 La Turquie est reine en terme de réseaux de bus. De grandes compagnies (Kamil Koçe, Pamukkale, Metro…) relient tout le pays, et on trouve un « otogar » dans chaque ville. Ce sont de vrais aéroports pour les plus plus grandes ! Guichets ouverts à toutes heures, Snacks, Taxi,… L’astuce : dès votre arrivée dans un otogar, allez de suite au bureau d’une compagnie pour acheter votre billet pour la destination suivante. Il n’y a que là que vous trouverez les horaires, les prix sont fiables (oubliez internet), et vous serez sûr de votre départ, billet en main. Les bus, c’est le grand confort : un garçon de bord s’occupe des bagages, sert les encas/boissons, et demandez lui le code du Wifi (presque tous les bus en ont à bord). C’est une solution économique, plutôt agréable et peu utilisée par les touristes (j’étais à chaque fois la seule étrangère dans le bus) : les garçons de bord ne parlent donc pas anglais.

istanbul turquie

Arrivé à l’otogar de votre destination, si vous souhaitez aller dans un endroit plus reculé, aucun problème grâce aux Dolmüs (minibus – prononcer « Dolmouche ») qui assurent en continue des liaisons entre les villes et les points d’intérêts. Ils sont faciles à repérer, les chauffeurs scandent tous (en même temps…) le nom de leur destination à l’otogar dès qu’un bus débarque des passagers… Il n’y a qu’à demander à vous arrêter quand vous le souhaitez sur la route, attendez vous juste à être un peu serré. Mais c’est typique 😀

Le Taxi : Les chauffeurs sont « dirigés » par un chef de groupe, qui manage une flotte et décide qui va vous conduire et à quel prix. C’est avec lui qu’il faut négocier la course (et non avec le chauffeur), AVANT de l’effectuer. Pour ne pas se faire avoir : se renseigner avant (agence de voyage du coin, guichet de bus…) du tarif, à peu près, de votre course. Puis aller à la borne taxi, où l’on vous donnera forcément un prix plus élevé. Imposez le votre. Ne choisissez jamais une course au « taximètre », qui sera forcément plus chère.

taxi turquie

De manière générale, ne vous aventurez pas dans un restau/snack ou des boutiques où les prix ne sont pas affichés. Car ceux ci changent selon la tête du client… On commence par vous demander votre nationalité, et le prix du Kebab peut aller du simple au double selon d’où vous venez. Il vaut donc mieux manger dans des endroits où les prix sont marqués pour éviter les mauvaises surprises. Pour vos achats dans les échoppes, négociez sur la base d’un prix lui aussi indiqué, sinon vous négocierez dans le vide…

Ne buvez pas l’eau du robinet ! Prévoir de consommer un certain nombre de bouteilles d’eau par jour dans son budget… A savoir : achetez TOUJOURS votre eau dans une échoppe, après avoir vu la bouteille dans un frigo et constaté qu’elle était bien « neuve » (et fraiche, of course). On trouve des vendeurs avec des bouteilles dans des seaux à glaçons à tous les coins de rues. MAIS, le soir, les milliers de bouteilles jetées sont récupérées dans les poubelles, puis remplies, rebouchées, avant d’être revendues dans la rue par des gamins. Comptez 1LT (0,33ct d’euro) pour 0,5L dans les grandes villes / lieux touristiques, mais à peine plus d’1LT pour 1L dans les supérettes.

place taksim istanbul

Ce qui existe en Turquie et que l’on devrait importer en France (liste non exhaustive):

  • Les lingettes rince doigts dans les restaurants
  • Les dolmus: rapides, pratiques, pas chers !
  • La décontraction de turques à aborder les gens dans la rue comme si on se connaissait
  • Les magasins ouverts jusqu’à minuit (pas que à Istanbul, partout !)
  • Les loukoums et le VRAI thé
  • Les galeries commerciales sur 11 étages

Le cout de la vie est très abordable en Turquie et le vol est également pas cher, si vous acceptez quelques sacrifices. J’ai voyagé avec une compagnie low cost horrible, Pegasus Airlines. Ils sont en retard (prévoir le timing nécessaire entre 2 correspondances), ils ne sont pas sympa (j’ai du payer un supplément car mon bagage cabine était > 7kg) et les horaires sont assez matinaux… MAIS, vous irez en Turquie pour moins de 200€ AR.

