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Bangkok : que faire et quel budget ?

Le voyageur délaisse souvent Bangkok, ou n’y passe qu’une journée, au moment d’arriver en Thaïlande ou de repartir. J’ai choisi d’y passer une semaine, comme une longue escale, avant mon voyage itinérant en Indonésie. Largement le temps de visiter, de m’acclimater, de découvrir les faces cachées de cette ville moche. Oui, ville moche, sale, peu odorante, polluée. Sans parler de l’humidité et de la chaleur. Tout pour plaire !

Mais dans le fond, ce n’est surement pas pour son architecture que l’on peut aimer Bangkok. Sous la chaleur écrasante où chaque geste fait perdre 1L de transpiration (merci les 75% d’humidité dans l’air), c’est pour ce que la ville offre et non ce qu’elle est qui peut vous toucher. Moi, je rêvais de street food thaïlandaise depuis tellement longtemps, que ce que j’ai trouvé à Bangkok a été l’atteinte d’un but ultime. Ici, on mange partout, tout le temps, de tout, et à tous les prix. Tout est nourriture. Et la vie thaïlandaise est animée par ça.

Du haut de mon petit tabouret en plastique, face d’une soupe de noodles, assise sur un trottoir au milieu du brouhaha des scooters, j’observe. C’est pour ça que je voyage, et c’est pour ça que j’ai aimé avoir une semaine à Bangkok. Observer les thaïlandais, la vie d’une mégalopole, observer un marché agité, observer des moines bouddhistes, observer des mamies faisant des selfies avec leur iPad, observer les costumes-cravates se faire masser les pieds dans la rue… Bangkok, tu l’aime ou tu la déteste. Mais ce n’est pas une ville à visiter, c’est une ville à vivre.

Bangkok ne dort jamais (peut être le futur nom d’un James Bond)

Imaginez une ville ou tout est possible à n’importe quel moment. Quand je dis tout, cela va du simple marché nocturne jusqu’au quartier rouge et ses « prestations » pour le moins originales… On peut y manger n’importe quand. Il y aura toujours un chariot ambulant dans une rue pour vous préparer un pad thai à 40THB (1€) au milieu de la nuit. La ville bouge tout le temps, elle est animée, elle vit à fond 24h/24 !

Bien sur, il faut aimer. Certains diront « c’est stressant ». Moi, je m’y accommode très bien. Il y a toujours un marché, un concert, une animation quelque part. Toujours un 7/11 ouvert (votre allié supérette) pour vous dépanner en bière ou en café, que vous pouvez vous servir directement en machine (idem pour les sodas). La vie nocturne de Bangkok c’est aussi ses boites, ses bars, ses restaurants sur rooftop, et tout ça est une fourmilière géante du soir au matin.

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LES TEMPLES

En une semaine, j’ai largement eu le temps de découvrir un certain nombre de temples de la capitale. On en trouve dans tous les quartiers, de toutes les tailles. C’est un vrai plaisir architectural que de les découvrir, pieds nus, avec leurs mystères. Bangkok compte 400 temples, voici ceux que j’ai visité et apprécié.

Wat Pho : le temple du fameux bouddha couché, long de 45m et recouvert de feuilles d’or. Il est mon coup de coeur car c’est un vrai labyrinthe avec plusieurs architectures à admirer.

Wat Arun : sans doute le plus visible car il domine la rive ouest du Chao Praya. Il est recouvert de porcelaine et magnifique la nuit car tout éclairé.

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Wat Saket : aussi appelé montagne d’or, c’est surtout pour la vue panoramique sur Bangkok qu’il est intéressant de monter les 318 marches qui mènent au sommet.

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Wat Phra Kaew/Palais Royal : le plus célèbre et le plus prisé par les locaux car il est le plus sacré de Thailande. La foule s’y presse en permanence. Le complexe est relativement grand et offre de magnifiques bâtiments. Attention à votre tenue : pantalon, manches longues (étoles sur les épaules ne suffisent pas) et chaussures fermées (tongues interdites).

Wat Traimit : le 1er que j’ai visité, situé à l’entrée du quartier Chinatown. Il abrite le bouddha d’or, la plus grande statue en or massif du monde. Elle a une hauteur de 3m et un poids de 5,5 tonnes.

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Wat Suthat : aussi appelé temple de la balançoire, plus moderne que les autres, il offre le plus grand espace de Bangkok pour la réunion des fidèles.

Wat Benchamabophit : l’un des plus récents de la capitale, il est construit en marbre. Il est entouré d’un agréable jardin et d’un cloitre, propices à la balade.

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Wat Ratchanatdaram : appelé le château de métal, jee suis tombée dessus par hasard, et ce fut une belle découverte. Bati sur plusieurs étages, des escaliers permettent de montrer sur le toit et profiter d’un beau panorama.

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LES MARCHÉS

Outre les temples, ce sont bien les marchés qui caractérisent Bangkok et ses environs. C’est l’endroit idéal pour sentir le pouls de la vie thaïlandaise. J’ai eu le temps d’en faire, comme les temples, un certain nombre, avec à chaque fois, une ambiance différente. Je suis sortie des sentiers battus en me rendant à certains en train, et non dans les marchés connus où toutes les excursions organisées se rendent.

Pat Khlong Market : Situé près du Mémorial bridge (aussi le nom de l’arrêt si vous y allez en bateau), il s’anime réellement le soir et la nuit (même si il est ouvert en continu). Il est devenu une référence pour les professionnels qui s’y fournissent auprès des grossistes. On y trouve aussi de la vente aux particuliers bien sur. J’y ai croisé peu de touristes et tant mieux, c’est une véritable institution locale encore préservée.

Chatuchak market : c’est LE marché du WE, le plus grand d’Asie et l’un des plus grand du monde. On y trouve de tout, 27 sections étalées sur 8 000 stands et d’une superficie de 110 000m2. C’est le temple du shopping, et il faut aisément une journée pour en faire le tour. C’est un véritable labyrinthe ! Vous pouvez vous y rendre en métro (MRT) ou en skytrain.

Taling Chan floating market : Pas vraiment flottant (juste quelques barques), le marché se trouve plutôt sur terre, autour du canal. L’ambiance est familiale et conviviale. Vous pourrez y écouter un groupe de musique traditionnelle le midi. Ce marché se tient le WE, il est accessible par le bus 79 depuis Bangkok (1h de trajet).

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Lad Mayom floating market : un marché bouillonnant et authentique ! Les locaux s’y pressent (il y  a vraiment du monde) pour manger sous les grandes halles qui longent les canaux. On y trouve surtout de l’alimentaire mais aussi des bibelots, de la déco ou des vêtements. Le marché est assez grand et s’étend sur plusieurs parties. Pas vraiment flottant non plus, si ce n’est 3-4 femmes qui vendent leurs fruits et légumes depuis leur bateau à quai. Pour s’y rendre, prendre le Skytrain jusqu’à Bang Wa, à l’ouest de la ville, puis un taxi jusqu’au marché.

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Maeklong market : Le plus original incontestablement. Le marché est situé sur la voie ferrée, et 8x par jour, au son du klaxon, les stands se replient au dernier moment pour laisser passer le train, qui frôle poissons, fruits et légumes. Après son passage, la vie reprend son cours, comme si de rien n’était. C’est une curiosité qui attire de nombreux touristes. Pour s’y rendre, prendre un train depuis la « gare » Wongwian (cachée au milieu des immeubles, il n’y a qu’une voie) pour Mahachai (terminus). Sortir de la gare, se rendre sur la rue principale, tourner à droite, marcher jusqu’à voir un embarcadère sur la gauche. Prendre le bac, traverser. En arrivant, prendre à droite et marcher 5min jusqu’à la gare de Ben Laem, et y prendre le train pour Mae Klong.

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Amphawa market : Un vrai marché flottant ! Très agréable, on se balade le long des canaux, où s’entassent des boutiques, et depuis l’eau, les bateaux sont des cuisines flottantes. On peut ainsi manger des plats traditionnels sur ces chemins sur pilotis, et passer d’un coté à l’autre grâce aux ponts en bois. Le soir, le marché (ouvert que le WE) est encore plus animé. Le plus facile est de s’y rendre depuis Mae Klong (10 min), en « mini bus » (en fait c’est un sorte de voiture avec un coffre ouvert et une banquette). L »arret » est situé en face de la Thanachart Bank (devanture orange). Pour revenir à Bangkok, un mini van fait Amphawa – south station (Bangkok) toutes les heures environ.