Budget (11 jours) :

  • Transports = 437,5LT (145€) + 180€ billet d’avion retour
  • Logement = 248 LT (85€)
  • Alimentation = 162 LT (55€)
  • Tourisme = 242 LT (83€)

TOTAL = 548€

Lire mon article « Road Trip en Turquie » avec le détail de mon parcours en cliquant >> ICI <<

road-trip-turquie

11863312_724588820996628_8741655289892548774_n

Istanbul, la mégalopole entre 2 continents

La Turquie j’en rêvais depuis longtemps. C’est donc par Istanbul, le bout de l’Europe, que j’ai commencé. Cette ville, ses couleurs, ses habitants, son ambiance, m’ont définitivement marqué. Ca bouge dans tous les sens, ça s’agite 24h/24. Tout en étant chaleureux, brut et tellement généreux. Je ne compte plus mes rencontres au hasard, pour 1min ou pour une soirée. Istanbul, il faut s’y faufiler, se mêler à la masse, infiltrer des rues où vous serez le seul étranger, calquer les habitudes des locaux. Mais je ne recommanderai pas le mois d’Aout pour visiter Istanbul : en plus de la chaleur qui vous fait acheter bouteille d’eau sur bouteille d’eau (ne PAS boire l’eau du robinet !), qui dit milliers de touristes, dit rabatteurs en masse. Et c’est (très) pénible, surtout lorsque l’on est une fille qui voyage seule.

Sultanhamet est le coeur historique de la ville. L’ambiance y est presque imaginaire, pleine de traditions. Comment ne pas être en admiration devant la magnifique et imposante Mosquée Bleue (à contempler aussi de nuit, depuis les bancs qui lui font face, au milieu des vendeurs de thé/café), qui fait face à Ste Sophie. Deux édifices symboles de la villes, deux religions, mais une seule puissance Turc. Oubliez les cartes à Istanbul, ça ne sert à rien car rien n’est indiqué nul part… C’est donc au hasard que vous trouverez la citerne basilique, un moment intense de calme et d’eau sous terre, ainsi que le Palais Topkapi et son parc.C’est ensuite au fameux Grand Bazar (le plus grand marché couvert du monde) qu’il faut se perdre, écouter, respirer. On y trouve de tout, l’ambiance est enivrante, mais ce n’est pas là où vous ferez des affaires… Un peu plus loin, le Bazar Egyptien (ou marché aux épices) est de)à plus recommandé pour des achats (même si je recommande de quitter le centre pour négocier au meilleur prix). D’autant qu’il donne sur la belle Yeni Cami (Cami = mosquée), au bord de l’eau et face au pont de Galata.

La ville, même en restant du coté européen comme moi, est immense mais faisable à pieds si vous ciblez ce que vous voulez voir. En quittant un peu le centre historique, on traverse le quartier des grossistes (on trouve aussi bien des jouets pour enfants que des ustensiles de cuisine éparpillés dans la rue) et rejoint Suleymaniye Cami. En plus d’abriter la tombe du Sultan Suleyman, elle offre un panorama sur la rive d’en face, Galata, et permet de découvrir l’intérieur d’une mosquée plus intime que la Mosquée Bleue (et donc sans les 3h d’attente). On croise ensuite l’aqueduc romain et les dômes de Fatih Cami. En s’aventurant en bus (misez sur votre instinct pour l’arrêt !), allez dans le quartier d’Eyup et le cimetière du même nom. En haut de la colline arborée se trouve le Café Pierre Loti (sa demeure strambouliote) dont le point de vue sur toute la Côte d’Or est unique.