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Pratunam market : Au milieu des buildings et des centres commerciaux modernes, il faut oser rentrer sous un vieux bâtiment pour s’enfoncer dans un paradis de vêtements, étalé sur un labyrinthe d’allées étroites. C’est à la base un marché de gros, on y trouve des habits, chaussures et accessoires à la mode à bas prix. Mais les thaïlandais particuliers viennent aussi y faire leur shopping, avec d’immenses cabats ou même des valises !

Chinatown : Le quartier, près de Hua Lomphong (gare et métro) ne dort jamais, c’est un incontournable de Bangkok. Stands de street food (ultra animé la nuit, il est impossible d’utiliser les trottoirs tant tout le monde y mange !), boutiques d’objets divers, marché alimentaire… Tous les produits abondent dans la rue principale de Yaowarat, dans un joyeux brouhaha. Une ambiance à saisir de jour comme de nuit.

LES KHLONGS

Autour du fleuve Chao Praya, Bangkok est parcourue de canaux, appelés « khlongs ». Ils font partie intégrante de la ville et de la vie des thaïlandais de la capitale. C’est donc forcément devenu, une attraction touristique incontournable, et aujourd’hui, des tours sont proposés aux touristes. Ces balades sont proposées en bateau à longue queue, le moyen de locomotion traditionnel, et permettent de voir un autre visage de Bangkok, plus apaisant.

Les guides et forums regorgent de retours d’expériences de gens qui découvrent ces khlongs en louant les services d’un guide local et son bateau, pour une balade d’1h ou 2h, dans des endroits plus ou moins authentiques. Ces bateliers, que l’on peut démarcher aux embarcadères de Saphan Taskin ou Tha Chang, proposent cette attraction à un prix de 1500 à 3000 THB (75€) ! J’ai lu tellement de commentaires de personnes déçues que j’ai fait le choix de ne pas opter pour cette soit disant attraction.

Mais j’ai quand même parcouru les khlongs, et un bon bout de temps ! La solution ? Prendre le bateau public tout simplement. Comme je l’indique dans mon guide de survie de Bangkok, le khlong saen saep, qui mesure 18km, peut être parcouru de bout en bout pour 20THB (0,5ct €). Je ne sais si il est moins beau que d’autres khlongs, mais j’avais le mérite d’etre avec des locaux, de faire une belle balade sur les canaux, à travers différents quartiers de Bangkok et pour quelques sous. Départ depuis l’embarcadère Panfa Leelard, en face du golden mount. + d’infos : http://khlongsaensaep.com

EN DEHORS DE BANGKOK : Ayutthaya

Ancienne capitale (la ville a été détruite par l’armée birmane) et située à 80km de Bangkok, Ayuttaya regroupe des ruines de temples réunis dans un parc historique classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Lorsque l’on séjourne assez de temps dans la capitale, c’est une étape culturelle incontournable et véritable vestige de l’histoire et du patrimoine de la Thaïlande. Facile d’accès en train (2h de trajet), depuis la gare Hua Lamphong, il vous en coutera 20THB. C’est le meilleur moyen d’admirer au ralenti de beaux paysages et de voyager avec des locaux.

Sur place, la solution pour aller de temple en temple, c’est de louer un vélo ! En sortant de la gare, je suis rentrée dans le 1er hôtel, et j’ai trouvé un vélo pour 50THB (1,3€) la journée. Ames sensibles à la chaleur, l’effort, la transpiration, etc, s’abstenir. Cette journée (et pourtant je suis pas douillette) ma littéralement vidée, notamment à cause de l’humidité et le soleil qui tape fort. Les moins courageux pourront donc louer un tuk tuk pour 200THB de l’heure.

Afin de ne pas frôler l’overdose de vieilles pierres, j’ai sélectionné et visité 4 temples sur la journée (et c’est bien assez), avant de reprendre un train vers Bangkok. Etre à vélo permet, en allant d’un temple à l’autre, d’en voir d’autres sur le passage, de prendre le temps de s’arrêter quelques instants pour l’admirer sans pour autant le visiter. Il y en a un peu partout en bord de route ! Les temples que j’ai visité : Wat Yai Chai Mongkol, Wat Mahathat, Wat Phra Si Sanphet et Wat Chai Watthanaram.

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Le budget

Plutôt adepte du fast travel (vite et bien) que du slow travel, j’ai pour une fois, pris le temps à Bangkok. En une semaine, j’ai pu m’imprégner de la capitale sous ses différentes facettes. Pour comprendre le budget : je voyage en mode backpack, je marche beaucoup, j’utilise (si besoin) les transports en communs, je ne fais pas d’excursions organisées, hébergement en dortoir, nourriture de rue (et de la bière pour se rafraîchir !) et le plein de visites culturelles (ici, des temples). Je fais à la fois les « must see » et des endroits hors du tourisme de masse. Je ne me sens jamais « contrainte » par mon budget, savoir bien le gérer fait aussi partie du voyage.

Je ne compte pas l’avion car la finalité de mon voyage était l’Indonésie. Pour ma semaine à Bangkok, pour avoir fait tout ce qui est évoqué dans cet article, j’ai eu un budget global sur place de 16€/jour, tout compris (hors souvenirs, ce poste de dépense étant libre à chacun). Le détail :

Transports : 26€

Logement (9 nuits) : 45€

Alimentation (8 jours): 34€

Visites : 23€

TOTAL = 128€ 

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Bangkok : le guide de survie

J’ai passé une semaine dans la bouillonnante capitale thaïlandaise. Le dépaysement est total. À force de voyager, j’ai appris à m’adapter très vite à une ville, à observer puis m’approprier la manière dont elle bouge. Au Liban, un beyrouthien m’avait dit : « tu sais mieux te déplacement que moi dans mon propre pays ». Voici donc quelques conseils pour s’y retrouver et bouger à Bangkok comme un thaïlandais (et pas comme un touriste).

Prendre (tous) les transports locaux

Parce qu’il n’y a pas que le taxi dans la vie ! C’est beaucoup trop simple et pas très « backpacker ». Je suis toujours surprise de lire sur des blogs de voyage « en arrivant à l’aéroport, prenez un taxi » alors que d’autres solutions existent. En arrivant à Bangkok, la solution simple et économique, c’est « airport rail link », un train que l’on prend au sous sol, qui coute 40THB (1€) et vous amène au MRT (metro) en une quinzaine de minutes (arret : Makkasan) ou au skytrain (arret : Phaya Thai). Il faut acheter un nouveau billet lors du changement, le prix dépendant de la longueur de votre trajet. Bien sur, je vous recommande d’avoir préalablement choisi un logement situé proche d’un arret de metro ou de skytrain.

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Incontestablement, le transport le plus extra, c’est le bateau. Bangkok, bâtie sur un marais, vie au rythme du fleuve Chao Praya et de ses khlongs (canaux). Là encore, je vous recommande de choisir un hébergement proche d’un embarcadère, qui est en fait juste une plateforme qui tangue sur l’eau (parfois difficile à trouver). Pour aller voir les temples, découvrir le fleuve, aller au marché aux fleurs (Pak Khlong) ou dans le quartiers des centres commerciaux, le bateau public est LA solution. ATTENTION, sur le Chao Praya, plusieurs lignes circulent : prenez le bateau au drapeau orange fluo ! Il s’arrête à tous les arrêts, le trajet coute 14THB (0,36ct) et il faut payer quand on monte à bord uniquement. Le « contrôleur » secoue sans cesse un cylindre en métal pour se faire connaître, à vous de lui tendre la monnaie pour qu’il vous donne un ticket. Il existe des bateaux (drapeau bleu) appelés « tourist boat » qui font LE MEME trajet mais coutent 50THB ! A l’embarcadère, les rabatteurs du « tourist boat » (compagnie privée) vous diront que si vous voulez prendre un bateau, il faut payer avant de monter. Refusez ! Insistez sur le fait que vous prenez le « orange line », comme les locaux. Si vous voulez découvrir les khlongs sans vider votre porte monnaie en excursion privée en longboat (les rabatteurs demandent 2000 THB pour 1h30 de balade…), prenez le khlong sain express boat : au départ de l’embarcadère Panfa Leelard (en face du golden mount), une balade 18km pour attend à travers différents quartiers de Bangkok pour 20 THB ! Descendez à l’arrêt Pratunam pour vous retrouver au milieu des immenses centres commerciaux pour votre halte shopping.