Istanbul est separée par le Bosphore : pour avoir une vue d’ensemble de la ville, prévoyez une croisière sur le détroit. Vous longerez la rive européenne puis asiatique sur plusieurs km. Avant ou après, le rdv culinaire est l’incontournable Balik Ekmek, à Eminonu : poisson pêché sur place, glissé dans du pain, et dégusté au milieu de la foule et des vendeurs qui gueulent pour attirer le chaland, sur un tabouret. Attention, le poisson est entier et pas décortiqué : gare aux arrêtes qui déchirent la gorge et le palais ! De l’autre côté du pont, le quartier de Galata, avec sa tour au point de vue imprenable, ses rues d’artistes bohèmes, et LA rue du shopping, Istiklak Caddesi qui mène jusqu’à la fameuse Place Taksim.

Budget :

  • Transports (avion, car, tram, metro) > 150e
  • Logement (3 nuits) > 20e
  • Alimentation > 22e
  • Tourisme > 19e

BUDGET TOTAL = 211e

4 jours à Marrakech

Un petit voyage, court, mais intense ! Moi qui n’ai pas eu de vacances de l’année, autant dire que j’ai été dépaysé…C’est avec une joie immense (…) que je me lève à 4h30 du matin pour  filer dans le Paris nocturne en taxi vers l’aéroport. Trombes d’eau, le froid, atchoum.  A 8h30 je débarque sur le sol marocain, il fait déjà 28°… Je fais connaissance avec mon chauffeur pour ces 4 jours, Houssan. La villa où je loge est légèrement en bordure de la ville, au calme… Transat, maillot de bain, soleil, piscine. C’est CA la vie !

Vers le début d’aprem, direction le centre ville pour aller manger un bout et se balader. Nous débarquons donc sur la fameuse place Jamaa El Fna ! Des charrettes tirées par des ânes d’un coté, des voitures de l’autre, des klaxons de taxi, des solex dans tous les sens, des femmes avec des portages par possible… C’est le capharnaüm le plus total. Tout est mélangé et s’agite dans tous les sens. Je trouve un resto avec une vue panoramique qui domine la place. Le Tajine, 1er repas typique local y est top !

Je m’engouffre ensuite dans les petites ruelles du Souk… Des petites rues parsemées de petites boutiques locales. Malgré les 2 mètres de largeur, les mobylette et autres moyens de transport plus ou moins moderne circulent comme bon leur semble. C’est un véritable labyrinthe ! Toutes les rues se ressemble, et la chaleur est relativement pesante. Au hasard de chemins, de cul de sac, de guides plus ou moins douteux, je parcours ainsi le coeur de Marrakech une bonne partie de la journée. Retour à la Medina le soir pour aller diner dans le quartier du Palais Bahia. Terrasse Panoramique pour un délicieux Couscous, avec vue sur la ville.

Le lendemain, Houssan me dépose à la Médina, dans le quartier du musée de Marrakech et l’école islamique. J’avouerai qu’il n’y a pas grand chose à voir… Alors je marche, je marche. Les commerçants me harponnent et veulent m’emmener vers des marchés, mais que nenni, je leur montre que je suis pas là pour brocanter des babouches. Le soleil me cuit sur place…  Légèrement déboussolée, j’accoste une jeune fille et entame la conversation. Elle me propose d’aller prendre le bus ensemble, et c’est au milieu de rien que l’on doit apparement l’attendre. Et bien entendu, pas d’horaires, faut pas être prêssé. J’apprends qu’elle est mariée (elle a 19 ans), mais que son mari est gentil, elle « a de la chance ». Il la laisse faire des études (de droit) et sortir. Mais en pantalon svp (il fait alors plus de 40°), elle ne doit rien montrer. Il ne lui a pas été imposé et il ne l’a bat pas, elle s’estime heureuse donc. Je la quitte après un trajet en bus à travers des quartiers de la Médina que je n’avais pas vu, et je vais m’installer, une fois encore, en terrasse panoramique pour déjeuner.