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Le tuk tuk est aussi un moyen de se déplacer dans la ville, mais attention, ce transport traditionnel est plutôt devenu une attraction pour touristes. Sympa à prendre une fois, histoire de, mais plutôt sur une courte distance et en ayant bien négocié le prix avant. Il est possible que vous négociiez avec un type, et qu’il amène un de ses collègues pour vous conduire. A ce moment là, re confirmez bien le prix, pour éviter toute mésaventure.

Non, tu n’iras pas à Khao San Road

C’est LA rue des backpackers, là où tout est fait pour le jeune touriste en quête d’exotisme et de détente. Tous les guides recommandent cette rue, les blogs et les forums disent que c’est une étape non négligeable de Bangkok. Bien sur, la curiosité m’y a poussé. Et bien comme je le pensais (mais même pire) : ça n’a aucun intérêt. S’enchainent les bars, restau et magasins de fringues et souvenirs divers. Sauf que tout est plus cher qu’ailleurs. Bah oui, le touriste est un porte monnaie sur pates, c’est bien connu. Il n’y a que des occidentaux qui s’entassent là. Je ne comprends pas le concept d’aller s’héberger dans un quartier à touristes. J’ai déambulé une demi heure, déjeuner compris. Ce n’est ni là que vous ferez des affaires, ni ici que vous rencontrerez des locaux, et encore moins, le moindre intérêt culturel.

Manger dans la rue

Je pense que c’est le truc que j’attendais le plus de Bangkok. La street food thaïlandaise, j’en ai rêvé. Je n’ai jamais vu une telle vie dans la rue, tournée autour des stands de nourriture, où l’on mange toute la journée assis sur une chaise en plastique sur le trottoir, frôlé par les hordes de scooters. C’est exactement comme je l’avais imaginé. Je n’ai pas mis les pieds dans un restaurant en 8 jours, je n’ai mangé que ce qui m’a été préparé dans la rue au milieu de l’agitation. En fonction des heures, c’est le bal des chariots ambulants, qui servent à conserver et cuire les aliments, chacun bien compartimentés et près à être jetés au feu. Manger dans la rue, c’est gouter à la vie thaïlandaise, et à sa nourriture.

C’est incroyable ce qui sort de ces vieux woks en moins de 3 min. Je n’ai jamais négocié un repas, ni même demandé le prix avant de commander, tant il est déjà invraisemblable de payer si peu cher (ex : 40 THB, soit 1€, pour un Pad Thai – la spécialité thaïlandaise -). Pour des questions de santé et d’hygiène, je vous recommande de ne manger que la viande bien cuite, d’éviter les fruits et légumes crus, ainsi que les poissons (étant donné l’état du fleuve…) et ne pas boire le sirop ou le verre de glaçons souvent offert. Les âmes sensibles auront du mal avec la street food si elles regardent de plus près comment les plats sont préparés (notamment sur la conservation des produits frais) ou si l’odeur permanente de crasse et de pollution leur coupe l’appétit. Pour ma part, j’ai préféré ne pas me poser de questions 😉

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Risquer ta vie… en traversant la rue

Quand on voyage seule comme moi, on entend toute sortes de choses quand on part en Thaïlande : « c’est le pays du tourisme sexuel, c’est surement dangereux, il y a des pickpockets, il y a des risques de maladie graves… » Franchement, tout ça, c’est rien. Le vrai danger : traverser la rue. Plus d’une fois j’ai vraiment cru que j’allais y passer. Je vous dis ca en ayant un flash de moi au milieu d’un boulevard tournant la tête pour voir arriver une voiture en trombe, pas prête de s’arrêter, klaxonnant pour que je dégage, je recule d’un pas pour la laisser passer et c’est un scooter qui me frôle par derrière. PFIOU.

Déjà, je ne savais pas que l’on conduisait à droite en Thailande. Au début je me suis dit, il faut que je fasse attention à bien regarder du bon côté. Mais ça ne sert à rien car personne ne respect un hypothétique code de la route et ça arrive de tous les côtés ! Quand je dis tous, c’est que les scooters roulent en sens inverse des voitures en zig zaguant entre elles ! Sans parler des chariots ambulants (qui parfois continuent de cuisiner au milieu des voitures) et des mecs qui trimbalent de la marchandise sur leur diable ! Bref, ça déboule de partout. Au milieu de ce joyeux bordel, sachez qu’il n’existe pas de feux pour piétons, et que les feux pour voitures sont plus ou moins respectés donc quand tu dois traverser, réfléchis bien à ton coup. Les piétons n’existent pas, personne ne s’arrêtera. Ma technique (avoir manqué de me faire arracher une jambe) : rester derrière un thaïlandais et marcher dans ses pas au moment de traverser.

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Tomber malade à cause de la chaleur… et de la clim

Lorsque je suis sortie de l’avion qui m’a débarqué à Bangkok, j’ai senti comme un brutal étouffement, l’impression d’être dans un sauna. Un passager à côté de moi me dit « vous inquiétez pas, c’est parce qu’on est passé devant le réacteur de l’avion, et il envoi de l’air chaud ». OK. Sauf qu’en fait pas du tout : en sortant de l’aéroport, je me rends compte que c’est la météo normale… Le problème, ce n’est pas tant la température (33-34°), que l’humidité ! 75% d’humidité dans l’air, autant dire que sans bouger d’un pouce on transpire comme jamais. Le tout sous un ciel gris et pesant, sans le moindre vent. Rajoutez le fait de devoir porter un pantalon et une étole pour visiter les temples, et vous obtenez les conditions météo de l’horreur.  Du coup, la bonne idée des thaïlandais, c’est de bombarder de l’air frais à coups de clim et de ventilo dans le moindre espace fermé (métro, magasins, hôtels…). Sur l’espace d’un mètre, vous perdez 15°. Et comme ça, tout le long de la journée, vous passez de l’ultra chaud à l’ultra frais. Votre corps adore. Ou pas. Atchoum.

Le Bangkok d’en haut et le Bangkok d’en bas

Si on lève les yeux, on peut voir le train futuriste de la capitale, glisser au dessus des avenues bondées, vissé sur ses pilonnes de béton. Le skytrain, tube aérien sur-climatisé,  surf d’un quartier à l’autre de la ville, bien loin de la masse qui s’agglutine et de la pollution qui déferle plus bas. Comme si le bordel et les déchets n’existaient pas dans le monde merveilleux du skytrain. A certains endroits, on peut relier des rues juste par les chemins piétons en hauteur, sans avoir à poser le pieds sur les trottoirs, plus bas, où une thaïlande populaire s’est appropriée la rue. J’ai marché de longues minutes dans ces couloirs perchés, qui sont comme de véritables rues, avec des embranchements, des directions indiquées. Ces « couloirs » rentrent directement dans ces immenses temples de la consommation que sont les centres commerciaux thaïlandais.

Ainsi, sans toucher le sol, on peut arriver dans ces buildings dédiés au shopping mais où l’on peut aussi manger, boire, faire la fête et même dormir. En bas, c’est la jungle, entre les embouteillages et la foule qui ne peut marcher sur le trottoir à cause des vendeurs de rue et slalome entre les scooters. De nouveaux gratte ciels sont tout le temps en construction, pour voir toujours de plus haut le Bangkok populaire. Les constructions en béton s’élèvent, pendant que les marchés flottants traditionnels perdurent. D’en bas, dans le train rouillé et bruyant, on peut apercevoir en levant les yeux, toujours plus de pillons de bétons en constructions pour de nouvelles routes toujours plus hautes. A construire des routes sur les unes sur les autres, Bangkok pense éviter ce qu’il y a au sol ? La ville est saturée, bondée, étouffante et ne s’arrête jamais. Déplacer le problème de plus en plus haut n’y changera rien.

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