Le reste de ma journée se poursuit par une petite excursion hors de la ville : la Palmeraie. Il y fait une insoutenable chaleur… Là bas, un berbère m’attend pour m’emmener en « balade », en dromadaire ! Telle Lawrence D’arabie j’ai chevauché l’animal, et c’est parti. Personne à l’horizon, pas un bruit, la nature et c’est tout.

Retour à la villa, et un plongeon dans la piscine pour « s’humidifier ». Le soir, je change de quartier pour diner, et me fait déposer sur la place du 16 Novembre, dans le quartier de Guéliz. C’est la « nouvelle ville », la partie plus « européenne » de Marrakech. Je suis rejoins par Caroline, une amie expat qui a quitté la tristesse parisienne pour venir bosser ici. Pas de « on va boire un cocktail », ici il n’y a pas d’alcool. La spécialité ce sont les jus de fruits fraichement mixés, avec toutes sortes de mélanges exotiques. Pour 13 dirham (1,3€) vous êtes plein… Echanges d’impressions sur la vie marocaine, et récits de divers expériences locales.

Le lendemain est une journée un peu spéciale : matinée à la villa, à profiter du soleil, de la piscine et à peaufiner le bronzage. Puis, préparation de ce pourquoi je suis ici : un mariage dans le désert ! Autant dire que faire tenir du maquillage sous 40°, c’est pas super easy. Bref, Houssan me dépose dans l’apres midi au lieu de rendez vous où je prends avec les autres invités, des minibus qui nous emmène dans le desert d’Agafay ! Après une quarantaine de minutes de route, tout le monde débarque. Il faut en effet faire le reste à pieds. Toutes les dames aux bras des hommes de peur de se rétamer en talons aiguilles, sandales et escarpins. Une fois arrivés, on découvre un coin de paradis. Façon mariage de film américain: des chaises blanches et un « autel » sous une bannière de fleurs pour une cérémonie au milieu du sable face au soleil.

Celle ci s’est terminée de sorte que le champagne du vin d’honneur soit servi pendant le coucher de soleil. Assise là, j’ai contemplé cette vue, ce silence… Pour la soirée, tapis au sol, coussins et tables basses. Repas marocain, accompagné de quelques intermèdes d’une danseuse orientale. Le tout en exterieure, sous la nuit étoilée bien sur. Aucun risque d’être géné par les voisins…

Dernier jour : Il me reste un peu à profiter de la villa puis Houssan me dépose une dernière fois, on se dit à bientôt « si Dieu le veut ». Je visite le jardin Majorelle, un des plus connus du Maroc, et qui appartenait à Yves St Laurent. On se croirait dans une foret, mais en ville. Un petit coin préservé avec de hauts arbres et juste le bruit des oiseaux et du cour d’eau. Tout est parfaitement entretenu, rien ne dépasse,  on dirait un jardin japonais avec ses passerelles…

Je quitte tranquillement le jardin, et continu ma route. A pieds. Ce jour là, je suis fauché : ne voulant pas retirer de la monnaie locale alors que je quitte le pays dans les heures qui suivent, je dois faire ma journée en mangeant pour moins de 5€, et me débrouiller pour aller à l’aéroport pour 10€. CHALLENGE ACCEPTED. Bref, je trouve un resto où je mange largement à ma faim (avec le wifi en plus) pour 4,8€. Autre détail mais pas des moindres : je me trimballe depuis le départ de la villa avec mon sac de voyage bien entendu. Me voilà donc avec 100 dirham dans la poche, sous un soleil tappant, et mes affaires. Tranquille. Les gouttes perlent à mon front toutes les minutes… Je marche le long de l’avenue Hassan II pour rejoindre la Place. Je fais quelques boutiques pour profiter de la clim. Je traverse le Jardin El Harti, autre beau parc de la ville. J’arrive sur le Théatre Royal, qui domine l’immense Avenue Mohamed VI.

Longeant toute cette avenue sans un coin d’ombre, en direction de l’aéroport, un taxi s’arrête a coté de moi. Je négocie pour aller à l’aéroport avec ce qu’il me reste de monnaie, et let’s go…! Je quitte le pays, mais je sais que j’y reviendrai ! Inch’Allah !